Elephant Tree – Habits

Label : Holy Roar Records (2020)
Chroniqué par Flaux

On va tout de suite délivrer la conclusion de cette chronique.

Il ne sert à rien de développer, tenter de filer une métaphore ou d’expliquer comment cet album est construit, ni quelles sont ses articulations, climax et dénouements.

Angoissant autant qu’angoissé, anxiogène et pourtant aérien, massif, intime, électrique et folk, le nouvel album d’Elephant Tree pue la maturité à tous les étages.

Le groupe fait montre d’une identité personnelle franche et affirmée depuis sa naissance, laissant sur le bas-côté tous les groupes copistes, traçant son propre sillon, loin, bien loin des influences par trop évidentes dont on pourrait l’affubler.

Elephant Tree est un groupe mélodique, au savoir-faire indéniable en la matière et ce nouvel opus Habits enfonce plus profondément encore ce constat.

Mais là où son prédécesseur semblait parfois indolent et insouciant, la nouvelle création des anglais, redevenu quatuor, ne souffre d’aucune faiblesse adulescente et se permet un mélange des genres absolument magique. Shoegaze, folk, americana, post-rock par moments, résolument mélodique dans le chant, ce nouvel album dresse une mappemonde sonore ébouriffante où le travail sur les textures et les ambiances passe au révélateur les joies et souffrances de ses commanditaires.

Un mur de son, une batterie bien plus précise qu’avant, une basse gourmande, un chant travaillé, un mixage d’orfèvre tambouillent les huit nouveaux titres qu’on parcourt d’une traite, impressionné par la richesse offerte à nos oreilles.

La musique d’Elephant Tree n’est ni compliquée ni technique mais elle est généreuse, massive, aimante et passionnante car parcourue de doutes. Elle est passionnée car sûre de ses forces et belle puisque fragile tout simplement. Avec Habits le groupe nous offre un voyage majestueux que l’on refait à l’envie, une des meilleures livraisons de 2020, et un album de chevet pour de longues années à venir.

Chapeau bas messieurs.

 

 



Note de Desert-Rock :
   (9/10)

Note des visiteurs :
   (9/10 – 1 vote)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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