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William Elliott Whitmore – Ashes To Dust

L’homo sapiens est à n’en point douter un mammifère étonnant. Un exemple parmi d’autres. Equipez-le d’une guitare, d’un banjo, d’un slide, d’une grosse caisse et de cordes vocales. Et voilà qu’avec un peu de talent, ce même homo sapiens est capable de vous pondre un disque. Voire un très beau disque. Pas mal pour un mammifère. Non ? Il se trouve que c’est exactement ce à quoi s’est employé William Elliott Whitmore. Fort de son charme rustique si caractéristique du Delta du Mississippi (bien qu’il soit originaire de l’Iowa), le gars Whitmore combine esthétique du dépouillement et de la mélancolie avec une élégance forçant le respect. A la croisée d’un Skip James, de Lynyrd Skynyrd et de PW Long’s Reelfoot (ex-chanteur des fabuleux Mule ayant sorti quelques perles sur Touch and Go au siècle dernier), Sir Whitmore vous colle des frissons de bonheur dans l’échine. Sobre, sa musique est terriblement touchante. De quoi se réconcilier avec le monde. Tant qu’il y aura des vertébrés supérieurs qui produiront des disques de cet acabit, tout ne sera pas totalement fichu dans cette vallée de larmes.

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