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Corrosion Of Conformity – Deliverance

3 ans après Blind, Corrosion of Conformity est au sommet de son art avec le magistral Deliverance. Exit Karl Agell et son potentiel vocal très limité (même si j’adore un morceau comme ‘Mine are the Eyes of God’). Place aux vocaux de Pepper Keenan (Down), guitariste du groupe depuis Blind, et bien plus charismatique que son prédécesseur. Et retour gagnant de Mike Dean, le bassiste fou, après une pause de quelques années. Et c’est sans doute de ces 2 lascars que vient cette Deliverance salvatrice pour nos compères de COC. Car si Woody Weatherman et Reed Mullin sont les leaders historiques du combo, Pepper Keenan s’impose comme un véritable meneur (crédité sur 12 des 14 titres de l’album) et Mike Dean apporte cette petite touche de folie qui manquait au groupe pour enfin décoller.Du coup, on se délecte de bout en bout de ce nouvel opus, bien plus accessible tant les compositions sont simples et directes. Chaque riff est une pure merveille, de Heaven’s Not Overflowing’ au furieux ‘My Grain’, en passant par les sublimes ‘Clean my Wounds’ et ‘Broken Man’. Idem pour les interludes instrumentaux (‘Without Wings’, ‘Mano de Mono’) qui permettent à l’auditeur une brève respiration avant de repartir en apnée pour 3 ou 4 titres de rock comme on l’aime. Et quand COC s’écarte des sentiers battus pour nous livrer des compos décalés, il met toujours dans le mille. J’en veut pour preuve le très calme ‘Shelter’ (chapeau Monsieur Keenan) et le très groovy ‘Deliverance’ sur lequel Mike Dean pousse la chansonnette. Au fil des ans, COC a su se créer une identité musicale à part dans le monde du rock, et Deliverance est sans doute le meilleur moyen de se familiariser avec l’univers du Combo américain.

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