Beastmaker – Lusus Naturae


 

beast

Beastmaker c’est un peu la success story du moment. Venu de Fresno, Californie, soit le néant culturel et artistique à 3 heures de route de Los Angeles, le trio se passionne pour les films de série Z, l’occultisme cheap et le hard rock dans son écrin le plus rétro. Une sorte de réponse américaine à Uncle & The Deadbeats en somme et, malgré une absence totale de références, Alejandro Saldate Jr, John Tucker et Trevor William Church réussissent à intéresser Rise Above Records, sur la base de quelques vidéos et pistes démo. Un album, une tournée Européenne avec Blood Ceremony, puis une autre US avec Monolord (et les indispensables Sweat Lodge) plus tard, les lettres ensanglantées du logo délicieusement désuet de Beastmaker se sont désormais affichées un peu partout. Pourtant, leur première publication, Lusus Naturae, sortie dans le flot de 2016 aura mis du temps pour atteindre mes oreilles. Il faudra du temps désormais, c’est une certitude, pour l’en déloger.

Par bien des aspects, Beastmaker peut être associé à la vague rétro/occult rock qui sévit ces temps-ci. Lusus Naturae suinte par tout les pores de ces références désuètes, de ce son anachronique, réussissant, en un sens, à créer un pont entre la mélasse doomy d’Electric Wizard et le son horror-pop d’Uncle Acid. Un poil primitif donc, Beastmaker assène son doom à haute teneur en T.H.C. à grand renfort de riffs plombés, bénéficiant toutefois de la voix de Church pour éclaircir son propos. Les titres s’enchainent sans troubler l’écoute et si bien sûr l’inspiration des aînés se fait souvent sentir, quelques véritables moments de bravoure suffisent à hisser le disque sur la bonne pente, celle des albums qui véhiculent le cool : j’en veux pour preuve « Find The Stranger », dont la ligne vocale sur le refrain, obsédante, n’a toujours pas fini de revenir inlassablement me hanter jour et nuit (si quelqu’un arrive à me dire pourquoi elle ne m’est pas étrangère, je suis preneur). Émaillé tout du long de titres entêtants, souvent pertinent, quoiqu’un peu long, le premier album de Beastmaker démontre avec brio qu’il y a un avenir dans la musique, même pour trois freaks de Fresno, CA.

 

Point vinyle :

Rise Above propose la galette en Die Hard (150 copies, avec 7’ et patch inclus. Autant vous dire qu’ils sont sold-out depuis longtemps), en rouge (500 ex), en violet (500 exemplaires), en blanc (189 pressés) et pour finir en vert sur la tournée du groupe (406 disques disponibles en cette couleur). 

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