Hermano, Spolier, 20 novembre 2004, Lintfabriek, Kontich, Belgique

Environ 150 personnes ont bravé le froid et ont fait le déplacement ce samedi soir pour voir Hermano jouer dans ce minuscule café concert proche de la frontière Hollandaise. 

A peine le temps de prendre une petite bière que Spoiler, le quatuor hollandais nourri à la musique des seventies monte sur scène. Pekke, Sydney, Arjen et Wobbe jouent quasiment à domicile et n’ont pas de mal à conquérir le public déjà nombreux. Des 8 titres joués par le groupe, on retiendra en particulier le fameux “Dirty black shades” et le cataclysmique “Electrifying”, reprise de la B.O. de Grease (‘You’re the one that i want. Ooooh, oooh, ooooh’). 

2 pintes et une demi-heure plus tard, Hermano arrive sur scène. Tandis que Dave hurle dans son micro ‘Look at me, look at me, look at me, i’m the angry American’, John Garcia fait son entrée sous un tonnerre d’applaudissements. Et c’est parti pour une grosse heure et demie de musique. La quasi-totalité des titres de Hermano y passe : le vibrant “5 to 5”, le brutal “Cowboys suck”, ou encore l’aérien “Life”. Ce n’est que la deuxième date de cette tournée européenne et le groupe est déjà au meilleur de sa forme. Servis par un son énorme, Dave et Dandy se donnent à 200% et le jeu de Chris est tout simplement impressionnant (guerre en Irak oblige, on pourrait presque parler ici de frappes ‘chirurgicales’). Quant à John, force est de constater que malgré le temps qui passe, il n’a rien perdu de sa voix toujours aussi envoûtante. Après un vibrant hommage à son ex-compère de Kyuss (“Brother Bjork”) et un poignant témoignage d’amour envers son fils et sa femme (“My boy”), John fait venir sur scène une charmante demoiselle (dont j’ai oublié le nom) du staff d’Hermano pour une version endiablée de “Let’s get it on”. 

Seul petit bémol, un spectateur éméché et défoncé au premier rang ne cesse de multiplier les gestes ‘déplacés’ envers John (on lui propose un pétard, une barrette de shit, on lui tient la main, on tire sur son T-shirt). Bref, du grand n’importe quoi. A mesure que la soirée avance, et malgré les blagues de Dave sensées détendre l’atmosphère, on sent John de plus en plus énervé par cet énergumène. Heureusement, en grand professionnel qu’il est, Sieur Garcia assurera jusqu’au bout. Après un énorme “Quite fucked” (chanson que John nous dit écouter le soir, pour se relaxer après une dure journée de labeur), le groupe remonte sur scène pour un rappel d’anthologie. A peine le temps de se remettre de “Senor Moreno’s plan” que Dave et Dandy entament les premières notes d’un “Green Machine” apocalyptique. La foule s’enflamme et le pogo qui s’ensuit nous ferait presque croire que l’on assiste à un concert de Slayer. Il est presque 23 heures quand John lance une dernière pique à son nouvel ami en demandant à tous les spectateurs de faire attention sur la route et de rentrer sains et saufs. 

La leçon à tirer de cette soirée est que, contrairement à l’alcool ou à la drogue, la musique de Hermano est à consommer sans modération. 

Set-list 
Angry American
The Bottle
5 to 5
Life
Cowboys Suck
My Boy
Alone Jeffe
Let’s Get It On
Brother Bjork
Is This OK?
Quite Fucked
Manager’s Special
Senor Moreno’s Plan
Green Machine 

Stonerpope

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