Glasspack (The) – Dirty Women

Label : Small Stone Records (2007)
Chroniqué par Laurent

Glasspack (The) - Dirty Women

Glasspack, comme 95% du roster du brillant label ricain Small Stone, m’avait laissé l’impression d’un groupe qui bastonne sévère, les pieds sévèrement encrés dans un hard-stoner crasseux « à l’américaine ». Etonnamment, cet album confirme tout ça !

Ben oui, « Dirty Women » est le genre d’album qui rue dans les brancards, chargé de grattes poisseuses sur fond de base rythmique saturée et déchaînée. Le power trio mené par Dirty Dave Johnson reste donc bien à l’aise dans son genre de prédilection. Ca joue bien (c’est pas du Dream Theater, mais les gars s’y entendent pour tomber un instru parfaitement jouissif, cf. « Fastback »), ça éructe dans le micro (la voix de Johnson pourra en énerver certains, nasillarde et glaireuse, mais elle sied parfaitement à la musique), ça groove (finalement c’est quand même à ça qu’on reconnaît un bon trio, voyez le break sur « Ice Cream », avec son passage d’orgue), c’est globalement impeccable. Pour ne rien gâcher au paysage, le père Johnson sait composer, et ses chansons fonctionnent bien, et n’ennuient jamais : se détachant du trop systématique enchaînement couplet-refrain-couplet-refrain-break-couplet-refrain, il n’hésite pas à prolonger des parties instru si le chant n’apporte rien, ou bien encore à couper après moins de 3 minutes ses chansons : pas de gras, que de la barbaque ! Des relents punk bienvenus parfois.

Bref, cette excellente galette vous procurera une bonne rasade d’americana bien tassé (Kentucky-power), le tout bercé par des tonnes de gratte bien saturée, de soli dissonants et de riffs impeccables. Ou alors vous avez Dream Theater.

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook