Top albums 2025 – Desert-Rock

Comme chaque début d’année, c’est l’heure pour la rédaction de Desert-Rock de vous proposer sa sélection des meilleurs albums de l’année passée ! 2024 était une année d’exception, dont on se souviendra longtemps. 2025 a proposé son lot de perles, en laissant un peu plus de chances à des dizaines d’autres albums de ne pas se faire “écraser” par le raz de marée de sorties rencontré l’année précédente…

Ce classement est la synthèse de l’ensemble des avis de l’équipe, reflétant la variété des genres que vous êtes habitués à retrouver chez nous (cliquez sur chacun pour lire la chronique détaillée du disque publiée sur le site à sa sortie) :

1) Monkeys On Mars – Monkeys On Mars

L’addition de 2 des formations les plus populaires de la francophonie se retrouve sur la première place du podium et ce n’est pas l’esprit cocardier français ou le chauvinisme helvétique qui a généré ce résultat attendu par certains. Ce qui a propulsé cette production en pole c’est le résultat époustouflant de contributions d’artisans du terroir au service d’une oeuvre unique transportant l’auditeur de bout en bout en enchaînant des séquences douces et synthétiques sur lesquelles les vocaux éthérés sont posés avec des plans de bûcherons efficaces menés par une double section rythmique magique. Monkey3 + Mars Red Sky = album de l’année qui mériterait amplement une suite.

 

2) Stonebirds – Perpetual Wasteland

Des adieux, ça se fait avec classe! Pour tirer sa révérence, Stonebirds s’offre ni plus ni moins qu’une place sur le podium de notre top 2025. Perpetual Wasteland est un album froid et poignant, catharsis nécessaire dans une époque peu encline à la légèreté. S’il déroute parfois le stonehead borné par ses incursions plus sombres, il mérite les hommages à défaut d’avoir obtenu les Foudres du métal. Un groupe que l’on pleure déjà, et que l’on se devait d’acclamer une dernière fois, avec force.

 

3) Dozer – Rewind to Return : Rarities, Singles and B-Sides

La formation pionnière de Borlänge entretient une rareté certaine depuis une quinzaine d’années en ne se produisant que très/trop rarement, ce qui n’était pas le cas à ses débuts quant le quatuor était en heavy rotation sur nos scènes et nos platines. Le stoner ne connaissait pas l’engouement actuel et c’est sur les structures parallèles que sortaient une palanquée de productions (sur des labels ayant depuis rejoint le rang de mythes). Cette sortie incontournable, mais pas au rayon frais, est une compilation de morceaux de choix sortis sous les radars dans l’underground, qui ont été sélectionnés par le groupe.

 

 

4) Primitive Man – Observance

L’album le plus sombre et le plus lourd de l’année est probablement l’oeuvre de ce trop rare trio U.S., qui, avec ce Observance, propose vraisemblablement aussi son meilleur disque. Dans les confins du sludge le plus lourd et du doom le plus pessimiste, ce disque massif et quasiment hermétique délivre ses trésors avec retenue : difficile à pénétrer, Observance se mérite, mais quel disque !

 

 

5) Conan – Violence Dimension

Après presque vingt ans de carrière, la formation de Jon Davis connaît son affaire, et leur dernier album en est l’éloquente illustration : les doomsters anglais jouent sur leurs acquis, capitalisent sur leurs forces pour pondre une poignée de titres parmi les plus efficaces de leur discographie, rien moins ! Certes, la galette propose aussi quelques passages moins réussis, mais on retiendra surtout les nouvelles cartouches qui viennent déjà enrichir des set lists live dévastatrices.

 

 

6) Mantar – Post Apocalyptic Depression

S’il est prévisible dans son “débit” (un album tous les deux ans en gros), le duo allemand/étasunien propose à chaque fois une approche différente. Après un album travaillé, dense et aux compos parfois alambiquées, ils décident cette fois de se recentrer sur des basiques, avec un esprit résolument punk : des titres courts, basiques, des riffs percutants, et au final un album rempli de hits de sludge metal énervé qui peuvent tous trouver une place de choix dans les prestations live du combo. Efficacité.

 

 

7) Demonic Death Judge – Absolutely Launched

On attendait beaucoup de ce nouvel album de la très rare formation finnoise et… on n’a pas été déçus ! Parfaite synthèse de leur puissant début de carrière, travail du son remarquable, inspiration sans faille… Absolutely Launched est impeccable de bout en bout. Toujours aussi puissant, le stoner-sludge-metal de DDJ fait mouche, et montre l’image d’un groupe vivant, en action, inspiré… que l’on espère voir vite sur scène.

 

 

8) Möuth – Global Warning

Le trio suédois est le seul “nouveau” groupe de ce classement, véritable découverte dans un paysage musical bien saturé de formations plus anciennes. Leur premier album est un bijou de compositions stoner-psych-grunge-rock ambitieuses, subtiles et efficaces, qui rendent le disque addictif. Avec un second album en préparation, nos attentes sont au taquet ! La révélation de l’année 2025 ?…

 

 

9) Kadavar – Kids Abandoning Destiny Among Vanity and Ruin

On les croyait perdus pour notre cause, mais Kadavar signe l’album soulagement de l’année. Second opus livré entre deux shows par les infatigables Berlinois, Kids Abandoning Destiny Among Vanity and Ruin marque un retour aux sources assumé, sans renier leurs envies récentes. Un véritable retour en grâce qui leur ouvre encore une fois les portes de notre top de l’année. K.A.D.A.V.A.R. !

 

 

10) Year Of The Cobra – Year Of The Cobra

Le duo de doom U.S. a sorti cette année probablement son meilleur disque, résolument le plus abouti. Surfant sur le petit boost de renommée dont bénéficie Amy (avec Slower notamment), leur 3ème album vient démontrer la qualité d’écriture du binôme, à travers un disque parfaitement produit, rempli de compos où se mèlent doom, grunge, quelques vapeurs post-rock/noise, le tout dans une belle harmonie, et surtout une maîtrise remarquable. Malheureusement, l’incorporation d’Amy au sein d’AmenRa (!) est venue freiner la dynamique du groupe, décidément un peu maudit en terme de développement de carrière…

 


 

Au delà de la liste ci-dessus, d’autres superbes albums ont bien fait chauffer nos platines et se retrouvent au pied du classement mais méritent une mention, notamment Kal-El, 10Slip, Lo-Pan, Slomatics, Warlung, 16, Crystal Spiders, Ridge,... et plein d’autres !

Souhaitons-nous un 2026 au moins aussi intéressant musicalement – le reste, c’est du bonus !

2 commentaires 
  • Filipo (24 janvier 2026 à 12 h 29 min)

    Oui toute petite année…
    Seulement un top 10 en 2025 !

  • Jérôme (15 janvier 2026 à 10 h 12 min)

    Bref, une petite année doom/Stoner.

Top albums de 2020 de Desert-Rock

2020 est terminée (enfin… ?), l’heure est donc venue de vous présenter le top des meilleurs albums de l’année pour Desert-Rock.

Ce classement est la synthèse de l’ensemble des avis de l’équipe, reflétant la variété des genres que vous êtes habitués à retrouver chez nous (cliquez sur chacun pour lire la chronique détaillée du disque) :

-1) Lowrider – Refractions

Lowrider n’aura mis que 20 ans à accoucher du successeur de Ode to Io. Produire un album de cette qualité en aussi peu de temps est une performance et place naturellement le combo en tête cette année (largement). Le stoner avec ces gonzes semble si simple et efficace.

-2) Elephant Tree – Habits

Tour de force que de trouver l’équilibre entre mélodie entêtante et magma électrique. C’est pourtant ce qu’Elephant Tree a réussi à faire avec ce nouvel album, nous prouvant qu’un Elephant peut faire la course en tête devant un troupeau de gnous.

-3) Sons Of Otis – Isolation

8 ans après Seismic, le trio canadien le plus fuzzé de la scène revient et rappelle aux trois quarantenaires qui les écoutent encore qu’ils sont l’un des meilleurs groupes stoner encore en activité. Tant pis pour tous ceux qui ne l’ont toujours pas compris après 25 ans à le marteler.

-4) REZN – Chaotic Divine

Le troisième album du quatuor de Chicago enfonce le clou de fort belle manière : Chaotic Divine ne fait pas que confirmer leur identité musicale, synthèse réussie mélant doom profond et mélodies travaillées ; il démontre aussi le talent et la maturité d’un groupe dont on n’a certainement pas fini d’entendre parler.

-5) Tia Carrera – Tried and True

Le bien trop discret trio texan (rares sorties vinyliques, tournées endémiques…) se rappelle à notre souvenir neuf ans (!) après son précédent véritable album. Tried and True confirme que Tia Carrera est toujours l’un des purs jam bands les plus excitants de notre époque.

-6) Elder – Omens

On s’attendait à ce qu’il écrase la concurrence cette année, mais les choix du groupe, exigeants comme toujours, ont clivé – jusque dans notre rédaction. Plus dépouillé, riche et travaillé, il a surpris son monde, alors qu’il leur aurait suffi de refaire éternellement le même disque par facilité. Ils ont choisi l’audance et le mouvement, et à l’heure des bilans, Omens est bien un disque de haute volée.

-7) Demonic Death Judge – The Trail

Subtilité sludge, Demonic Death Judge inaugure un concept avec The Trail, un album de patience qui ne se livre pas au premier bas du front venu. La plaque aura su ravir les auditeurs de par l’étendue de ses paysages musicaux. A écouter sans relâche et en toutes occasions.

-8) Psychlona – Venus Skytrip

En pleine année des voyages spatiaux pour clampin lambda, Psychlona réussit le pari de propulser un engin sonore dans la stratosphère. Lourds comme les booster d’un lanceur Titan, les riffs de Venus Skytrip vitrifient le sable du desert rock avec l’assurance d’une machine qui n’en est plus à son coup d’essai.

-9) Patrón – Patrón

Le projet solo du leader de Loading Data sort presque 4 ans après avoir été mis en boîte. Influences inchangées, assumées même avec un ensemble de musiciens US ayant baigné dans les sphères QOTSA/desert rock, le disque ne surprend pas… hormis par sa qualité et son groove souvent irrésistible, qui auront désarçonné plusieurs membres de cette rédaction.

-10) Huanastone – Third stone from the sun

Nos amis suédois briguent cette année le titre de “fils légitime de Graveyard” tant leur musique qui fleure bon les seventies est d’une qualité comparable à leurs compatriotes. Un premier essai en forme de coup de maître qui, on l’espère, ne restera pas sans suite.

-11) In the Company of Serpents – Lux

Pourtant pas des perdreaux de l’année, le trio du Colorado prend solidement place dans le peloton de tête de la jeune garde du doom / sludge : proposant un ensemble de compos aussi audacieuses que riches, ITCOS aura pris par surprise beaucoup de monde avec un grand album.

-12) Yawning Man – Live at Giant Rock

Cette année étrange nous aura malgré tout donné quelques satisfactions dont celle d’avoir retrouvé Yawning Man pour une generator party en plein désert qui fera date. Chamanique, éthérée, puissante, mélodique, envoûtante, cette expérience de fin du monde est une magnifique porte d’entrée vers un monde nouveau.

-13) Slomosa – Slomosa

Premier album pour les norvégiens, et carton plein, direct : Slomosa, le disque, est un album de pur stoner aussi respectueux des fondamentaux qu’enthousiasmant par sa maturité, sa richesse et sa fougue. Une réussite absolument bluffante, et un véritable espoir pour les années à venir.

-14) Bismarck – Oneiromancer

Encore des norvégiens, mais dans un genre plus austère : Bismarck a imposé son Oneiromancer dans un paysage doom parfois trop engoncé dans son classicisme. Entre fidélité aux codes et audace frondeuse, le groupe s’impose en fer de lance d’une nouvelle vague de doom classieux et excitant.

-15) ZOE – Back into the Light

Retour gagnant pour les frenchies avec un album solide. Si 6 ans d’attente est le prix à payer pour se faire chauffer les oreilles comme ça alors cela valait l’attente. Mais espérons tout de même que le suivant vienne très vite, surtout à ce niveau.

-16) Kanaan – Double Sun

Partenaire d’écurie de Causa Sui, Kanaan ne manque pas de points communs avec leurs aînés : adeptes des plans psych-jam et jamais frileux à la perspective d’explorations prog ou jazzy, ils affirment pourtant avec Double Sun leur identité propre, à travers des titres plus ciselés, pour une expérience hors norme.

-17) Sigiriya – Maiden Mother Crone

Six ans après leur second album, Mother Maiden Crone est sorti discrètement, mais n’est pas passé sous le radar de vos serviteurs : le stoner doomy/sludgy du quatuor gallois (dont des anciens Acrimony) fait mouche et aura bien usé nos platines cette année…

-18) Black Rainbows – Cosmic Ritual Supertrip

Faites fi de toute objectivité, Black Rainbows est dans la place. Pas besoin de se réinventer quand on a trouvé le bon assemblage. Les rouages biens huilés du trio livrent encore une fois cette année une plaque mystico-mécanique basée sur un savoir-faire éprouvé et estampillé stoner d’excellence.

-19) Colour Haze – We Are

De la sensibilité, de l’expérience, des années passées sur les routes à écumer les scènes, voilà les ingrédients de We Are, voilà ce qui fait l’identité de Colour Haze. Entre Jam et compositions érudites, le dernier album des Munichois prend par les sentiments et cajole l’auditeur de bout en bout. Une pièce sensible comme il en existe peu.

-20) Triptonus – Soundless Voice

Dernier segment d’un trio d’albums tous remarquables, Soundless Voice vient confirmer tout le bien qu’on pense de ce groupe/projet de stoner / psych rock instrumental. Ne vous laissez pas tromper par la très présente mythologie de cette triplette, c’est bien la musique qui compte, et ce disque l’affirme avec force.

 


On a été obligés de pousser le classement jusqu’à 20, du fait de plusieurs disques à égalité de notes, signe de la quantité d’albums qualitatifs ayant émergé cette année… Sans parler des disques qui se retrouvent aux portes du classement, de gros gabarits à l’image de Soldati, Tar Pond, Huntsmen, Ruff Majik, Slift, Humulus, Causa Sui, Siena Root, Black Tusk, etc… Plus de 66 disques ont été cités par notre équipe de 10 chroniqueurs dans les meilleurs de cette année ! Comme quoi, tout ne sera pas à jeter de cette année 2020 !

2021 arrive avec son lot de promesses… et de surprises à surveiller ! A découvrir avec nous !

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