{"id":2602,"date":"2016-09-14T18:30:04","date_gmt":"2016-09-14T16:30:04","guid":{"rendered":"http:\/\/desert-rock.com\/dr\/chrolive\/?p=2602"},"modified":"2024-07-14T16:53:03","modified_gmt":"2024-07-14T14:53:03","slug":"motocultor-2016-19-20-21082016-st-nolff","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/desert-rock.com\/site\/motocultor-2016-19-20-21082016-st-nolff.html","title":{"rendered":"MOTOCULTOR 2016 &#8211; 19-20-21\/08\/2016 (St Nolff)"},"content":{"rendered":"<p>St Nolff et son site de Kerboulard fait partie de ces charmantes petites bourgades annuellement envahies par une cohorte d&rsquo;individus peu discrets et en perp\u00e9tuelle d\u00e9shydratation : nous. Le Motocultor donc, ses trois sc\u00e8nes aux noms d\u00e9licieux et sa programmation \u00e9clectique, qui laisse chaque ann\u00e9e une place de plus en plus importante \u00e0 nos groupes ch\u00e9ris. Il ne nous en fallait pas plus pour traverser la France et aller vous reporter ces trois jours en Britanie, parsem\u00e9s de b\u00fbches et d&#8217;emb\u00fbches, depuis le trajet jusqu&rsquo;\u00e0 la r\u00e9daction de cette chronique, en passant par la m\u00e9t\u00e9o (toutes nos excuses d&rsquo;ailleurs pour ce d\u00e9lai inhabituellement long et ind\u00e9pendant de notre volont\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><em><strong>JOUR 1<\/strong> : Papa c&rsquo;est quoi le death metal ?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>THE MIDNIGHT GHOST TRAIN<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2611\" alt=\"j1-midnight\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j1-midnight-1024x682.jpg\" width=\"546\" height=\"363\" \/><\/p>\n<p>A peine (enfin) arriv\u00e9 sur l&rsquo;agr\u00e9able site du festival qu&rsquo;une voix bourbonn\u00e9e nous fait h\u00e2ter le pas pour rejoindre la Massey Ferguscene, le plus petit des deux chapiteaux. <strong>The Midnight Ghost Train<\/strong> y taquine comme \u00e0 son habitude stoner du d\u00e9sert vitamin\u00e9 et bluesy, m\u00eals \u00e0 une \u00e9nergie aux fronti\u00e8res du punk hautement communicative. Un des points forts du combo du Kansas, qui participe grandement \u00e0 faire entrer dans sa danse un public qui ne demandait que \u00e7a, c&rsquo;est la proximit\u00e9 de l&rsquo;intenable Steve Moss avec son audience, qui s&rsquo;en donne elle aussi \u00e0 c\u0153ur joie. Il faut dire que les compos du trio sont taill\u00e9es pour le live et incitent clairement les festivaliers \u00e0 se chauffer pour la suite. Ces derniers ne se font pas prier, r\u00e9pondant g\u00e9n\u00e9reusement aux nombreuses sollicitations du frontman vers qui la majorit\u00e9 des regards sont tourn\u00e9s. Non pas que la section rythmique, p\u00eachue et groovy \u00e0 souhait soit inint\u00e9ressante, mais ce trublion de guitariste\/chanteur occupe quasiment \u00e0 lui seul la totalit\u00e9 de l&rsquo;espace sc\u00e9nique. Sa guitare parait toute petite et quand sa grosse voix rauque r\u00e9sonne, on a fatalement tendance \u00e0 \u00e9couter ce que ce monsieur a \u00e0 nous dire, encore plus sp\u00e9cialement lorsqu&rsquo;il d\u00e9die le dernier morceau, un blues interpr\u00e9t\u00e9 \u00e0 capella en forme de pied de nez, \u00e0 son p\u00e8re&#8230; Un set d\u00e9roul\u00e9 \u00e0 un horaire parfait pour TMGT qui aura assur\u00e9ment gagn\u00e9 de nouveaux fans malgr\u00e9 un son assez mal \u00e9quilibr\u00e9, faisant la part belle aux fr\u00e9quences basses superflues et d\u00e9sagr\u00e9ables (une tendance qui apparemment se sera pourtant am\u00e9lior\u00e9e au cours de cette premi\u00e8re journ\u00e9e).<\/p>\n<p>Confirmation en passant voir <strong>Grave<\/strong> puis <strong>Rotting Christ<\/strong> sous la Dave Mustage, pour qui la technicit\u00e9 exige une propret\u00e9 sonore autre qu&rsquo;un d\u00e9luge de grosse caisse&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>ENTOMBED A.D.<\/strong><\/p>\n<p>Fort heureusement il en sera tout autre en d\u00e9couvrant la Supositor Stage, la seule (petite) sc\u00e8ne ext\u00e9rieure id\u00e9alement entour\u00e9e d&rsquo;arbres et dont l&rsquo;acc\u00e8s en pente est tr\u00e8s agr\u00e9able pour la visibilit\u00e9 de tou(te)s. En assistant aux balances d&rsquo;<strong>Entombed A.D.<\/strong>, on sent qu&rsquo;il va se passer un truc costaud. Plus facile que sous les chapiteaux de g\u00e9rer la diffusion des basses et le son va ici \u00eatre \u00e0 la hauteur de la carri\u00e8re des su\u00e9dois. Les craintes dues \u00e0 l&rsquo;\u00e9clatement du groupe s&rsquo;envolent avant m\u00eame les premi\u00e8res notes, les gaillards sont en grande forme et vont nous envoyer un petit best-of de leur death reconnaissable \u00e0 l&rsquo;accordage bien plus bas que la normale. Car depuis plus de 20 ans et le mythique <em>Wolverine Blues<\/em>, toujours bien pr\u00e9sent dans ses playlists, le groupe s&rsquo;est employ\u00e9 \u00e0 alourdir sa musique, si bien qu&rsquo;on est dans un groove r\u00e9guli\u00e8rement pas si loin de nos tumultes habituels. La bonhommie de L-G Petrov n&rsquo;ayant d&rsquo;\u00e9gal que sa sympathie, tout le monde s&rsquo;en donne \u00e0 c\u0153ur joie de part et d&rsquo;autre des crash-barri\u00e8res.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une petite escapade champ\u00eatre aux abords du chapiteau o\u00f9 <strong>Fleshgod Apocalypse<\/strong> s&#8217;emploie \u00e0 essayer de rendre son death technique et symphonique compr\u00e9hensible, vient le tour les norv\u00e9giens de <strong>Shining<\/strong> dont la r\u00e9putation accapare la majorit\u00e9 des festivaliers restants.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>\u00a0J.C. SATAN<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2612\" alt=\"j1-jcsatan\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j1-jcsatan-1024x634.jpg\" width=\"558\" height=\"345\" \/><\/p>\n<p>Mais malgr\u00e9 des temp\u00e9ratures en dessous des normales de saison, la curiosit\u00e9 et le charme de la Supositor nous attirent plut\u00f4t vers <strong>J.C. Sat\u00e0n<\/strong>. Les bordelais(es) vont remplir leur mission du soir en en surprenant plus d&rsquo;un(e) \u00e0 l&rsquo;aide de leur m\u00e9lange d\u00e9lur\u00e9. Bouffant \u00e0 pas mal de r\u00e2teliers, on passe en gros d&rsquo;un garage rock punkisant pour glisser petit \u00e0 petit vers un c\u00f4t\u00e9 plus psych\u00e9 au fur et \u00e0 mesure du set, bienvenu pour \u00e9viter de fr\u00f4ler l&rsquo;indigestion. Une chanteuse dans la grande tradition noise vit ce qu&rsquo;elle raconte et prend un malin plaisir \u00e0 triturer la justesse de ses cordes vocales. Un grand type s&rsquo;amuse lui aussi \u00e0 jouer avec les dissonances, plant\u00e9 derri\u00e8re ses claviers et autres joujous. Une bassiste discr\u00e8te mais impeccable dans son r\u00f4le de grooveuse, un batteur au kit minimaliste et au jeu tr\u00e8s percussif forment une section rythmique qui sait insister sur la r\u00e9p\u00e9tition sans trop lasser. Ce qui laisse la place au guitariste \u00e0 la fi\u00e8re moustache d&rsquo;exercer pas mal de fac\u00e9ties, batterie d&rsquo;effets \u00e0 l&rsquo;appui, avec des riffs ou des solos plus ou moins noisy, mais souvent tr\u00e8s blues au fond et que n&rsquo;auraient probablement pas reni\u00e9 un certain Josh Homme. Qui plus est bien au del\u00e0 du simple accompagnateur et taquin derri\u00e8re son micro. Une surprenante et bien sympathique d\u00e9couverte, un set assur\u00e9ment bien rod\u00e9 et pour lequel l&rsquo;effort fourni afin de se mettre dedans aura \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9. S&rsquo;ils passent pr\u00e8s de chez vous&#8230;<\/p>\n<p>Point bi\u00e8re\/cidre : Bretagne oblige, outre les trois types de bi\u00e8res (la Motoc&rsquo; et l&rsquo;ambr\u00e9e \u00e9taient bien bonnes), on a le choix entre plusieurs cidres (tous artisanaux et fort rafra\u00eechissants). Avec Mod\u00e9ration bien s\u00fbr, celui qui n&rsquo;est jamais l\u00e0 (il d\u00e9teste les festivals&#8230;).<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0*****<\/p>\n<p><em><strong>JOUR 2<\/strong> : L&rsquo;apocalypse selon St Nolff.<\/em><\/p>\n<p>Les \u00ab\u00a0nuits\u00a0\u00bb en festival \u00e9tant ce qu&rsquo;elles sont et le \u00ab\u00a0p\u00e8lerinage\u00a0\u00bb ravitaillement \u00e9tant ce qu&rsquo;il fut, un besoin irr\u00e9m\u00e9diable de gras se dut d&rsquo;\u00eatre combl\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>FANGE<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2613\" alt=\"j2-fange\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j2-fange-683x1024.jpg\" width=\"370\" height=\"553\" \/><br \/>\nEt comme parfois les choses sont bien faites, c&rsquo;est \u00e0 <strong>Fange<\/strong> qu&rsquo;est revenue la lourde t\u00e2che de palier ce manque. C&rsquo;est qu&rsquo;en termes de gras, les Rennais savent de quoi ils parlent, merci bien. Un gras crade et poisseux, qu&rsquo;ils nous pressent vicieusement sur la tronche. Bien connus des services du coin et donc attendus, les quasi-locaux disposent de tout l&rsquo;arsenal \u00e0 sludger n\u00e9cessaire. En particulier le guitariste qui comble l&rsquo;absence de bassiste lui-m\u00eame et constitue \u00e0 lui seul une bonne partie de la tessiture du groupe. Un matos imposant exploit\u00e9 avec les accords et effets qui font mal, compl\u00e9t\u00e9 par un gars qui triture des sons \u00e0 l&rsquo;aide de p\u00e9dales, ajoutant larsens et autres joyeuset\u00e9s disgracieuses. Sont vraiment pas contents, et la sono de la Massey Ferguscene en gronde de plaisir. Le batteur cogne un peu trop fort pour des pieds de cymbales qu&rsquo;il faudra sans cesse resserrer, quand ce n&rsquo;est pas son chanteur qui fait tomber ses pieds de micros. Car ce dernier n&rsquo;arpente pas seulement la sc\u00e8ne sans arr\u00eat, il la fracasse, la martyrise et semble vivre ces moments comme une torture exutoire, \u00e9ructant de fa\u00e7on grave ou aig\u00fce avec la m\u00eame hargne, parfois m\u00eame avec le micro plus pr\u00e8s des cordes vocales, ou avec deux tours de jack enroul\u00e9s autour du coup. Et puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas que le sludge qui est d\u00e9gueu, nos gentils amis n&rsquo;h\u00e9sitent pas \u00e0 lorgner parfois c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;un death voire grind poisseux (rappelant m\u00eame certaines ritournelles d&rsquo;Entombed A.D. la veille), alors que la pluie d\u00e9gouline elle aussi de part et d&rsquo;autre du chapiteau. \u00ab\u00a0Eh ben putain \u00e7a fait du bien\u00a0\u00bb serait-on tent\u00e9 de dire mais y&rsquo;a la biens\u00e9ance, bordel.<\/p>\n<p>Ce samedi est plac\u00e9 sous le signe du contraste (tant musical que m\u00e9t\u00e9orologique) et les grands \u00e9carts stylistiques sont nombreux : on passe donc du sludge au hard rock rafraichissant de <strong>Giuda<\/strong>, puis au metal moderne fourre-tout mais bien foutu d&rsquo;<strong>Hypno5e<\/strong>. On glisse \u00e0 nouveau compl\u00e9tement, du c\u00f4t\u00e9 punk rock aquatique cette fois avec les vainqueurs du tremplin, <strong>Sordid Ship<\/strong>, qui transforment la Dave Mustage en joli foutoir \u00e0 l&rsquo;aide de bou\u00e9es et autres requins gonflables, toujours fun. Certains se retrouveront d&rsquo;ailleurs devant <strong>Goatwhore<\/strong>, qui encha\u00eenent l\u00e0-bas dehors et qui va nous mettre une bonne taloche avec son black thrash vingt ans d&rsquo;\u00e2ge made in New Orleans, teint\u00e9 de punk et d&rsquo;un savoir faire ind\u00e9niable.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>VALIENT THORR<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2614\" alt=\"j2-valient\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j2-valient-1024x682.jpg\" width=\"549\" height=\"365\" \/><\/p>\n<p>Mais revenons \u00e0 nos moutons du d\u00e9sert sous la Massey Ferguscene, o\u00f9 <strong>Valient Thorr<\/strong>, visiblement remis de sa dure soir\u00e9e de la veille, s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 investir les planches. Le son du combo privil\u00e9gie la puissance \u00e0 la clart\u00e9, suffisante tout de m\u00eame pour appr\u00e9cier l&rsquo;habilet\u00e9 des protagonistes. D\u00e9j\u00e0 couillue sur album, la musique des Thorrs en prend une paire de plus en live. Survitamin\u00e9s dans ce contexte, les titres sont imm\u00e9diats, les breaks, bien sentis, marchent \u00e0 tous les coups et malgr\u00e9 leur c\u00f4t\u00e9 parfois t\u00e9l\u00e9phon\u00e9, \u00e7a suinte tellement le rock &lsquo;n roll qu&rsquo;on en a cure. Les solos, en duel ou harmonis\u00e9s fleurent bon le heavy (cr\u00e9do \u00e9galement du solide bassiste), sacr\u00e9e paire de gratteux que nous avons l\u00e0, pouss\u00e9e dans ses retranchements par un batteur disons sportif, qui castagne tout le long du set avec une intensit\u00e9 qui le fait lui m\u00eame sourire et donne cette urgence punk aux morceaux. Et puis il y a ce frontman in\u00e9narrable, Valient \u00ab\u00a0you know what I&rsquo;m talkin&rsquo; &#8217;bout\u00a0\u00bb Himself, que juste chanter semble ne pas contenter du tout. Alors il fait son sport en m\u00eame temps, et entre pas de danses\/footing et pompes, finit vite par tomber quelques couches vestimentaires. Dot\u00e9 d&rsquo;une longueur de barbe et de cheveux \u00e9quivalentes, le sieur balance ses vocaux un peu braillards avec une rapidit\u00e9 de diction plut\u00f4t au dessus de la moyenne, qui fait une grande partie de son attrait. Et m\u00eame essouffl\u00e9, ce joyeux drille ne perd pas une seconde de son temps de parole, usant de sarcasmes sur les quelques travers de notre belle soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Cons\u00e9quence logique de tout \u00e7a, le quintet de Caroline du Nord se taille un beau succ\u00e8s m\u00e9rit\u00e9 sous une tente de plus en plus mouvante, et prouve qu&rsquo;il est l&rsquo;un des groupes qui montent actuellement, \u00e0 suivre d&rsquo;ailleurs en tourn\u00e9e avec Clutch.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CULT OF LUNA<\/strong><\/p>\n<p>Le constat est accablant : il est inutile d&rsquo;assister \u00e0 un show de <strong>Cult of Luna<\/strong> depuis les premiers rangs dans l&rsquo;espoir de mieux voir jouer les musiciens, ceux-ci n&rsquo;\u00e9tant quasi jamais \u00e9clair\u00e9s de face. M\u00eame chose concernant le so n: le septuor s&rsquo;\u00e9tant fait sp\u00e9cialiste de l&rsquo;occupation de l&rsquo;espace sonore, l&rsquo;utilisation de la st\u00e9r\u00e9o prend avec lui tout son sens en \u00e9tant plac\u00e9 au milieu des enceintes. Pour capter au mieux les subtilit\u00e9s des v\u00e9ritables toiles sonores que tissent les quatre manches, les deux batteries et les diff\u00e9rents artifices cr\u00e9ateurs de climats. Difficile de d\u00e9crire l&rsquo;imposante unit\u00e9 du rendu provoqu\u00e9e par tout ce petit monde&#8230; La petite tente est d\u00e9j\u00e0 bien garnie lorsque le groupe entame la vingtaine de minutes de \u00ab\u00a0Vicarious Redemption\u00a0\u00bb. Risqu\u00e9e mais r\u00e9ussie, cette entr\u00e9e plonge directement le public dans l&rsquo;ambiance froide et hypnotique ch\u00e8re aux su\u00e9dois, capable d&rsquo;immerger chacun dans ses propres m\u00e9andres. Le nombre de slams par minute en prend un sacr\u00e9 coup. Ax\u00e9 \u00e9trangement aux trois quarts sur l&rsquo;album<em> Vertikal<\/em> avec les interpr\u00e9tations des excellents \u00ab\u00a0I: The Weapon\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0In Awe Of\u00a0\u00bb, le set sera ponctu\u00e9 par \u00ab\u00a0Ghost Train\u00a0\u00bb, planant et propice \u00e0 un light show \u00e9pileptique, lunettes anti-\u00e9clipses conseill\u00e9es. Aucun titre de <em>Somewhere Along The Highway<\/em>, pourtant jou\u00e9 en int\u00e9gralit\u00e9 sur la derni\u00e8re tourn\u00e9e, mais des morceaux choisis et encha\u00een\u00e9s m\u00e9ticuleusement pour faire de ce bien trop court concert un moment hors du temps. Seuls quelques l\u00e9gers probl\u00e8mes de son tr\u00e8s ponctuels n\u2019entacheront qu&rsquo;\u00e0 peine une prestation proche de la perfection.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>NEUROSIS<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2615\" alt=\"j2-neurosis\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j2-neurosis-1024x682.jpg\" width=\"552\" height=\"367\" \/><br \/>\nDur d&rsquo;encha\u00eener direct apr\u00e8s \u00e7a, surtout avec les parrains du genre, qui vont enfoncer le clou sous la Dave Mustage d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9. L&rsquo;atmosph\u00e8re pesante est \u00e9videmment toujours de rigueur chez <strong>Neurosis<\/strong>, trois d\u00e9cennies au compteur, tout de m\u00eame, au service de la chape de plomb, quand m\u00eame. Une noirceur men\u00e9e diff\u00e9remment de leurs fils spirituels que l&rsquo;on vient de quitter. Plus brutes dans leurs constructions, les compos du quintet font l&rsquo;effet d&rsquo;un rouleau compresseur, qui sait se faire subrepticement oublier pour mieux vous aplatir. Scott Kelly, grisonnant mais toujours v\u00e9h\u00e9ment, et ses fid\u00e8les sbires sont plus que rompus \u00e0 l&rsquo;exercice et se passent m\u00eame depuis quelques temps de tout artifice lumineux, seuls quelques spots \u00e9clairent la sc\u00e8ne et ne changent qu&rsquo;\u00e0 peine de teinte entre les morceaux. Une d\u00e9monstration de gestion des ambiances uniquement musicale donc, et personne n&rsquo;en met une \u00e0 c\u00f4t\u00e9, certainement pas Jason Roeder (\u00e0 ses heures perdues batteur chez Sleep&#8230;) qui sait mener une barque et allier puissance et finesse. Mention sp\u00e9ciale \u00e9galement \u00e0 Steve Von Till \u00e0 la deuxi\u00e8me gratte, qui appuie quelques vocalises, ajoutant encore en profondeur \u00e0 l&rsquo;ensemble plut\u00f4t bien mis en son, si l&rsquo;on excepte quelques machines parfois difficilement discernables dans un mix qui d\u00e9frise. Les californiens ont ainsi r\u00e9affirm\u00e9 leur position dans le monde du post-hardcore plomb\u00e9, si besoin \u00e9tait, \u00ab\u00a0coinc\u00e9s\u00a0\u00bb entre deux groupes dont ils sont une influence majeure.<\/p>\n<p><strong>Carpenter Brut<\/strong> va ensuite apporter fra\u00eecheur et surprise avec leur metal electro dansant, en grande partie pour cause de perte du running-order manuscrit du jour. La toile tendue en fond de la Massey Ferguscene laisse \u00e0 penser que c&rsquo;est Amenra qui va investir les planches. Mais ce sont bien les frenchies, fans du John cin\u00e9aste dont ils empruntent patronyme et images, qui vont y mettre le feu. Kitch tr\u00e8s 80&rsquo;s et excellent son.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>AMENRA<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2616\" alt=\"j2-amenra\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j2-amenra.jpg\" width=\"367\" height=\"550\" srcset=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j2-amenra.jpg 600w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j2-amenra-200x300.jpg 200w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j2-amenra-550x825.jpg 550w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j2-amenra-333x500.jpg 333w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j2-amenra-250x375.jpg 250w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j2-amenra-120x180.jpg 120w\" sizes=\"(max-width: 367px) 100vw, 367px\" \/><\/p>\n<p>Pour parachever cette soir\u00e9e du post, nous avons droit \u00e0 l&rsquo;\u00e9toile montante du style, les belges d&rsquo;<strong>Amenra<\/strong>. Le c\u00f4t\u00e9 visuel est soign\u00e9, alternant p\u00e9nombre, visuels souvent fixes et glauques en fond de sc\u00e8ne ou lumi\u00e8res plus pr\u00e9sentes selon l&rsquo;enveloppe musicale du moment. C\u00f4t\u00e9 sono \u00e7a crache tr\u00e8s fort et le quintet va prouver qu&rsquo;il a tr\u00e8s bien \u00e9tudi\u00e9 le style, qu&rsquo;il pousse dans ses retranchements. On serait tent\u00e9 de r\u00e9duire leur musique \u00e0 un m\u00e9lange des deux groupes ma\u00eetres du genre pass\u00e9s un peu avant, mais il faut leur reconna\u00eetre une personnalit\u00e9 et une fa\u00e7on de composer qui leur est propre. Globalement plus violent, ce post-hardcore l\u00e0 est aussi plus abrupt dans ses encha\u00eenements et ses breaks qui plongent la grande tente bien remplie dans un climat asphyxiant et donne envie de se (re)plonger dans l\u2019\u0153uvre des flamands. Cette nuit les r\u00eaves vont \u00eatre \u00e9tranges&#8230;<\/p>\n<p>Excellente id\u00e9e que de nous avoir propos\u00e9 ce triptyque \u00e9prouvant, qui aura fait planer un parfum de Roadburn en terres bretonnes.<\/p>\n<p>Point bouffe : Parce que oui de temps en temps il faut se sustenter avec du solide et le Motocultor propose une carte relativement vari\u00e9e et correcte au niveau qualit\u00e9, aux prix conformes \u00e0 ceux pratiqu\u00e9s habituellement en festival.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0*****<\/p>\n<p><em><strong>JOUR 3<\/strong> : Du gras, du thrash et du gras.<\/em><\/p>\n<p>On quitte des belges la veille pour en trouver d&rsquo;autres, pour le coup ceux de <strong>Leng Tch&rsquo;e<\/strong> qui se sont occup\u00e9s du traditionnel r\u00e9veil en douceur du dimanche, \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un death grind men\u00e9 par un chanteur sacr\u00e9ment volubile. Ultra-communicatif derri\u00e8re des musiciens ind\u00e9fectibles, son growl est assassin et il fait presque \u00e0 lui seul le charme de ce show. Partageant son micro avec ses fans, dans la fosse ou carr\u00e9ment sur sc\u00e8ne, appelant ces derniers \u00e0 un \u00ab\u00a0gang-bang interracial\u00a0\u00bb (comprendre wall of death avec lui en plein milieu, le bonhomme \u00e9tant d&rsquo;origine africaine). Sans oublier l&rsquo;in\u00e9vitable slam. Revigorant.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>STONEBIRDS<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2617\" alt=\"j3-stonebirds\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-stonebirds-1024x683.jpg\" width=\"547\" height=\"364\" \/><br \/>\nApr\u00e8s leur apparition remarqu\u00e9e, entre autres, au Hellfest, les <strong>StoneBirds<\/strong> b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une place de choix sur la Massey Ferguscene, forts d&rsquo;un album sur lequel ils ont su s&rsquo;\u00e9manciper d&rsquo;un stoner assez classique pour tendre vers quelque chose de plus abouti et personnel. Les compos sont longues et pas forc\u00e9ment imm\u00e9diates, avec des constructions plut\u00f4t alambiqu\u00e9es et vari\u00e9es dans leurs ambiances, globalement sombres et introspectives, aux confins du doom, du sludge et du post. On reste bien accroch\u00e9 dans le set, regrettant n\u00e9anmoins de ne pas s&rsquo;\u00eatre pr\u00e9alablement impr\u00e9gn\u00e9 de la musique du d\u00e9sormais trio centre-breton. La fa\u00e7ade est plut\u00f4t bien r\u00e9gl\u00e9e mais le chant, plus rock dans l&rsquo;esprit et peut \u00eatre mix\u00e9 un poil trop en avant, va r\u00e9guli\u00e8rement souffrir de probl\u00e8mes de justesse sur ses passages les plus ardus. C&rsquo;est que le gar\u00e7on a plac\u00e9 la barre tr\u00e8s haut, avec ses vocaux intransigeants et recherch\u00e9s mari\u00e9s \u00e0 un jeu de guitare riche et travaill\u00e9. On mettra donc volontiers cela sur un jour (\u00e0 moiti\u00e9) sans, d&rsquo;autant qu&rsquo;on peut se d\u00e9lecter d&rsquo;un jeu de basse fretless et donc souvent en gliss\u00e9s, lui aussi minutieux et d\u00e9licat, chacun se compl\u00e9tant ou se laissant le soin de donner la teinte du moment. Quelques ch\u0153urs venant de la gorge s&rsquo;invitent de temps \u00e0 autre, et derri\u00e8re les f\u00fbts \u00e7a cogne juste et propre. En gros il semblerait bien qu&rsquo;il faille compter sur StoneBirds, qui s&rsquo;invite dans le club ferm\u00e9 mais ouvert des groupes, fran\u00e7ais ou non, qui poussent le bouchon pour d\u00e9velopper une personnalit\u00e9 qui commence \u00e0 faire souvent d\u00e9faut ces derniers temps&#8230; Plus qu&rsquo;\u00e0 suivre.<\/p>\n<p>En guise de go\u00fbter, les thrashers de <strong>Lost Society<\/strong> vont nous faire faire un bon dans l&rsquo;espace temps pour nous rappeler avec plaisir et brio la fougue d&rsquo;un Metallica des d\u00e9buts. Les (jeunes) finlandais vont d\u00e9ployer \u00e9nergie hors du commun, technique irr\u00e9prochable et retourner la Dave Mustage. Le service de s\u00e9curit\u00e9, irr\u00e9prochabe durant ces trois jours, aura eu du fil \u00e0 retordre.<\/p>\n<p>Dommage pour <strong>Vektor<\/strong> dont le thrash, plus tarabiscot\u00e9, sera plus compliqu\u00e9 \u00e0 d\u00e9chiffrer, malgr\u00e9 des musiciens de tr\u00e8s haut niveau, en particulier un batteur\/viking spectaculaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CONAN<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-2618\" alt=\"j3-conan\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-conan-1024x682.jpg\" width=\"547\" height=\"364\" \/><\/p>\n<p>\u00c9pique, <strong>Conan<\/strong> l&rsquo;est dans sa musique, bien s\u00fbr. Dans son rythme de tourn\u00e9e, aussi. Pr\u00e9sent sur tous les fronts, le trio anglais taille vaillamment sa route, \u00e0 coups de hache \u00e0 trois mains. Retour de Chris Fielding \u00e0 son poste derri\u00e8re sa basse et son micro. La guitariste de Samothrace, Renata avait assur\u00e9 l&rsquo;interim avec brio ces derniers mois mais n&rsquo;avait forc\u00e9ment pas l&rsquo;amplitude vocale n\u00e9cessaire pour compl\u00e9ter Jon Davis et ses phras\u00e9s scand\u00e9s si particuliers. Si l&rsquo;\u00e9volution du groupe sur son dernier rejeton <em>Revengeance<\/em> a pu d\u00e9cevoir certains fans, l&rsquo;ex\u00e9cution live reste colossale de pesanteur. Servi par un mix impressionnant, une constante voire un point d&rsquo;honneur chez Conan, ce doom massif nous transporte sans peine sur son champ de bataille, m\u00eame d\u00e9pourvu des excellents visuels qui renfor\u00e7aient nagu\u00e8re l&rsquo;immersion dans un concert du groupe. Rich Lewis est toujours aussi monstrueux derri\u00e8re son kit qui ne l&rsquo;est pas moins. Son jeu plus fonci\u00e8rement metal, aux touches parfois jazzy et sa fa\u00e7on de tripoter ses cymbales ont vraiment apport\u00e9 quelque chose de diff\u00e9rent, qui explique probablement en partie la direction musicale emprunt\u00e9e et ses morceaux plus rapides. <em>Blood Eagle<\/em> est logiquement bien repr\u00e9sent\u00e9 avec ses \u00ab\u00a0tubes\u00a0\u00bb, mais les d\u00e9buts sont boud\u00e9s, au profit bien s\u00fbr du petit dernier. Les dix minutes de \u00ab\u00a0Earthenguard\u00a0\u00bb concluent d&rsquo;ailleurs les hostilit\u00e9s comme elles concluent l&rsquo;album, en plongeant avec brio le chapiteau dans une lourdeur planante.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>GRAVEYARD<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2619\" alt=\"j3-graveyard\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-graveyard.jpg\" width=\"548\" height=\"365\" srcset=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-graveyard.jpg 900w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-graveyard-300x200.jpg 300w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-graveyard-768x512.jpg 768w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-graveyard-550x367.jpg 550w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-graveyard-750x500.jpg 750w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-graveyard-250x167.jpg 250w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-graveyard-800x533.jpg 800w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-graveyard-270x180.jpg 270w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-graveyard-450x300.jpg 450w\" sizes=\"(max-width: 548px) 100vw, 548px\" \/><\/p>\n<p>Surprise et volupt\u00e9 de retrouver <strong>Graveyard<\/strong> \u00e0 l&rsquo;affiche de ce Motocultor, probablement le groupe le moins \u00ab\u00a0metal\u00a0\u00bb de ces trois jours. Coutumiers du fait puisque r\u00e9guli\u00e8rement pr\u00e9sents sur les plus gros festivals du genre, les su\u00e9dois n&rsquo;h\u00e9sitent pas \u00e0 introduire leur set par une ballade, \u00ab\u00a0Slow Motion Countdown\u00a0\u00bb en l&rsquo;occurrence. Ils vont d&rsquo;ailleurs insister sur cette facette de leur discographie avec quasiment un titre calme sur deux. Pari os\u00e9 mais les festivaliers pr\u00e9sents ne semblent pas s&rsquo;en plaindre, loin s&rsquo;en faut. Il faut dire que le son est plut\u00f4t bon et Joakim Nilsson est en voix. Axel Sj\u00f6berg va lui aussi marquer un bon paquet de points avec son jeu de batterie bien loin des codes du metal mais tout aussi (voire plus) impressionnant avec ses roulements insistants. Les extraits du dernier effort studio du groupe passent vraiment bien, notamment le tr\u00e8s blues \u00ab\u00a0Too Much Is Not Enough\u00a0\u00bb (sans ses choeurs gospel) et un \u00ab\u00a0From A Hole In The Wall\u00a0\u00bb bien plus enlev\u00e9, chant\u00e9 par Truls M\u00f6rck<em>,<\/em> le bassiste \u00e0 la Rickenbacker. Une sensation de demi-teinte se d\u00e9gage malgr\u00e9 tout de ce concert, de part le choix de la setlist, celui de la Dave Mustage un peu clairsem\u00e9e et l&rsquo;horaire, pas vraiment id\u00e9al pour appr\u00e9cier au mieux du rock entre du doom et du sludge.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>BONGZILLA<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2620\" alt=\"j3-bongzilla\" src=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-bongzilla.jpg\" width=\"366\" height=\"548\" srcset=\"https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-bongzilla.jpg 600w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-bongzilla-200x300.jpg 200w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-bongzilla-550x825.jpg 550w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-bongzilla-333x500.jpg 333w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-bongzilla-250x375.jpg 250w, https:\/\/desert-rock.com\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/j3-bongzilla-120x180.jpg 120w\" sizes=\"(max-width: 366px) 100vw, 366px\" \/><\/p>\n<p>Mine de rien, l&rsquo;heure est venue d&rsquo;assister au premier concert de <strong>Bongzilla<\/strong> dans nos contr\u00e9es, vingt ans de sludge cradingue et fumeux \u00e0 son actif, \u00e0 base de riffs propices au jam. Je m&rsquo;en foutistes jusqu&rsquo;au bout des ongles, les ricains d\u00e9barquent plus que tranquillement, prenant comme \u00e0 leur habitude le temps de (beaucoup) fumer avant de commencer \u00e0 faire larsenner leurs amplis, qui vont eux aussi fumer. Bon, on adh\u00e8re ou pas au c\u00f4t\u00e9 apologie de l&rsquo;herbe du combo mais il faut avouer que \u00e7a met une dr\u00f4le d&rsquo;ambiance sur comme sous la Massey Ferguscene (Je r\u00eave o\u00f9 tout le monde autour de moi est en train de fumer !?). \u00ab\u00a0Gestation\u00a0\u00bb d\u00e9boule, d\u00e9licieusement plomb\u00e9e et les nuques se d\u00e9lient imm\u00e9diatement, sous la surveillance de Jon Davis (de Conan) qui a pr\u00eat\u00e9 ses baffles au guitariste\/\u00a0\u00bbchanteur\u00a0\u00bb. Un Mike \u00ab\u00a0Muleboy\u00a0\u00bb Makela en forme, dont on se demande comment les cordes vocales arrivent \u00e0 supporter ce qu&rsquo;il leur inflige. Le matos est tr\u00e8s vert\/orange, le son en fa\u00e7ade est tr\u00e8s bon et la petite heure de set va passer bien trop vite, pour le public comme pour le groupe, qui va un peu trop \u00e9tirer des versions par ailleurs \u00e9normes de \u00ab\u00a0Keefmaster\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Grim Reefer\u00a0\u00bb, dont les breaks centraux improvis\u00e9s seront pr\u00e9textes \u00e0 s&rsquo;en refaire tourner un petit. Un nouveau morceau, le premier depuis dix ans, nous est offert et apparemment les gars du Wisconsin ne sont pas encore pr\u00eats de lever le pied sur l&rsquo;\u00e9paisseur. Au contraire m\u00eame puisqu&rsquo;ils ralentissent quasiment tous les tempos, \u00e0 tel point qu&rsquo;un dernier morceau n&rsquo;aura pas le temps d&rsquo;\u00eatre jou\u00e9. Cons\u00e9quence de cette nonchalance extr\u00eame, le set se conclue un peu en eau de boudin sur un jam qui commen\u00e7ait \u00e0 tra\u00eener plus que de raison. Un concert jouissif mais alors quelle bande de sales gosses&#8230;<\/p>\n<p>Le temps ensuite de se dire avec <strong>Soulfly<\/strong> que Max Cavalera ferait peut \u00eatre mieux d&rsquo;arr\u00eater de se ridiculiser, les <strong>Nashville Pussy<\/strong> s&rsquo;installent \u00e0 c\u00f4t\u00e9 pour faire la f\u00eate. Ind\u00e9boulonnable, le groupe reste fid\u00e8le \u00e0 sa r\u00e9putation et balance un set impeccable en forme de greatest hits. Ce fameux couple Ruyter Suys\/Blaine Cartwright tire son \u00e9pingle du jeu et met une bonne ambiance sous la Massey Ferguscene qui n&rsquo;en demandait presque pas tant. Elle intenable et lui d\u00e9bonnaire, l&rsquo;alchimie est toujours pr\u00e9sente et c&rsquo;est tant mieux.<\/p>\n<p>La fatigue finit de commencer \u00e0 op\u00e9rer mais les organisateurs ont pr\u00e9vu de quoi nous maintenir en \u00e9veil et en \u00e9moi. Les v\u00e9t\u00e9rans du thrash <strong>Testament<\/strong> vont atomiser la pauvre Dave Mustage qui commencerait presque \u00e0 se d\u00e9monter toute seule tellement tout est imposant chez les ricains : le son, les lights, Gene Hoglan&#8230; Un groupe et un line up de tueurs qui n&rsquo;a pas finit de faire headbanguer les foules.<\/p>\n<p>Plus que compliqu\u00e9 apr\u00e8s \u00e7a de rentrer dans le set de <strong>Batushka<\/strong> et son black doom th\u00e9atral et intrigant&#8230;<\/p>\n<p>Et histoire de se finir gentiment, <strong>Ministry<\/strong> va finir de nous fracasser le cerveau \u00e0 l&rsquo;aide de son metal indus tr\u00e8s metal et tr\u00e8s indus. Son violent, lumi\u00e8res violentes, images violentes et Al Jourgensen est d\u00e9finitivement un frontman hors pair. Rideau.<\/p>\n<p>Point camping\/orga : Apparemment un des points faibles des \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes, l&rsquo;organisation tr\u00e8s amateure semble avoir fait un bond en avant. Malgr\u00e9 ce probl\u00e8me d&rsquo;impression de running order et le manque d&rsquo;affiches r\u00e9capitulatives sur le site, on retiendra une jauge tout \u00e0 fait confortable que ce soit pour les concerts ou les commodit\u00e9s. Quelques heures de pointes in\u00e9vitables aux bars ou au point restauration, des toilettes s\u00e8ches en nombre suffisant, le site et le camping sont assez bien am\u00e9nag\u00e9s et pens\u00e9s. Bon point aussi les battements entre les concerts permettant quelques pauses sonores bienvenues. Esp\u00e9rons que l&rsquo;aventure puisse se poursuivre et s&rsquo;am\u00e9liorer dans les ann\u00e9es \u00e0 venir !<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>[Cr\u00e9dit photos : droits r\u00e9serv\u00e9s Motocultor Festival \/ F. Lampin, G. Mathieu, M. 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