Black Rainbows – Pandaemonium


 

« J’en appelle aux forces infernales, Behemoth, Astaroth, Azazel ! Je vous invoque !
– Si ? Ciao !
– Hein ? Bordel, mais vous ressemblez vachement aux mecs de Black Rainbows !
– Normal, c’est nous, venus tout expliquer aux mortels sur les mondes infernaux le 6 avril avec la sortie de notre sixième album, “Pandaemonium” et nous t’en offrons la primeur, toi qui nous lie par la connaissance de nos vrais noms. »

Voici donc cher lecteur comment m’est arrivée cette œuvre diabolique à l’efficacité démoniaque. Le Fuzz des morceaux est toujours bien là et il est toujours aussi prenant, si “Sunrise” est une attaque velue, elle reste bien tranquille au vu du reste de l’album mais déjà transpire la référence à Fu Manchu. Dès le second morceau “High to Hell”, la basse vient nous rappeler que le trio est maître de l’accord gras et lourd et elle pose toute la puissance et l’agressivité du groupe à l’instar du son d’un Kadavar dans ses moments les plus énervés. Le chant nasillard et rugueux à la fois de Gabriele apporte toujours la couche psychédélique magistrale qu’on attend des Black Rainbows et le nouveau batteur Tommaso Moretti délivre une frappe ferme et lourde là où son prédécesseur (victime de problèmes de santé) avait la baguette plus sèche, le groupe y a donc gagné au change ce qui n’était pas évident.

“The sacrifice” m’a giflé tout du long comme une descente de bobsleigh au sein de l’Enfer de Dante. Pandaemonium est un album qui s’écoute à plus de 150 à l’heure (Ami lecteur, essaye sur l’autoroute, tu verras) et même si j’ai eu un temps d’arrêt sur “Grindstone” qui est un morceau où l’on hésite entre la retenue et l’atteinte des limites vocales de Gabriele, on se laisse prendre par les bandes sons
retravaillées en loop qui nous plongent dans une atmosphère de folie. C’est donc peut-être finalement un effet voulu que cette impression de douleur vocale car elle justifie le titre de l’album et à la réécoute ce titre est d’une sensibilité incroyable et d’une intensité folle. Du côté du mixage, “Riding Fast Till The End Of Time” permet d’en apprécier tout l’équilibre, chacun trouve sa place lors de l’audition et on appréciera une guitare addictive avec des Solis que l’on aimerait sans fin au sein d’une composition pleine de maestria et de puissance.

L’album clôture avec deux morceaux notables, “The Abyss” qui est une possession rythmique, de celles où le corps devient esclave de la musique et laisse une empreinte sur l’esprit. Enfin “13th Step Of The Pyramid” nous fait gravir le Pandémonium et nous met à genoux pour adorer Méphistophélès tout puissant. L’atmosphère de ce titre de clôture est si lourde une fois de plus grâce à la basse, qu’on flirterait presque avec des rythmiques Doom.

Au final cet album confirme la place de Black Rainbows dans le panthéon du Heavy Psych et du Fuzz, une place de choix qu’ils défendent bec et ongle, considérant qu’ils ont livré avec Pandaemonium leur album le plus complet et ce n’est pas moi qui remettrait cette perception en question! Sur ce, je vais aller me repasser l’album à l’envers et signer mon pacte avec nos trois Démons…

Note de Desert-Rock
   (8.5/10)

Note des visiteurs
   (8/10 - 2 votes)

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