Inter Arma – Sulphur English


A mes oreilles, et à celles de pas mal de monde, Paradise Gallows, le précédent disque d’Inter Arma, est un sommet de mélange des genres, de death metal au tempo mourant, de sludge psychédélique et lugubre. Et bien sûr son successeur était attendu avec autant de fébrilité que d’inquiétude, puisque c’est le propre des chefs d’œuvres que de ne pas pouvoir être égalés. Cette attente, couplée au caractère touffu de la musique du quintet de Richmond explique le temps qu’il aura fallu pour que cette chronique voit le jour.

Car cet album, n’y allons pas par quatre chemins, est une inévitable déception. Passé « Citadel », titre monstrueux dans la droite lignée du disque précédent, le reste souffre de nombreux défauts inhérents à ce qui semble être une volonté de paraître plus intelligent que cette musique ne l’est en réalité. La ligne vocale de « A Waxen Sea » ne fonctionne pas (voire gêne) et les nombreuses accalmies du disque, passages censés préparer la furie qui va suivre,  ne font finalement que sortir du disque, dont l’unité ne semble pas fonctionner. La musique du groupe use et abuse d’effets dissonants, d’astuces sonores et souffre au final de cette même impression de prétention qui émaille les albums récents de Mastodon (Inter Arma aussi d’ailleurs a laissé le leadership à son batteur,  une erreur ancestrale dans la musique rock, nous le savons depuis Genesis). A ce jeu « Blood on the Lupines » et surtout la pièce maitresse « Sulphur English » apparaissent comme des sommets d’arrogance musicale.

Alors que la presse semble unanime pour louer l’évolution du groupe, qui a toujours clamé être en mouvement et vouloir voguer à travers les genres, Sulphur English m’apparaît comme une énorme déception. Lorsque la musique metal se pense plus maline qu’elle ne l’est, les groupes finissent toujours par sonner comme du mauvais Neurosis (j’ai tendance à penser qu’il s’agit là d’un pléonasme). Une fatalité dans laquelle Inter Arma se vautre allègrement.

Dommage, trois fois dommage.

 

Point Vinyle :

Relapse a toujours le même process pour contenter tous le monde : outre une version noire, classique, quelques fantaisies servent à satisfaire les plus collectionneurs. Et bien souvent les appellations des éditions valent leur pesant d’or. Jugez plutôt (qui est le chien de Mickey et non son ami, qui lui s’appelle Dingo) : clear, beer splatter, milky clear splatter, gold metallic with bone white galaxy merge et mon préféré : mustard and halloween orange merge with black, metalic gold and Brown splatter. Tout un programme.

Note de Desert-Rock
   (6.5/10)

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