Arenna – Beats of Olarizu


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Allez hop, on prend son sac à dos, une bouteille de rouge, un sandwich au pâté de campagne/gros sel, on chausse ses chaussures de rando et en route pour la forêt.
C’est l’impression que me donne l’écoute de cet album d’Arenna, une ballade en forêt entre bons vivants, dans les sous bois, les prés et autre lieu typique du pays basque.

Il se dégage presque une odeur de champignon de cette musique. Évidemment il s’agirait des mêmes champi consommés par Black Sabbath en son temps ou Kyuss plus récemment.
Le mélange prend bien et la voix permet de sortir du côté sous influence (musical cette fois), à aucun moment l’accent ne se fait sentir et c’est fort appréciable. Le mix place la voix un peu trop en avant à mon goût mais comme elle est bien maîtrisée et juste, ça n’est pas un vrai problème.

Les morceaux sont plus aventureux qu’on ne s’y attend de prime abord, ils dépassent tous les 5 min et sur l’ensemble du disque la moyenne est plutôt à 8 min, heureusement les ambiances évoluent et on ne se contente pas d’alterner 3 riffs comme souvent dans ce style. Je veux bien que le coté hypnotique soit important dans notre milieu mais faut pas non plus exagérer… En tout cas ici, chaque chanson se balade d’un thème à un autre en passant par différentes humeurs et couleurs. De ce fait, un léger coté prog assez plaisant se dégage sur certains titres .

Par moment au contraire les riffs sont un peu trop bateau et semblent déjà entendus mainte fois. Vous savez ce genre de plan un peu pauvre ou les zickos semblent en mode automatique et pondent un riff qui serait devenu un classique si il n’avait pas été composé il y a 20 ans par les maîtres du genre. Puis à la suite d’une interlude ou au détour d’un couplet l’univers du groupe reprend le dessus et on est conquis à nouveau. Le charme opère le mieux sur les morceaux les plus longs, ici on prend le temps de s’installer et de sortir son tire bouchon avant d’attaquer la prochaine portion du voyage, on passe d’une ambiance 70’s à un bon riff désertique puis les chœurs viennent soutenir le chant principal qui démontre alors sa personnalité.

Pour finir, n’oublions pas de vanter les qualités de la pochette, une sorte de paysage onirique marin à la Sandoval (Tony, pas Pete, non rien à voir sur ce coup là) . L’édition vinyle doit être sacrément classe, surtout qu’elle comporte 3 titres bonus !

En rentrant n’oubliez pas d’essuyer vos chaussures sinon ça va gueuler …

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