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Grand Massive – EP II

Pour ceux qui s’intéressaient déjà à la scène de prédilection mis en avant en ces pages il y a de cela 10 ans, le nom de Duster69 sonnera familier. De ses cendres est née en 2008 une nouvelle hydre germano-suédoise appelée Grand Massive. Une première démo atteste alors de leur vigoureuse intention de botter quelques derrières endormis sur les bancs de rock trop doux pour être honnête. Le premier EP sobrement intitulé « EP » confirme tout le bien que le groupe inspire. C’est ainsi que depuis maintenant 7 ans le quintet œuvre dans un stoner-metal (plus « métal » que le combo précédemment cité) aussi velu qu’efficace. Quelques changements de line-up n’aura su mettre en défaut ces qualités et ces dernières se voit même exacerbées sur le dernier né « EP II » qui est donc leur deuxième EP en date (simple, logique, efficace je vous dis).

La production puissante et léchée saute aux esgourdes dès les premières mesures de « Sound of War » qui couplé au second morceau « Backseat Devil » forme un duo implacable. Rythmique en béton, nuance dans les riffs et les tempos, ça avoine direct et sans détour. Une sorte de compromis entre le Dozer le plus abrupt et le Down le moins marécageux. La voix marque par sa versatilité, tantôt caressante, tantôt rocailleuse, toujours porteuse de titres fichtrement bien gaulés aussi rapidement expédiés qu’un chronopost sous amphet. Le groupe assène les coups sans broncher mais avec toujours la délicatesse d’une touche mélodique.

« I’m Atlas » fait appel à des inspirations plus lourdes et torturées, avec une voix qui se pousse à l’extrême. Grand Massive est généreux de par ses influences. Au premier abord le mur du son qui s’écroule sur nos pavillons non  préparés paraissait d’un seul bloc. Mais façonneur de talent, le combo sait dérouler des compos plus mid tempo (la reprise de Chum « Embrassing the Eyesore ») voire même franchement déroutante car inattendue (la mélodieuse et posée « Woods, susurrée avec sa seule guitare et ses samples). C’est simple ce court EP de 25 minutes frappent juste en variant les attaques pour ne pas assommer.

Sorti en février chez Daredevil Records, l’uppercut vous est peut être passé sous le menton mais un bon petit coup de boutoir de temps en temps, ça ne se refuse pas !

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