Dopelord – Sign Of The Devil


Dopelord, quartet polonais avait fait souffler un petit vent frais depuis sur la planète doom avec son autoprod sur le lablel Green Plague Records en 2018. Children Of The Haze s’était démarqué par une approche entre classicisme et originalité.  Cette fois ci l’objet flirte avec les limites de l’EP mais il s’agit bien d’un long format (Avec 36 minutes réglementaires, il n’y aura pas de rab’ vous êtes prévenus.). Voyons donc ce que ce que nous livrent les arcanes de Sign of the Devil.

Lourd comme un Monolord d’entrée de jeu, l’album pourrait être de ceux que l’on a tôt fait d’oublier. Pourtant la plaque s’avère être une source de plaisir à chaque écoute. Nos quatre doomeux jouent des rythmes entêtants qui portent la plaque jusqu’à ce qu’émergent des soli grinçants et agressifs comme sur “Heil Satan”. A l’instar de leur précédente production on ne nage pas dans l’originalité permanente, cependant le rythme fait tout. Il est obsédant sur chaque morceau. Il force la nuque à s’incliner et cette chose rythmique qui possède le corps et l’âme de nombreux groupes du circuit apporte ici quelques inattendus comme des passages au clavier sortis de films 80’s et particulièrement notables sur “Heil Satan” ou “Doom Bastards”.

Ces deux morceaux que l’on a tôt fait d’identifier comme l’âme de la bête sont servis par un mix de voix sludgy et claire qui apporte une profondeur héritière de la précédente production. (“Heathen” n’est à ce propos pas le titre le plus en reste)

Sign of the Devil offre à l’auditeur une constante évolution mélodique, navigant même dans les eaux de la balade sur “Bastards of Doom” et révélant l’aspect composite des morceaux de façon flagrante. Dopelord évolue finement. Plus qu’entre les morceaux, il évolue au cours des compositions pour y dissimuler quelques facettes rétro et enlevées que “Headless Decapitator” va remettre sur le tapis mais avec bien plus de force qu’ailleurs. L’album semble dès lors conçu comme un live, une set liste bien foutue qui attaque dans le lourd, s’envole et clôture sur un rappel bourrin tout en rapidité.

Avec cet album Dopelord confirme qu’il a trouvé son tempo de croisière dans la prolongation de son précédent album Children of the Haze. Quant à sa position au sein des LP, je reste dubitatif, j’en aurait bien repris un peu tout de même.

 


Note de Desert-Rock
   (7.5/10)

Note des visiteurs
   (10/10 - 2 votes)

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2 commentaires
  • 7.5! La nuance est certes subtile mais elle est là.

  • Un peu sévère La note de 7! Je remonte. 🙂

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