Church Of Misery – And Then There Were None…


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Banderille après banderilles, Church Of Misery, le plus américain des groupes japonais continue son exploration en musique des macabres élucubrations des plus notables sérials killeurs de notre temps. En 5 (ou 6) albums (tout dépend de ce qu’on fait du Vol. 1), Tatsu Mikami et ses compères ont planté le drapeau blanc, frappé du soleil levant sur les terres dévastées du doom sludgy, en plein territoire Yankee donc. Et pour And Then Were None… plus que jamais, l’accent américain se fait sentir. En effet le bassiste nippon s’est adjoint des services de Dave Szulkin (Guitare / Blood Farmers), Eric Little (Batterie / Earthride) et Scott Carlson (Voix / Repulsion, ex Cathedral), enregistrant les instruments dans le Maryland et les voix à Los Angeles.

And Then There Were None… reprend les gimmicks chers au groupe, fait suinter ses guitares d’une sauce au goût de sud des USA et déroule, sous un groove de marécage, de bien sordides histoires. On y retrouve les atrocités commises par quelques uns des plus dangereux criminels de notre temps (la Bonder Family, Harold Shipman, Tommy Lynn Sells et autres), l’occasion idéale pour se pencher sur les faits d’armes de ces charmants garçons. Si l’on est loin de la folie doom sludgy, aux accents sudistes et psychédélique de l’insurpassable Houses Of The Unholy, on en retrouve tout de même quelques ingrédients, tel le pont de « Doctor Death » ou l’intro de « River Demon ». La basse proéminente de fuzzée de Mikami fait son œuvre, relevant délicieusement quelques compositions moyennes (« Murderfreak Blues »). Toutefois l’ensemble ne se hisse pas au niveau du reste de l’indispensable discographie du combo. La voix de Scott Carlson, qui n’a ni la puissance ni la folie de ses prédécesseurs, contribue à rendre cet album trop tiède malheureusement.

 

Point Vinyle :

Rise Above oblige, les choses sont faites pour le mieux. 500 LPs noirs, 500 violets transparents, 700 en violet opaque, 250 en rouge et noir. La version Die Hard (150 Clear, 200 en Clear & Purple) quant à elle vient avec un 7’ notable, d’autant plus que les paroles s’attardent sur l’histoire de la facétieuse Clementine Barnabet, qui cumule deux particularismes rares dans l’histoire des sérials killeurs : être une femme et être noire. Pas sûr que cela suffise pour rassurer les familles des 17 personnes qu’elle a massacré à la hache au nom de l’église du sacrifice.

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