Crowbar – Zero and Below


Février 2020, Kirk Windstein attaque la promotion de Dream In Motion, son premier album solo et met une touche finale au deuxième album de Crowbar, dont la sortie est prévue pour la fin de l’été. Un emploi du temps millimétré pour le divin barbu, à peine contrarié par une pandémie mondiale quelques semaines plus tard. Le monde est immobilisé durant 2 ans et Zero and Below gardé au congèlo tout ce temps, pour nous parvenir aux premières fontes de neige de 2022 (enfin métaphoriquement, merci le réchauffement climatique). Aussi improbable que cela semble, Kirk Windstein, parolier se nourrissant des horreurs de ce monde pour accoucher de ses textes, n’a pas trouvé en deux ans de pandémies, crashs économiques et morts en cascade, de raisons suffisantes pour toucher à son bébé. De son propre aveu tout ce temps à réécouter l’album l’a conforté dans l’idée qu’il n’y avait rien à y changer. Audacieux.

Et pourtant force est de constater que Capt’ain Kirk a eu raison. Zero and Below est parfait comme il est. Sombrement lumineux, désespérément enthousiasmant. Sans toucher à sa formule (power chords en pagaille, break de mammouths, voix rocailleuse sur désespoirs patentés) Crowbar renoue avec la majesté mélodique de ses vertes années (98 – 2001) : entre déboulés ultra efficaces (« Chemical GODZ », « The Fear That Binds You ») et mid tempi aux développements plus ambitieux (« Bleeding From Every Hole » et surtout le majestueux morceau titre « Zero and Below »), Crowbar a bel et bien donné le meilleur de lui-même. Shane Wesley, leur nouveau bassiste, apporte déjà beaucoup, rappelant un peu Pat Bruders, faisant oublier le vrai faux retour de Todd Strange dans le groupe. Toujours produit par Duane Simoneaux (comme les trois Crowbar précédents, l’album solo de Windstein et son prochain à venir), Zero And Below est le meilleur album de Crowbar depuis de nombreuses années, venant à mon sens se classer quelque part entre le riffing de Sever The Wicked Hand (2011) et le souffle de Sonic Excess In It’s Purest Form (2001). D’ici à pouvoir regarder Odd Fellows Rest dans les yeux ? Sachons raison garder tout de même.

 

Point vinyle: 

Le LP noir est disponible facilement et un peu partout, un Blue and Ice limité à 300 exemplaires est disponible via le shop de Brooklyn Vegan, un light blue chez Nuclear Blast et pas mal d’autres couleurs (splatter bleu et blanc, Transuscent Galaxy, noir et bleu et un très moche tricolore noir, bleu et gris bien déprimant) sur le site du label (ou via le site du groupe). Attention aux frais de port et de douane cependant.

 


Note de Desert-Rock
   (9/10)

Note des visiteurs
   (10/10 - 1 vote)

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