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Gnome – King

 

Gnome est un trio bien plus grand que des nains de jardins mais arborant fièrement comme eux un chapeau pointu rouge vif. Ils font valoir leur humour décalé ainsi que leur stoner prog inventif et aguicheur depuis leur premier album Father of Time sorti en 2018. Pour la sortie de leur seconde plaque, King, ils s’acoquinent avec Polder Records maison de qualité dont nous vous vantons régulièrement les artistes ici. Au passage les Anversois de Gnome s’exposent au sein d’un clip, Wenceslas, qui sera une parfaite introduction à l’écoute de leur nouvel opus.

Autant vous prévenir d’entrée de jeu, il n’y a pas beaucoup de bonnes raisons de ne pas aller écouter l’ album King de Gnome. A moins de nanopabulophobie,  de confondre Anvers et le rouge d’être tombé assis sur un nain de jardin (je vous jure docteur c’ était un accident!) bref, d’ avoir un certificat médical. Il faut jeter une oreille à Gnome, c’est ainsi.

L’album compte des morceaux piliers, blocs de bonne humeur et de créativité sautillante, Ambrosius, Wenceslas, y compris le presque pop Empire où s’ est invité Oskar Logi, guitariste et chanteur de The Vintage Caravan, excusez du peu.

King, tient à la foi du prog et du hard rock comme sur Antibeast ou Kraken Waken qui sait aussi accrocher des sonorités doom. Les couplets bagarreurs de Platypus Platoon viendront compléter la sensation de puissance qui ne quitte que rarement la plaque.

A la réécoute on ne trouve pas grand-chose à jeter dans tout le travail fourni, les doigts cavalent sur les cordes de guitare comme de basse, ça tabasse méchamment pendant que côté fûts ça claque et ça swing. Bien sûr, cet album perdra sans doute de son éclat à être repassé en boucle mais pour autant un passage régulier par la platine devrait remettre un peu de fraîcheur dans les écoutes de son détenteur et ainsi assurer une certaine longévité aux compositions que King contient.

Gnome est une formation inventive et puissante, leur présentation décalée ne fait jamais d’eux une troupe de musiciens sans sérieux. Les morceaux sont léchés, travaillés jusqu’à la dernière note et le son parfaitement maîtrisé, un parfait travail d’artisan que l’on souhaite ardemment voir reconduit de nouveau au sein de nouvelles productions, mais d’ici là laissons venir à nous les hordes de lutins, qu’ils envahissent les salles de concerts que l’on puisse admirer les créatures à l’œuvre.

Note de Desert-Rock
   (8/10)

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