VOLCANO SESSIONS #3 (Mars Red Sky, Glowsun, Powder for Pigeons,…) – 25 & 26/08/2017, au milieu des montagnes

Jour 1 :

Les Volcano Sessions n’auront jamais mieux porté leur nom que cette année. Car oui, c’est un cratère baigné d’un lac qui nous accueille en ce premier jour du festival organisé par Black Owl. Petit comité, gros pâté de pommes de terre, bières fraîches et line-up sexy sont au programme des réjouissances, et on compte bien en profiter un maximum. Le temps pour nous de planter les sardines de notre Quechua malodorante dans les flancs du monstre endormi, de saluer les copains de la fuzz issus des 4 points cardinaux, qu’on se retrouve un demi-litre à la main devant le duo Powder for Pigeons.

La tâche n’est jamais aisée d’ouvrir, mais les conditions idéales, la joie ambiante et les riffs grungy du combo font que ça passe crème. Powder n’a rien d’un groupe révolutionnaire, ni dans son intention, ni dans ses idées, mais il dérouille les oreilles de belle manière. Ces dernières sont donc bien huilées pour la suite, le gosier fraîchement lustré et les envies aiguisées. On n’en demande pas plus.

 

Et c’est l’appétit grandissant que l’on goûte avec délectation au set de Mars Red Sky. On ne va pas vous faire l’affront de présenter les Bordelais tant on en parle régulièrement. On va juste vous dire que leur set résonnant dans un volcan, les projections sur les parois, la timidité d’un Julien Pras dans un lieu aussi magique,… bin merde, c’est grandiose quoi ! Magique. Bandant. Rien à dire. On n’entend pas vraiment les gens moufter d’ailleurs. Tout le monde semble conquis par la magie de l’instant. Nous le sommes, c’est une certitude.

 

Pas facile de passer derrière (si je puis me permettre), de clore la première soirée. C’est aux suisses de Sons of Morpheus (déjà vus en première partie de Karma to Burn l’année dernière) de s’y coller. Ca shred, ça déroule, pas de soucis concernant l’aspect technique mais un je-ne-sais-quoi qui nous empêche d’adhérer se fait ressentir tout le long du set. Peu importe. On passe quand même une première soirée à  la cool et on n’en demande pas plus.

La nuit n’aura de conseils à donner à personne, le houblon se chargeant des opérations. Un peu de pluie, un peu de sommeil. Demain sera une autre belle journée.

 

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Jour 2 :

Le volcan est toujours éteint lorsque les êtres s’éveillent, les yeux embués par les excès de la veille, de Saint Nectaire et autres spécialités locales. Le ciel menace sans grande conviction et après quelques heures à visiter lacs et ruisseaux, nous remontons sur le site bien décidé à prendre notre seconde rasade de fuzz.

Nous avons à cet instant raté Hell’s Strippers, régionaux de l’étape dont le hard rock résolument 70’s aura, selon les informations glanées, réveillé comme il se doit les oreilles des spectateurs présents. Les parisiens de Montecharge sont quant à eux en piste depuis quelques morceaux déjà et finissent leur set sur une reprise préhistorique de Red Fang. Il faut bien que jeunesse se passe. L’ambiance est alors chargée mais la pluie vient, par quelques gouttes, doucher les hardeurs.

 

Le temps de laisser passer l’orage qui en est à peine un, et voilà que Glowsun s’installe devant le lac. J’ai beau avoir vu ce groupe cent fois, dans cent configurations différentes, les 3 indéboulonnables lillois mettent un feu de dieu, et le public devient alors dingue. Grosse prestation.

La nuit est désormais bien tombée et Cachemira prend la suite. Dur pour ces fans de Radio Moscow de soutenir la comparaison face à la tornade précédente. A défaut de trouver la salvation dans la musique, on prendra le temps d’apprécier les pantalons pattes d’eph’ des musiciens. Total look.

 

Pour clôturer la soirée, Saturna, espagnols eux aussi, prennent la relève. Quelque part entre Witchcraft et Alice in Chains, suintant la classe et porté par un chanteur aux qualités vocales indéniables, le groupe emporte la grosse centaine de spectateurs présents, malgré un batteur de remplacement (celui de Cachemira donc) plus appliqué qu’autre chose. Le set se finit par « Forever My Queen », hymne de Pentagram qui finira d’embraser le volcan. Grosse baffe.

C’est dans cette chaude ambiance, faite de concerts puissants dans un cadre idyllique et transporté par ce génial rassemblement de copains, tous esthètes de la fuzz, que nous rejoignons live notre Pompei des rêves.

A l’année prochaine le Puy de Doom !

 

Flaux & Iro22

 

Photos : Patrick Baleydier (allez le suivre sur sa page : https://www.facebook.com/PatrickBaleydierPhoto )

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