Comme chaque début d’année, c’est l’heure pour la rédaction de Desert-Rock de vous proposer sa sélection des meilleurs albums de l’année passée ! 2024 était une année d’exception, dont on se souviendra longtemps. 2025 a proposé son lot de perles, en laissant un peu plus de chances à des dizaines d’autres albums de ne pas se faire “écraser” par le raz de marée de sorties rencontré l’année précédente…
Ce classement est la synthèse de l’ensemble des avis de l’équipe, reflétant la variété des genres que vous êtes habitués à retrouver chez nous (cliquez sur chacun pour lire la chronique détaillée du disque publiée sur le site à sa sortie) :
L’addition de 2 des formations les plus populaires de la francophonie se retrouve sur la première place du podium et ce n’est pas l’esprit cocardier français ou le chauvinisme helvétique qui a généré ce résultat attendu par certains. Ce qui a propulsé cette production en pole c’est le résultat époustouflant de contributions d’artisans du terroir au service d’une oeuvre unique transportant l’auditeur de bout en bout en enchaînant des séquences douces et synthétiques sur lesquelles les vocaux éthérés sont posés avec des plans de bûcherons efficaces menés par une double section rythmique magique. Monkey3 + Mars Red Sky = album de l’année qui mériterait amplement une suite.
Des adieux, ça se fait avec classe! Pour tirer sa révérence, Stonebirds s’offre ni plus ni moins qu’une place sur le podium de notre top 2025. Perpetual Wasteland est un album froid et poignant, catharsis nécessaire dans une époque peu encline à la légèreté. S’il déroute parfois le stonehead borné par ses incursions plus sombres, il mérite les hommages à défaut d’avoir obtenu les Foudres du métal. Un groupe que l’on pleure déjà, et que l’on se devait d’acclamer une dernière fois, avec force.
La formation pionnière de Borlänge entretient une rareté certaine depuis une quinzaine d’années en ne se produisant que très/trop rarement, ce qui n’était pas le cas à ses débuts quant le quatuor était en heavy rotation sur nos scènes et nos platines. Le stoner ne connaissait pas l’engouement actuel et c’est sur les structures parallèles que sortaient une palanquée de productions (sur des labels ayant depuis rejoint le rang de mythes). Cette sortie incontournable, mais pas au rayon frais, est une compilation de morceaux de choix sortis sous les radars dans l’underground, qui ont été sélectionnés par le groupe.
L’album le plus sombre et le plus lourd de l’année est probablement l’oeuvre de ce trop rare trio U.S., qui, avec ce Observance, propose vraisemblablement aussi son meilleur disque. Dans les confins du sludge le plus lourd et du doom le plus pessimiste, ce disque massif et quasiment hermétique délivre ses trésors avec retenue : difficile à pénétrer, Observance se mérite, mais quel disque !
Après presque vingt ans de carrière, la formation de Jon Davis connaît son affaire, et leur dernier album en est l’éloquente illustration : les doomsters anglais jouent sur leurs acquis, capitalisent sur leurs forces pour pondre une poignée de titres parmi les plus efficaces de leur discographie, rien moins ! Certes, la galette propose aussi quelques passages moins réussis, mais on retiendra surtout les nouvelles cartouches qui viennent déjà enrichir des set lists live dévastatrices.
S’il est prévisible dans son “débit” (un album tous les deux ans en gros), le duo allemand/étasunien propose à chaque fois une approche différente. Après un album travaillé, dense et aux compos parfois alambiquées, ils décident cette fois de se recentrer sur des basiques, avec un esprit résolument punk : des titres courts, basiques, des riffs percutants, et au final un album rempli de hits de sludge metal énervé qui peuvent tous trouver une place de choix dans les prestations live du combo. Efficacité.
On attendait beaucoup de ce nouvel album de la très rare formation finnoise et… on n’a pas été déçus ! Parfaite synthèse de leur puissant début de carrière, travail du son remarquable, inspiration sans faille… Absolutely Launched est impeccable de bout en bout. Toujours aussi puissant, le stoner-sludge-metal de DDJ fait mouche, et montre l’image d’un groupe vivant, en action, inspiré… que l’on espère voir vite sur scène.
Le trio suédois est le seul “nouveau” groupe de ce classement, véritable découverte dans un paysage musical bien saturé de formations plus anciennes. Leur premier album est un bijou de compositions stoner-psych-grunge-rock ambitieuses, subtiles et efficaces, qui rendent le disque addictif. Avec un second album en préparation, nos attentes sont au taquet ! La révélation de l’année 2025 ?…
On les croyait perdus pour notre cause, mais Kadavar signe l’album soulagement de l’année. Second opus livré entre deux shows par les infatigables Berlinois, Kids Abandoning Destiny Among Vanity and Ruin marque un retour aux sources assumé, sans renier leurs envies récentes. Un véritable retour en grâce qui leur ouvre encore une fois les portes de notre top de l’année. K.A.D.A.V.A.R. !
Le duo de doom U.S. a sorti cette année probablement son meilleur disque, résolument le plus abouti. Surfant sur le petit boost de renommée dont bénéficie Amy (avec Slower notamment), leur 3ème album vient démontrer la qualité d’écriture du binôme, à travers un disque parfaitement produit, rempli de compos où se mèlent doom, grunge, quelques vapeurs post-rock/noise, le tout dans une belle harmonie, et surtout une maîtrise remarquable. Malheureusement, l’incorporation d’Amy au sein d’AmenRa (!) est venue freiner la dynamique du groupe, décidément un peu maudit en terme de développement de carrière…
Au delà de la liste ci-dessus, d’autres superbes albums ont bien fait chauffer nos platines et se retrouvent au pied du classement mais méritent une mention, notamment Kal-El, 10Slip, Lo-Pan, Slomatics, Warlung, 16, Crystal Spiders, Ridge,... et plein d’autres !
Souhaitons-nous un 2026 au moins aussi intéressant musicalement – le reste, c’est du bonus !
2 commentaires
Filipo (24 janvier 2026 à 12 h 29 min)
Oui toute petite année…
Seulement un top 10 en 2025 !
2024 est encore toute jeune, c’est l’heure pour la rédaction de Desert-Rock de vous proposer sa sélection des meilleurs albums de l’année passée !
Ce classement est la synthèse de l’ensemble des avis de l’équipe, reflétant la variété des genres que vous êtes habitués à retrouver chez nous (cliquez sur chacun pour lire la chronique détaillée du disque publiée sur le site à sa sortie) :
Le quatuor de Borlänge effectue un comeback brillant avec Drifting In The Endless Void, un album parfois inégal mais foutrement efficace, dont certains titres viennent concurrencer ce que le groupe a produit de mieux au cours de sa longue carrière. Une première place dans notre Top 2023 amplement méritée malgré la flopée de plaques qualitatives sorties durant l’année, dont certaines proposées par des légendes de notre scène, aussi anciennes que Dozer.
Chassez le naturel, il revient au galop… En associant Jason Landrian à sa démarche de songwriting, dans l’objectif d’initier un projet différent d’Acid King, Lori se retrouve finalement avec… un nouvel album d’Acid King ! Et l’un des meilleurs, reposant sur son concept “cosmique” pour hybrider et finalement transcender son stoner doom classique et l’amener dans des galaxies inédites…
Pourtant sorti il y a quelques jours à peine sur la fin d’année, Dawn to Dusk se fraye sans difficulté une place sur notre podium ! Déjà une quinzaine d’années de carrière pour les vétérans de la scène stoner française, et le groupe parvient toujours à se réinventer ! L’identité du groupe et sa musicalité hors normes restent bien présentes, mais le trio y adjoint quelques incartades et expérimentations maîtrisées réussies, sur le chant, le son, l’écriture… Sans se trahir, ils créent des brèches et des perspectives sur autant de pistes d’évolution pertinentes… vivement la suite !
Les prêtres du doom metal atmosphérique revêtissent à nouveau leurs robes rituelles, leurs instruments prophétiques, et s’évertuent à nous bénir d’une nouvelle salve de sonorités grandioses, lourdes et envoutantes. Une messe saisissante intitulée Solace qui par sa richesse d’écriture et la profondeur de sa composition nous montre à quel point les gars de REZN savent ce qu’ils font.
Notre chronique du disque se terminait par “fort à parier que les top 2023 verront le nom du trio apparaitre plus d’une fois et assez haut, ou je n’y comprends plus rien.” Ils finissent cinquième de notre classement… et pour certains, ils figurent sur le podium. Bref, un album indispensable, clairement.
En trois albums seulement, les anglais de Green Lung se sont installés dans le top des groupes les plus excitants du moment, développant une musique résolument ancrée dans le siècle dernier (une sorte de doom metal matiné de NWOBHM), emmenée par une production et une énergie bien contemporaines ! Green Lung propose un coup de maître, avec un disque où toutes les compos sont plus efficaces les unes que les autres, comme autant d’hymnes à crier le poing en l’air pour leurs prochains concerts.
Le nouveau Gozu ne nous aura pas déçu, c’est un euphémisme : au sommet de leur art, les américains proposent un disque imparable, rempli de compos plus efficaces les unes que les autres, dans leur style si emblématique, mêlant stoner, grunge et metal, dans un ensemble puissant et mélodique. L’occasion de se rappeler aux souvenirs des quelques distraits qui auraient oublié de se pencher sur ce groupe d’exception ces dernières années… Preuve qu’il n’est jamais trop tard !
Le trio néerlandais enchaîne les albums depuis plus de 15 ans, sans faux-pas jusqu’ici, et on a le sentiment qu’avec Wave Cannon, ils atteignent une sorte de sommet : emmené par un David Eering au sommet de son art, le trio démontre une nouvelle fois son savoir-faire en terme de stoner psych puissant, se détachant de la concurrence dans leur style. Pourtant leurs sorties discographiques, sur de petits labels, sont trop discrètes – à vous, lectrices et lecteurs, de faire l’effort de trouver le disque, vous ne le regretterez pas.
Une galette complète de douze pistes pleine d’une énergie saturée de fuzz et d’atmosphère désertique. Un album d’une riche diversité musicale qui ne trahit en rien la substance de base de Black Rainbows. De quoi conforter davantage le groupe dans sa position parmi les leaders du Stoner européen.
Quasiment trois décennies d’existence, et les japonais de Church of Misery ne se sont pas calmés ! Le stoner doom nerveux et glaireux du groupe de Tatsu Mikami est toujours bien présent et toujours aussi agréable pour tout cerveau un peu dégénéré comme le nôtre… Enrichie de leur expérience (et notamment de quelques influences plus psych/blues, stimulées entre autres par le retour au bercail de leur 1er chanteur, aussi présent sur le side project Sonic Flower), leur science du riff gras et glauque vise encore juste et fait toujours aussi mal !
Le Nautik Doom de Ahab a encore frappé fort en 2023 ! Et même en étant sorti début janvier, The Coral Tombs est resté dans nos oreilles toute l’année. Entre créatures oubliées et contemplation des profondeurs, ce disque nous aura complètement absorbé dans son exploration de l’infini sous marin. On ne peut donc que vous inviter a plonger et replonger dans notre titre préféré qu’est Mobilis in Mobili…!
Alors qu’on croyait le groupe/projet suisse mort-né après l’excellent premier disque posthume Protocol Of Constant Sadness, le groupe s’est re-construit en une entité bien vivante cette fois, pour un résultat qui s’inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur : proposant un doom mélodique très efficace, Petrol souffre un peu de ne pas avoir le facteur “découverte surprise” du premier album, qui était un peu sorti de nulle part, mais il confirme le potentiel du groupe, que l’on espère voir s’activer et prendre vie (notamment sur scène).
Witchskull c’est un trio australien, qui joue une musique de vieux doomsters anglais, matinée de stoner scandinave et californien… un mix détonnant mais maîtrisé, qui trouve sur ce quatrième album une sorte d’acmé musical. Supporté depuis longtemps par le discret mais intègre label culte Rise Above, The Serpent Tide a tout pour séduire… ne reste qu’à l’écouter !
14) Wolvennest – The Dark Path To Light
Le quatrième album de la formation Belge Wolvennest est plus « ramassé » que les précédents. Les titres, plus courts, dévoilent ainsi toute leur efficacité et font de The Dark Path To The Light un disque absolument imparable !
Confirmant son évolution musicale de ces dernières années, Blood Ceremony assume le risque de se détacher progressivement de son public initial, amateur d’un peu plus de saturation notamment… Pourtant, comment résister aux mélodies envoûtantes du combo, à la voix hypnotique d’Alia O’Brien, et à ce talent d’écriture et d’arrangements vintage désarmants ? Difficile… On succombe donc à nouveau, et on re-tombe dans le piège… comme à chaque fois !
Cette année fut encore une fois riche en excellents albums qui auront bien usé nos platines, et les contraintes de ce type d’exercice étant ce qu’elles sont, on regrette de ne pas y voir figurer les excellents disques de Ritual King, Bees Made Honey In The Vein Tree, Ruff Majik, Borrachio, Caivano, Giöbia, I Am Low, King Gizzard & the Lizard Wizzard, Bell Witch, etc… qui se retrouvent tous aux portes du classement ! Mais comme disait ce fameux doom-addict qu’était André Gide, “choisir c’est mourir un peu”. 38 disques ont été cités dans l’ensemble des tops de notre équipe de rédaction, autre signe de la richesse de cette année !
On croise les doigts pour que 2024 soit du même niveau !
C’est le maronnier chaque année évidemment, voici donc le très attendu top des meilleurs albums de l’année pour Desert-Rock.
Ce classement est la synthèse de l’ensemble des avis de l’équipe, reflétant la variété des genres que vous êtes habitués à retrouver chez nous (cliquez sur chacun pour lire la chronique détaillée du disque) :
Quand les parrains du genre décident de proposer un album de reprises, évidemment ils ne le font pas n’importe comment : à travers un mélange habile de valeurs sûres et de vraies découvertes, ils parviennent non seulement à offrir un regard précieux et rare sur leurs références musicales (bariolées… comme la pochette du disque !), tout en proposant simplement un excellent album… de Monster Magnet ! Superbe performance.
Un album d’une densité incroyable et malheureusement dans l’esprit du temps. Il clôture plus d’une décennie de collaboration entre des musiciens d’exception et achève (?) une œuvre d’une rare intelligence émotionnelle. Le Samsara s’en va comme il a vécu, créatif et talentueux.
Premier opus d’un triptyque qui aurait dû aboutir sur l’année et devra attendre. The Burden of Restlessness clame haut et fort qu’il faut compter sur King Buffalo et ses riffs tout en progression et en subtilité. Un album où même lorsque les compositions sont sur le fil, elles tombent toujours du côté de la lumière.
Les artisans de Domkraft sont revenus cette année avec un bel objet portant leur pâte. Une galette lourde, signe de qualité et pourtant assez légère pour revenir toute seule et quasi sans fin sur la platine. Seeds a su saisir l’auditeur et confirmer le savoir-faire de Domkraft. Un must have de l’année écoulée.
Générosité et lâcher-prise font de ce nouvel album de Domadora une rafraîchissante réussite de 2021. The U Book est un inattendu voyage aux confins du jam et de l’entente entre musiciens. Et tant pis pour ceux qui ont commencé à faire leur bilan de l’année fin-novembre, avant sa sortie…
L’une des meilleures formations de l’Histoire du stoner a annoncé son retour aux affaires début 2022. Pour faire patienter leurs inconditionnels, il faut savourer ces 6 plages captées entre 2004 et 2005 alors que le groupe était à son apogée – soit quand Through The Eyes Of Heathens était en gestation – ainsi que l’ovni “Vinegar Fly” au destin tragique. Zéro remplissage et zéro faute de goût au menu de cette plaque qui constitue une excellente opportunité pour se plonger voire se replonger dans le répertoire de Dozer.
Dark Majesty, ou l’édition 2021 d’une recette maintenant bien maîtrisée. Des grattes ultra-fuzzées enchainées à une section rythmique au groove puissant, surplombées par une voix planant au-dessus tel le vaisseaux spatial souvent présent sur les couvertures. Le tout jouissant d’une prod monumentale et d’un mix extrêmement soigné. Une pièce de plus de ces chers amis norvégiens, à collectionner sans hésiter.
La Suède a encore quelques pépites dans son sac à dévoiler, et Alastor en est une. Avec son (seulement) second album, le groupe confirme un talent d’écriture bluffant, au service de compositions riches et intelligentes, servies par un son délicieux. Un disque enthousiasmant et une véritable promesse pour l’avenir.
Small Stone Records n’est pas mort ! Ils nous ont dégoté cette année cette pépite de groupe dans la droite lignée de leur solide catalogue de référence, à savoir une production de vrai bon stoner U.S. : un stoner énervé mais pas que, avec des morceaux malins et efficaces, un bon chanteur… On croise les doigts pour que le groupe continue sur cette lancée.
Le groupe de doom que l’on adore détester, pour de mauvaises raisons ! Your Time To Shine, sans prétention, dans la droite lignée de leurs productions précédentes, a trouvé sa place dans notre top de l’année, à force de riffs solides, d’un son toujours aussi efficace et d’un talent d’écriture que l’on ne peut pas contester. L’album est perfectible ? Certes, mais il procure quand même une bonne dose de doom de qualité, alors ne boudons pas notre plaisir.
Directe émanation du doom metal old school des années 70-80, les anglais de Green Lung confirment tout le bien que l’on pensait déjà d’eux, avec ce qui est probablement leur meilleur album à ce jour. Complètement décomplexé, le quintette tire un peu dans tous les sens… et touche la cible à chaque coup ! Leur énergie, leur inspiration décomplexée et leur qualité d’écriture nous ont rapidement conquis.
Difficile à dire en ce moment mais… le COVID n’a pas produit que de mauvaises choses ! Perturbés et isolés par les diverses contraintes sanitaires, les musiciens de ces deux groupes que rien ne semblait rapprocher a priori – Kadavar et Elder moins leur bassiste – se sont retrouvés en studio pour écrire et enregistrer cet album dont la qualité en aura surpris plus d’un. Kadavar et Elder ça ne pouvait que bien fonctionner ensemble de toute façon !
Ultra, voilà un titre qui pourrait passer pour présomptueux et qui au lieu de cela signe l’avènement de Kadabra, Ultra aura été l’une des plaques qui cette année aura su sublimer cinquante ans de riffs sabbathesques pour les inclure dans des compositions aux structures modernes pour faire ainsi souffler un vent de fraîcheur sur cette jeune production.
Parmi la nuée de disques de psych sortis cette année, peu finalement ont émergé à l’occasion du bilan. Mythic Sunship fait partie de ces groupes qui ont su se démarquer, à travers un album mêlant très adroitement jam rock et psych rock, le tout dans un chaos musical en équilibre précaire entre improvisation WTF et structures instables. Le disque avait tout pour se crasher, mais à force d’innovation, de créativité et de maîtrise, il sort habilement son épingle du jeu.
Acheron – second disque de King Buffalo sorti cette année – est le Dark side of the moon du troisième millénaire. Et King Buffalo est le plus grand groupe de rock actuel. Point barre.
La renaissance du combo culte suédois, plus de 12 ans après son précédent disque et après 35 ans de carrière, tout de même ! Tout nous laissait craindre le disque de trop, puant la naphtaline et l’absence d’inspiration. C’est tout le contraire, Count Raven apparaissant bien décidé à retrouver sa place de référence parmi les groupes de doom metal old school qui comptent… encore et toujours !
Entre Witchcraft et le prog 70’s, avec l’ombre de Pentagram planant non loin, évidemment, les écossais de Lucid Sins proposent un second album plus abouti, plus mélodique. Une friandise.
18) Suncraft – Flat Earth Rider
C’est leur premier album et ils ont ensoleillé mon été ! Sur un mélange de Truckfighters et Elder (entre autres bien sûr), énergique, puissant et un peu gras sur les bords, bref parfait pour combattre la pluie !
Gentry Densley est devenu un discret mais toujours trop peu productif génie musical, un compositeur éclairé mais atypique, et un interprète passionné. Après Ascend et surtout Eagle Twin ces dernières années, il dépoussière Iceburn, un projet enterré depuis 20 ans, et propose avec ses compères 2 titres (!) boursouflés d’audace, d’originalité, de puissance, et de talent, donc. Un disque complexe mais passionnant.
Comme chaque année on a poussé le classement jusqu’à 20 disques, ce qui permet de ne pas laisser dans l’ombre des disques fort qualitatifs… Quant aux albums aux portes du classement, ils sont le signe d’une année de production finalement plutôt riche, en découvertes (Moon Coven, Wormsand, Bogwife,…) ou en valeurs sûres (Sunnata, Motorpsycho, Khemmis…). 45 disques ont été cités par notre équipe de 10 chroniqueurs dans les meilleurs de cette année !
A nous 2022 !
3 commentaires
didier ribes (12 janvier 2022 à 19 h 56 min)
alors si Spidergawd n’est pas du stoner ou proche du mouvement que fait Vintage Caravan dans les chroniques d’album ?
On voulait participer aux vingt ans des vétérans scandinaves Dozer, donc on vous livre en exclu ce petit inédit, capté au Desertfest Belgium il y a quelques semaines. Malgré un son un peu moyen au début, on tenait à vous le proposer quand même…
L’affiche du Desertfest Belgium avait déjà une sacrée gueule, et on apprend aujourd’hui que s’y rajoutent rien moins que les français de MARS RED SKY, mais aussi HARSH TOKE, BLACK-BONE, et VANDAL X. Retrouvez ci-dessous l’affiche à jour, sachant que d’autres groupes viendront encore la compléter d’ici là.
Les groupes confirmés sont donc :
Goatsnake, Orange Goblin, Bongzilla Fatso Jetson, Dozer, Moon Duo, Greenleaf, Valient Thorr, Ufomammut, Causa Sui, Siena Root, Monolord, Mars Red Sky, Sourvein, Glowsun, Carlton Melton, Monomyth, Child, Harsh Toke, Planet Of Zeus, Vandal X, Tangled Horns, Psychonaut, The Progerians, Wheel Of Smoke, Sunder, Fever Dog, Black-Bone et 3rd Ear Experience.
Il ne devrait pas en falloir beaucoup plus pour inciter les derniers hésitants à rejoindre Anvers les 9-10-11 octobre prochain. On s’y retrouve ?
Vous pouvez acquérir le sésame pour les trois jours pour le prix de 96€ via ce lien.
Par ailleurs, l’orga s’est acoquinée avec un hôtel à proximité pour proposer une offre piaule (cliquez ici).
Ca y est le running order pour le prochain Up In Smoke est connu ! Les festivités débuteront le vendredi 3 octobre avec Phased à 17 :00 une demi heure après l’ouverture du site. Les Suisses seront suivi de deux formations genevoises : Intercostal sur la Main Stage et Wardhill sur la Side Stage. The Vintage Caravan et Conan se produiront à leurs tours chacun sur une scène (c’est les Britanniques qui iront sur la scène de côté) avant un tiercé qui se jouera sur la plus grande scène : les Italiens d’Ufomammut puis le headliner Fu Manchu et finalement Blues Pills. La soirée s’achèvera sur les coups de 2 :30 après le set d’un Dj.
Les tickets 1 jour pour le vendredi sont en vente ici :
Après quelques heures de sommeil, on attaquera le samedi à l’heure du lunch (ouverture vers midi trente) par un trio helvétique : No Mute, Black Willows (sur la Main Stage) et Hellroom Projectors. Tommi Holappa débarquera sur la grande scène pour la première fois de la journée avec Greenleaf puis les Français de The Socks iront sur la Side Stage. Ensuite la scène principale restera en mains scandinaves avec Lonely Kamel et Alunah mettra le feu sur la petite scène. Tommi reviendra avec les légendaires Dozer pour une heure de show avant que Mars Red Sky – idéalement placé à 20 :30 – prenne le relai le temps que Brant Bjork s’installe. Après la légende US, nous resterons en terres ricaines pour le dernier show sur la petite scène qui sera celui de Naam. En conclusion nous aurons droit à une heure et quart de Kadavar juste avant un retour du Dj pour une fin de soirée planifiée à la même heure que la veille ceci afin de préparer le camping à l’intérieur de la salle pour profiter de quelques heures de repos après douze heures de stoner. Vous pouvez commencer à compter les heures nous séparant de cet événement !
Les tickets 1 jour pour cette journée de folie sont en vente là :
Ca y est l’affiche du prochain Up In Smoke qui se déroulera à Bâle les 3 et 4 octobre prochain est complète avec l’annonce de la participation de Phased. Ce dernier groupe, le régional de l’étape, complète une affiche impressionnante avec Kadavar, Fu Manchu, Dozer, Blues Pills, Brant Bjork qui présentera son Low Desert Punk, Ufomammut, Conan, Naam, Mars Red Sky, Lonely Kamel, Greenleaf, The Vintage Caravan, Alunah, The Socks, The Black Willows, No Mute, Intercostal, Wardhill et Hellroom Projectors.
Nous vous communiquerons dès vendredi la timetable définitive !
On vous rappelle qu’il y aura la possibilité de pioncer sur place après le dernier concert chaque soir. Il n’y a vraiment aucune raison de ne pas se pointer dans la ville à la frontière de trois pays représentés à l’affiche !
Alors que quatre noms avaient été annoncés la semaine passée pour nous faire saliver, voici une nouvelle salve de groupes pour le festival Up in Smoke édition 2014 qui se déroulera les 3 et 4 octobre au Z7 de Pratteln, en Suisse.
Kadavar, Ufomammut, Dozer, Greenleaf, Conan, Mars Red Sky, Lonely Kamel, Alunah, Intercostal, Wardhill, Hellroom et Projectors.
Filipo { Oui toute petite année... Seulement un top 10 en 2025 ! }
Oui toute petite année…
Seulement un top 10 en 2025 !
Bref, une petite année doom/Stoner.