{"id":1088,"date":"2013-04-26T13:22:42","date_gmt":"2013-04-26T13:22:42","guid":{"rendered":"http:\/\/desert-rock.com\/dr\/chrolive\/?p=1088"},"modified":"2024-07-14T15:38:11","modified_gmt":"2024-07-14T13:38:11","slug":"desertfest-berlin-jour-2-26-avril-2013-berlin-allemagne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/desert-rock.com\/site\/desertfest-berlin-jour-2-26-avril-2013-berlin-allemagne.html","title":{"rendered":"DESERTFEST BERLIN, Jour 2, 26 avril 2013, Berlin, Allemagne"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-biergarten.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><br \/>\n<span style=\"color: #999999; font-size: small;\">En arrivant en d\u00e9but d&rsquo;apr\u00e8s-midi \u2013 apr\u00e8s une premi\u00e8re matin\u00e9e d\u00e9di\u00e9e au tourisme &#8211; sur le site, on d\u00e9tecte un subtil vent de panique au niveau de l&rsquo;orga, d\u00fb au fait que le batteur de Danava, cet imb\u00e9cile, s&rsquo;est tromp\u00e9 d&rsquo;avion et a atterri en Belgique (de m\u00e9moire). M\u00eame si ses coll\u00e8gues, bien pr\u00e9sents, n&rsquo;ont pas l&rsquo;air de paniquer, la prod du Desertfest chamboule toute sa timetable pour leur arranger un passage en fin de soir\u00e9e (au c\u0153ur de la nuit en fait), ce qui fait l&rsquo;aubaine des premiers groupes de la journ\u00e9e, qui se retrouvent \u00e0 partager le cr\u00e9neau initialement pr\u00e9vu. Qui part \u00e0 la chasse\u2026\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-lecherous-gaze.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n\n<div align=\"center\"><i>[Lecherous Gaze]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">Du coup, la mise en place de\u00a0<b>LECHEROUS GAZE<\/b>\u00a0se fait plus tranquillement, ils ont tout leur temps pour pr\u00e9parer la petite sc\u00e8ne Foyer. Au bout de quelques instants les trois zicos s&#8217;emparent de leurs instruments devant une salle encore vide (le public se d\u00e9tend g\u00e9n\u00e9ralement au Biergarten en attendant les premiers accords), et d\u00e9cochent leurs premiers accords bien bourrins. Le public commence \u00e0 rentrer tranquillement et sent tout de suite que le combo d&rsquo;Oakland ne fait pas vraiment dans la musique d&rsquo;ambiance introspective. Sentiment confirm\u00e9 lorsque Zaryan Zaidi, leur nouveau vocaliste, monte sur sc\u00e8ne rev\u00eatant une sorte de cagoule\/masque avec une paire de lunettes en dessous : on ne verra donc jamais son visage, ce qui, associ\u00e9 \u00e0 sa posture mi-zombiesque \/ mi-simiesque, ajoute \u00e0 l&rsquo;aspect un peu glauque du concept. Car oui, la musique de Lecherous Gaze est crade, un peu sale comme la banlieue d&rsquo;Oakland dont ils viennent, une sorte de rock&rsquo;n&rsquo;roll sous speed, une sorte de MC5 modernis\u00e9, en tout cas bien d\u00e9jant\u00e9. Ca d\u00e9bo\u00eete bien, et le public adore.\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-witchmountain.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n\n<div align=\"center\"><i>[Witch Mountain]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">Profitant des al\u00e9as inh\u00e9rents \u00e0 l\u2019organisation d\u2019un festival avec des vrais rockers,\u00a0<b>WITCH MOUNTAIN<\/b>\u00a0profite de l\u2019aubaine en prenant d\u2019assaut la Main Stage pour un show plus long qu\u2019initialement pr\u00e9vu. Tant mieux, le groupe a de la bouteille et c\u2019est sans probl\u00e8me qu\u2019il va meubler tout le temps mis \u00e0 sa disposition pour d\u00e9ployer son doom estampill\u00e9 US empreint des m\u00e9lop\u00e9es, voire des grognements de sa frontwoman. C\u2019est pas parce que nous avons quitt\u00e9 la zone d\u2019Oakland que nous arrivons au pays des Bisounours : Portland n\u2019est pas le Jardin d\u2019Eden non plus et leur style vicieux va faire mouche aupr\u00e8s d\u2019un public incr\u00e9dule quand il est confront\u00e9 \u00e0 Uta : un petit bout de nana en qui un ogre sommeille ! Tapant dans le pileux et le gras, \u00e0 l\u2019image de son bassiste Neal, le quatuor de l\u2019Oregon remporte quasi d\u2019entr\u00e9e de jeu l\u2019adh\u00e9sion du public qui se montre tr\u00e8s r\u00e9ceptif \u00e0 leur style bien barr\u00e9 qui se d\u00e9ploie de mani\u00e8re lancinante dans la plus pure tradition du doom abordable d\u2019Outre-atlantique. Les gros d\u00e9luges sonores et les envol\u00e9es susurr\u00e9es se succ\u00e8dent sans lasser et \u00e7a cogne juste et bien. Le titre \u00ab\u00a0Shelter\u00a0\u00bb, tir\u00e9 de \u00ab\u00a0Cauldron of the wild\u00a0\u00bb leur dernier opus en date, r\u00e9sume parfaitement l\u2019\u00e9tendue de ce que ces gens-l\u00e0 proposent et c\u2019est aussi un des morceaux qui a le mieux pass\u00e9 sur sc\u00e8ne, avec Nate le m\u00e9tronome en chef qui imprime le rythme comme une b\u00eate de sc\u00e8ne derri\u00e8re sa batterie !\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-oddjobmen.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n\n<div align=\"center\"><i>[Oddjobmen]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">On change de d\u00e9corum pour\u00a0<b>ODDJOBMEN<\/b>\u00a0qui est un all-star-band d\u2019activistes teutons issus de Sissies, Rotor, Gods Of Blitz et encore d\u2019autres combos obscurs. Sur le papier, nous ne savions pas \u00e0 quoi nous attendre et des fois c\u2019est assez agr\u00e9able de se confronter \u00e0 un groupe telles de jeunes pucelles. Rapidement en place sur la petite sc\u00e8ne, les quatre rockeurs germaniques aff\u00fbtent leurs armes quelques minutes puis balancent un son entre Hellacopters et Queens Of The Stone Age avec quelques gimmicks garage : c\u2019est pas la grosse r\u00e9volution dans la place, mais \u00e7a poutre bien et c\u2019est toujours tr\u00e8s efficaces sur sc\u00e8ne ! De l\u2019original et de la reprise, des morceaux brefs balanc\u00e9s pieds au plancher et un public ravi par ce d\u00e9ferlement d\u2019\u00e9nergie bien sentie. On appr\u00e9cie et on se pr\u00e9pare pour les choses s\u00e9rieuses \u00e0 venir\u2026\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-bluespills.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n\n<div align=\"center\"><i>[Blues Pills]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">Quand vient l&rsquo;heure de rejoindre la main stage o\u00f9 doit se produire<b>BLUES PILLS<\/b>, de mani\u00e8re assez surprenante, la salle est bien remplie. Etonnant vue la notori\u00e9t\u00e9 encore modeste du combo de l&rsquo;Iowa\u2026 Enfin, lorsque Elin Larsson monte sur sc\u00e8ne, on comprend que cet afflux de testost\u00e9rones au premier rang est suscit\u00e9 par diff\u00e9rents niveaux de curiosit\u00e9\u2026 La jolie blonde est attendue au tournant ! Les titres de blues rock de Blues Pills sont carr\u00e9s, \u00e7a joue bien, sans \u00e9clat, mais efficace. Le groupe am\u00e9ricain est en r\u00e9alit\u00e9 multiculturel, puisque sa chanteuse est su\u00e9doise, son guitariste fran\u00e7ais, et sa section rythmique am\u00e9ricaine pure souche. Une section rythmique robuste d&rsquo;ailleurs, sur laquelle le tout jeune guitariste frenchie Dorian Sorriaux aligne occasionnellement des soli assez vertigineux. L&rsquo;attention porte n\u00e9anmoins largement sur la frontwoman, qui fait montre d&rsquo;une gamme vocale assez pointue au vu de son petit gabarit. Son timbre est assez puissant et subtilement rocailleux, parfaitement adapt\u00e9 \u00e0 la musique du groupe \u2013 m\u00eame si ce n&rsquo;est pas Janis Joplin, n&rsquo;exag\u00e9rons rien\u2026 Au bout d&rsquo;une petite demi-heure, le set du combo para\u00eet toutefois un peu longuet, un peu r\u00e9p\u00e9titif peut-\u00eatre dans ses mid-tempo un peu syst\u00e9matiques. Faut dire que la tonalit\u00e9 du concert, plut\u00f4t bluesy et fluette manque un peu d&rsquo;\u00e9nergie au milieu de cette journ\u00e9e bien p\u00eachue\u2026 Sur la fin du concert, on se dirige donc vers la sortie pour le concert \u00e0 venir, qui s&rsquo;annonce un peu plus \u00e9nerv\u00e9\u2026\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-hobp.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n\n<div align=\"center\"><i>[House Of Broken Promises]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">En effet, au m\u00eame moment, le trio de\u00a0<b>HOUSE OF BROKEN PROMISES<\/b>\u00a0termine la pr\u00e9paration de la petite sc\u00e8ne Foyer, et fignole son soundcheck \u00e0 grands coups de riffs surpuissants, commen\u00e7ant \u00e0 alerter le public de Blues Pills, qui se rapproche insidieusement&#8230; Les bonhommes sont chauds comme la braise, ils attendent impatiemment de pouvoir commencer, et \u00e0 la minute ou le dernier accord r\u00e9sonne sur la main stage, ild s&#8217;emparent de leurs instruments et entament leur set par \u00ab\u00a0Blister\u00a0\u00bb, qui introduit aussi leur d\u00e9licieux premier album. Un titre qui m\u00e9lange shredding \u00e0 la Black Label Society et gros riff bien heavy \u2013 efficacit\u00e9 optimale pour une introduction \u00e9norme. En engageant le mid-tempo poisseux \u00ab\u00a0Physco Plex\u00a0\u00bb, le trio ne joue pas la facilit\u00e9, mais d\u00e9montre une ma\u00eetrise sans faille. Port\u00e9s par des vocaux bien grassouillets mais bien catchy du nouveau bassiste Joe Mora, les morceaux d\u00e9filent ainsi sans piti\u00e9 et terrassent litt\u00e9ralement un public qui avait manqu\u00e9 de s&rsquo;endormir pendant l&rsquo;heure pr\u00e9c\u00e9dente (notez le talent des programmateurs du festival). Mora se la donne, superbement \u00e0 l&rsquo;aise dans le remplacement de Plascencia \u00e0 la fois dans son jeu de basse impeccable ou ses vocaux (environ 2\/3 des chansons), et Cancino ne tient pas en place derri\u00e8re son kit de batterie, il harangue le public sans arr\u00eat. Mais le frontman du combo est \u00e9videmment le barbu Arthur Seay, d\u00e9cha\u00een\u00e9 sur les quelques m\u00e8tres carr\u00e9s de la petite sc\u00e8ne : il encha\u00eene poses de guitar hero, sauts de cabri, grimaces\u2026 Quand en milieu de set le trio s&rsquo;engage sur l&rsquo;imparable \u00ab\u00a0Obey the snake\u00a0\u00bb et son riff presque AC\/DC-ien, l&rsquo;affaire est d\u00e9j\u00e0 gagn\u00e9e depuis un moment, et ce qui suit est juste un sprint final pour caser le maximum de br\u00fblots sur le cr\u00e9neau de 45 minutes qui leur est allou\u00e9. Pour conclure, le trio se lance dans une reprise du \u00ab\u00a0The Stroke\u00a0\u00bb du vieux classic rocker Billy Squier, et on sent qu&rsquo;ils en ont encore sous la p\u00e9dale. Mais le public en a eu pour son argent, et pour la sant\u00e9 de tous il faut savoir dire stop\u2026 Une jolie claque.\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-lowrider.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n\n<div align=\"center\"><i>[Lowrider]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">On gagne ensuite la Main stage avec une certaine appr\u00e9hension. Pour beaucoup d&rsquo;entre nous, le \u00ab\u00a0Ode To Lo\u00a0\u00bb de\u00a0<b>LOWRIDER<\/b>\u00a0a \u00e9t\u00e9 un album majeur des d\u00e9buts du stoner lors de sa sortie en 2000, un album trop h\u00e2tivement consid\u00e9r\u00e9 comme du sous-Kyuss et qui, plusieurs ann\u00e9es plus tard, est devenu l&rsquo;album r\u00e9f\u00e9rentiel qu&rsquo;il m\u00e9ritait depuis le d\u00e9but. Sauf que le groupe s&rsquo;\u00e9tait s\u00e9par\u00e9 depuis une d\u00e9cennie\u2026 L&rsquo;annonce de son retour sur les planches \u00e0 l&rsquo;occasion de ce Desertfest fut clairement l&rsquo;un des principaux motifs de notre venue en ces murs, pour voir de quoi sont encore capables nos quatre su\u00e9dois\u2026 Premi\u00e8re surprise : ils ne sont pas si vieux qu&rsquo;on le pensait ! On avait oubli\u00e9 que les lascars \u00e9taient \u00e0 peine \u00e2g\u00e9s d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es lorsqu&rsquo;ils ont pondu cette petite bombe. M\u00eame si les cheveux ont raccourci, les bonhommes ont l&rsquo;air en forme. Et lorsque, tr\u00e8s logiquement, le combo entame \u00ab\u00a0Caravan\u00a0\u00bb, le fracassant titre introductif de \u00ab\u00a0Ode To Lo\u00a0\u00bb, la boucle est boucl\u00e9e et la magie peut op\u00e9rer. Le public se retrouve noy\u00e9 sous une chape de fuzz plomb\u00e9e et ne se rel\u00e8vera pas de l&rsquo;heure de concert. En encha\u00eenant \u00ab\u00a0Dust settlin'\u00a0\u00bb et le virevoltant \u00ab\u00a0Flat Earth\u00a0\u00bb le groupe gagne la confiance du public, qui n&rsquo;a plus de doute quant \u00e0 la capacit\u00e9 de Lowrider \u00e0 se r\u00e9approprier son pass\u00e9. Tandis que le bassiste \/ chanteur Peder Bergstrand, tout sourire, semble s&rsquo;\u00e9clater le plus, ses copains gratteux sont plus concentr\u00e9s sur leur jeu (compr\u00e9hensible apr\u00e8s tant d&rsquo;ann\u00e9es d&rsquo;inactivit\u00e9). Disposant d&rsquo;une discographie restreinte, au milieu de son set le groupe d\u00e9cide de se reposer un peu sur son fabuleux split (plus Kyuss-ien, lui) avec Nebula en d\u00e9terrant trois titres sur quatre (\u00ab\u00a0Lameneshma\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Gnome, the Serpent, the Sun\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Shivaree\u00a0\u00bb), et m\u00eame \u00e0 un titre sorti sur une vieille compil&rsquo; Meteorcity (\u00ab\u00a0Ol\u2019 Mule Pepe\u00a0\u00bb). Ces morceaux qui n&rsquo;ont pas pris une ride restent moins connus, mais semblent tout aussi appr\u00e9ci\u00e9s. La fin du concert s&rsquo;appuie sur une belle doublette compos\u00e9e de l&rsquo;irr\u00e9sistible \u00ab\u00a0Convoy\u00a0\u00bb et du d\u00e9finitif \u00ab\u00a0Ode To Lo\u00a0\u00bb. Cette rasade de pur stoner, cette d\u00e9mesure de fuzz, est clairement une bouff\u00e9e d&rsquo;air frais dans le paysage musical actuel. M\u00eame s&rsquo;il n&rsquo;avait pas l&rsquo;assurance sc\u00e9nique de ces groupes qui ont arpent\u00e9 les sc\u00e8nes depuis des ann\u00e9es, Lowrider a prouv\u00e9 avec ce concert de reformation toute sa pertinence musicale en 2013\u2026 et les ann\u00e9es futures, on l&rsquo;esp\u00e8re !\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-naam.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n\n<div align=\"center\"><i>[Naam]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">On repart en transhumance vers le Foyer pour se payer une bonne tranche de\u00a0<b>NAAM<\/b>\u00a0juste apr\u00e8s en avoir pris plein la gueule avec la premi\u00e8re reformation \u00e0 se produire ce deuxi\u00e8me soir. La formation de la Grosse Pomme n\u2019est pas encore mont\u00e9e sur sc\u00e8ne que d\u00e9j\u00e0 l\u2019espace congru devant la petite sc\u00e8ne est pris d\u2019assaut par les inconditionnels du quatuor hypnotique. La salle frise la saturation comme ce fut le cas presque deux heures auparavant avec HOBP. Le synth\u00e9 se fait clair et, dans la p\u00e9nombre, les sorciers de Naam ensorcellent les corps qui ondulent dans une atmosph\u00e8re propice \u00e0 toutes les addictions. Les vocaux collent aux riffs et \u00e0 la rythmique avec une lourdeur incroyablement bien foutue qui donne \u00e0 cette prestation \u00e0 peine \u00e9clair\u00e9e un rendu proche de la coul\u00e9e de lave : jubilatoire. A peine le temps de regarder sa montre pour s\u2019apercevoir qu\u2019il est presque Dozer et hop direction la Main stage.\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-dozer.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n\n<div align=\"center\"><i>[Dozer]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">Deuxi\u00e8me t\u00eate d\u2019affiche su\u00e9doise \u00e0 s\u2019\u00eatre reform\u00e9e pour l\u2019occasion ou presque,\u00a0<b>DOZER<\/b>\u00a0d\u00e9barque sur sc\u00e8ne pile \u00e0 Dozer\u00a0<i>[On esp\u00e8re que vous appr\u00e9ciez le comique de r\u00e9p\u00e9tition\u2026]<\/i>. Tr\u00e8s excit\u00e9s, nous assistons \u00e0 un show tr\u00e8s traditionnel livr\u00e9 par le quatuor de Borl\u00e4nge. C\u2019est un peu comme si ces gar\u00e7ons n\u2019avaient jamais cess\u00e9 de tourner ensemble \u00e0 quelques d\u00e9tails pr\u00e8s. Il faut dire que \u00e7a faisait un bout de temps que nous n\u2019avions pas eu le plaisir de les voir se produire sur sc\u00e8ne \u00e9tant donn\u00e9 que le groupe \u00e9tait en hiatus afin que ses membres se consacrent \u00e0 d\u2019autres projets (comme s\u2019il y avait autre chose que le musique en ce bas monde\u2026). Tommi se produit r\u00e9guli\u00e8rement avec son autre groupe \u2013 Greenleaf \u2013 mais pas de Dozer \u00e0 l\u2019horizon depuis un bout de temps. Nous n\u2019\u00e9tions visiblement pas les seuls \u00e0 attendre ce come-back vu l\u2019accueil qui fut r\u00e9serv\u00e9 par le public \u00e0 ce groupe \u00e9norme qui n\u2019a jamais eu le succ\u00e8s m\u00e9rit\u00e9 du temps de son activit\u00e9 r\u00e9guli\u00e8re. Qu\u2019importe, c\u2019est avec leur d\u00e9contraction habituelle que Fredrik, Tommi, Johan et Olle investissent les lieux pour un concert aussi bref qu\u2019efficace. En une heure, les Su\u00e9dois nous gratifient de plusieurs standards de leur r\u00e9pertoire : \u00ab\u00a0Rising\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Supersoul\u00a0\u00bb sont toujours redoutables sur sc\u00e8ne m\u00eame si Frederik peine parfois sur certains refrains catchy : l\u2019intensit\u00e9 est pr\u00e9sente et putain le bien que \u00e7a fait ! Plac\u00e9 devant un dilemme existentiel, Dozer a pioch\u00e9 dans l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de sa discographie pour offrir un show de toute grande classe et certains titres dont \u00ab\u00a0Until man exists no more\u00a0\u00bb ont fait les frais de cette s\u00e9lection cibl\u00e9e en fonction du timing serr\u00e9 du format festival. Qu\u2019importe, en balan\u00e7ant un \u00ab\u00a0Big sky theory\u00a0\u00bb de toute beaut\u00e9, le groupe a totalement rempli sa mission et le riff r\u00e9p\u00e9titif de ce morceau \u00e9norme a tourn\u00e9 dans la t\u00eate des aficionados bien des heures apr\u00e8s que le groupe e\u00fbt quitt\u00e9 la sc\u00e8ne de l\u2019Astra. Esp\u00e9rons que maintenant qu\u2019ils sont d\u00e9crass\u00e9s, ils reprennent go\u00fbt \u00e0 cet exercice qui leur va plut\u00f4t bien et qui pourrait s\u2019av\u00e9rer plus payant que par le pass\u00e9 vu le regain d\u2019int\u00e9r\u00eat actuel autour du heavy rock.\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-cough.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n\n<div align=\"center\"><i>[Cough]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">Apr\u00e8s la p\u00eache de Dozer, et apr\u00e8s tant d&rsquo;\u00e9motions sur cette seconde journ\u00e9e, on regagne la petite sc\u00e8ne Foyer un peu sur les genoux, avouons-le. Quand les am\u00e9ricains de\u00a0<b>COUGH<\/b>\u00a0lancent leur premier accord de gratte, on comprend qu&rsquo;il va falloir changer d&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit tr\u00e8s vite. Cough, c&rsquo;est du doom pur jus. En gros, un riff de Cough, c&rsquo;est 3 accords diff\u00e9rents, jou\u00e9s chacun 5 ou 6 fois d&rsquo;affil\u00e9e avant de passer au suivant. Le tout dans un tempo apathique, bien s\u00fbr, et baignant dans un cloaque sonore dont \u00e9mergent occasionnellement les vocaux hant\u00e9s de leur bassiste Parker Chandler. Est-ce clich\u00e9 ? Oui, un peu. Est-ce que c&rsquo;est nul pour autant ? Non, au contraire, \u00e7a marche bien. Dans le genre, on peut m\u00eame dire que le combo, sign\u00e9 chez Relapse, fait r\u00e9f\u00e9rence. Sc\u00e9niquement, le b\u00e2t blesse un peu en revanche : port\u00e9s par des lights monochromes statiques, noy\u00e9s dans une fum\u00e9e permanente, le groupe se contente en gros de hocher penaudement de la t\u00eate au rythme de leurs titres\u2026 faut dire qu&rsquo;\u00e0 ce tempo, on peut pas pr\u00e9tendre \u00e0 un furieux headbanging ! Le public, tass\u00e9 contre la petite sc\u00e8ne, se laisse emporter par vagues sur les rythmes des chansons du groupe. Bref, m\u00eame si son positionnement appara\u00eet quelque peu atypique sur cette journ\u00e9e, Cough assure bien et s&rsquo;en sort avec les honneurs dans des circonstances pas \u00e9videntes.\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-unida.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n\n<div align=\"center\"><i>[Unida]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">La t\u00eate d&rsquo;affiche de ce second soir revient \u00e0\u00a0<b>UNIDA<\/b>, et quiconque a assist\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re minute de leur set comprend pourquoi : l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 cr\u00e9pite litt\u00e9ralement dans l&rsquo;air lorsque le trio instrumental monte sur sc\u00e8ne, d\u00e9gaine quelques riffs introductifs, puis s&rsquo;engage sur l&rsquo;intro du groovy \u00ab\u00a0Wet pussycat\u00a0\u00bb, permettant au ma\u00eetre Garcia de faire son entr\u00e9e. Avec un mid-tempo, le quatuor californien a mis tout le public dans sa poche. Le tempo ne d\u00e9colle pas vraiment avec les titres suivants, tous issus de l&rsquo;album \u00ab\u00a0maudit\u00a0\u00bb de Unida (album jamais sorti officiellement, rappelons-le, mais dont tout le monde conna\u00eet les titres par c\u0153ur, \u00e7a saute aux yeux \u2013 ou aux oreilles \u2013 ce soir !) : \u00ab\u00a0Thorn\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Summer\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Stray\u00a0\u00bb s&rsquo;encha\u00eenent et montrent qu&rsquo;il ne suffit pas d&rsquo;appuyer sur l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rateur pour plaire au public. Sc\u00e9niquement, Garcia, comme \u00e0 son habitude, est plut\u00f4t introspectif, il assure le minimum vital, ni plus, ni moins. Arthur Seay est plus sobre dans le contexte Unida que dans son combo HOBP vu quelques heures plus t\u00f4t, il assure ses leads et ses rythmiques avec l&rsquo;attitude qu&rsquo;on lui conna\u00eet, mais plus discret n\u00e9anmoins. Quant \u00e0 son neveu Owen au look improbable \u00e0 la basse, on voit qu&rsquo;il n&rsquo;a pas eu son poste simplement par piston : il assure bien ! Un peu introverti au d\u00e9but, il se l\u00e2che un peu plus sc\u00e9niquement sur la fin, rien de transcendant n\u00e9anmoins. Quant \u00e0 Mike Cancino, toujours coinc\u00e9 derri\u00e8re sa batterie, il se d\u00e9m\u00e8ne comme un cingl\u00e9, et tente sans arr\u00eat de communiquer (difficilement vu sa position) avec le public. A l&rsquo;image de Lowrider plus t\u00f4t sur cette m\u00eame sc\u00e8ne, Unida n&rsquo;a pas le luxe de disposer d&rsquo;une discographie \u00e9norme, ils vont donc chercher ici ou l\u00e0 un peu de vari\u00e9t\u00e9 dans leur set list, \u00e0 l&rsquo;image de ce \u00ab\u00a0Red\u00a0\u00bb issu de leur cultissime split avec Dozer, ou ce \u00ab\u00a0Nervous\u00a0\u00bb issu de leur premi\u00e8re production chez Man&rsquo;s Ruin. Le milieu de leur set est ensuite \u00e0 nouveau compos\u00e9 de titres issus de leur plus r\u00e9cent album, avec notamment un coup d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rateur donn\u00e9 avec \u00ab\u00a0Puppet man\u00a0\u00bb (ou \u00ab\u00a0Coffee song\u00a0\u00bb pour les puristes) et le furieux \u00ab\u00a0M.F.N.O.\u00a0\u00bb, judicieusement s\u00e9par\u00e9s par le chaloup\u00e9 \u00ab\u00a0Last day\u00a0\u00bb. Le rappel est constitu\u00e9 des p\u00eachus et exp\u00e9ditifs \u00ab\u00a0Dwarf it\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Black woman\u00a0\u00bb. Garcia salue et applaudit le public avant de quitter la sc\u00e8ne discr\u00e8tement. Il peut \u00eatre fier du travail accompli : c&rsquo;est fait, et bien fait.\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-belzebong.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n<div align=\"center\"><\/div>\n<div align=\"center\"><\/div>\n\n<div align=\"center\"><i>[Belzebong]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">C\u2019est presque encore en \u00e9rection, que les mordus du stoner quittent la grande salle pour r\u00e9investir le foyer et ses ambiances minimalistes. Le premier groupe a jouer apr\u00e8s les t\u00eates d\u2019affiche est<b>BELZEBONG<\/b>. Malgr\u00e9 l\u2019heure tardive \u2013 il est all\u00e9grement plus d\u2019une heure trente du matin \u2013 et le nombre de titre entendus, le public est encore pr\u00e9sent pour ces Polonais bien d\u00e9jant\u00e9s qui nous ram\u00e8nent encore une fois sur des rivages bien glauques et lancinants. On est dans le genre un peu stoner rock bien heavy et beaucoup doom : c\u2019est furibard et lent \u00e0 souhait. Les nuques semblent engourdies dans un headbanging et \u00e7a ne pogote plus devant la petite sc\u00e8ne. La noirceur s\u2019est empar\u00e9e de la salle pour un set instrumental massif et carr\u00e9ment ravageur. Entre ces mecs et Blues Pills il y a un oc\u00e9an et pourtant personne ne semble choqu\u00e9 de voir ces deux formations se produire le m\u00eame jour dans le m\u00eame festival, qu&rsquo;on pourrait consid\u00e9rer \u00e0 tort comme plut\u00f4t sectaire en ce qui concerne son ouverture musicale. Nous croisons encore devant la sc\u00e8ne d\u2019autres ravag\u00e9s du bulbe qui se la sont donn\u00e9 autant pour ce set furieux que pour ceux interpr\u00e9t\u00e9s par les artistes plus psych\u00e9d\u00e9liques de la soir\u00e9e.\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/df-day2-danava.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/p>\n<div align=\"center\"><\/div>\n<div align=\"center\"><\/div>\n\n<div align=\"center\"><i>[Danava]<\/i><\/div>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\">Nous allons ensuite nous balader au merch, taper la conversation avec quelques artistes (car le Desertfest ce n\u2019est pas que deux sc\u00e8nes, mais aussi des espaces d\u00e9di\u00e9s \u00e0 des graphistes et \u00e0 des r\u00e9alisateurs) puis retourner fumer (ou pas, car 50 % seulement de l\u2019\u00e9quipe Desert-Rock est fumeuse) et on revient du c\u00f4t\u00e9 de la petite sc\u00e8ne. Nous y constatons avec joie que le type qui s\u2019est gour\u00e9 lors de son achat de billet d&rsquo;avion est d\u00e9sormais dans la place, et que le soundcheck \/ change over \/ linecheck touche \u00e0 sa fin. Ses camarades sont aussi l\u00e0 et ils ont l\u2019air en forme malgr\u00e9 le nombre d\u2019heures enquill\u00e9es sur les lieux pour un show initialement pr\u00e9vu dans l\u2019apr\u00e8s-midi et qui prend place du c\u00f4t\u00e9 de deux heures trente du mat ! Jan, le DJ qui anime les aftershows, a du coup \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9 dans le Theatre Bizarre car c\u2019est au tour de\u00a0<b>DANAVA<\/b>\u00a0de finalement se produire sur la plus petite des deux sc\u00e8nes. Cette seconde formation originaire de Portland \u00e0 jouer ce jour-l\u00e0 ram\u00e8ne un peu de vigueur apr\u00e8s le doom entendu pr\u00e9c\u00e9demment. Artistes \u00e0 la d\u00e9gaine et au look improbable de hardrockers eighties, les mecs de Danava v\u00e9hiculent une image assez conforme au style musical dans lequel ils s\u2019illustrent : un bon gros rock dat\u00e9 bien heavy et redoutable sur sc\u00e8ne m\u00eame au petit matin. Le public &#8211; qui s\u2019est quand m\u00eame un peu r\u00e9duit depuis la fin de Unida \u2013 r\u00e9serve un accueil chaleureux \u00e0 Danava qui cl\u00f4t de belle mani\u00e8re cette deuxi\u00e8me journ\u00e9e (nuit ?) berlinoise. Nous rangeons nos appareils, nous tapons une belle tranche de rigolade en voyant les corps enchev\u00eatr\u00e9s et endormis dans l\u2019antichambre de l\u2019Astra et regagnons notre h\u00f4tel pour une nuit bien m\u00e9rit\u00e9e, apr\u00e8s avoir assist\u00e9 \u00e0 la journ\u00e9e la plus importante en ce qui concerne le nombre de concerts propos\u00e9s d\u2019affil\u00e9e lors de ce festival.\u00a0<\/span><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/footer-df.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><br \/>\n<span style=\"color: #999999; font-size: small;\"><i>Photos : Chris &amp; Laurent<\/i><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #999999; font-size: small;\"><b>Chris &amp; Laurent<\/b><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En arrivant en d\u00e9but d&rsquo;apr\u00e8s-midi \u2013 apr\u00e8s une premi\u00e8re matin\u00e9e d\u00e9di\u00e9e au tourisme &#8211; sur le site, on d\u00e9tecte un subtil vent de panique au niveau de l&rsquo;orga, d\u00fb au fait que le batteur de Danava, cet imb\u00e9cile, s&rsquo;est tromp\u00e9 d&rsquo;avion et a atterri en Belgique (de m\u00e9moire). 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