Ramon Zarate – Oyster


Ca commence sur un gross riff bien speed et répété ad libidem histoire de chauffer le gros cube qui va vrombir de manière interminable et cadencée tout au long de cette plaque qui est le 2e opus officiel du gang liégeois (Belgique francophone). Ils se repointent sans vergogne et toutes burnes dehors pour nous assainir un gros bang sur le coin de la tronche. On n’oublie pas au passage le clin d’œil à Lemmy via la voix rocailleuse du chanteur/gratteux.

Primo: 3 claques d’entrée de jeu où le batteur balance de furieux roulements sans relâchement. C’est tendu, vif, graveleux. Ca respire la rage, ça transpire la franchise et, surtout, ça fait plaisir d’entendre ce genre de gros son produit dans une région vendue à la solde de la pop vérolée pour pédophiles prépubères.

Deuxio: la perle est-elle dans bien l’huitre? La réponse tend vers le positif: la 4e plage joue dans la variation et le riff, toujours hypnotique, se fait plus travaillé tout en ne renonçant pas aux contre-temps percutants si caractéristiques de la touche RZ. En plus d’un son garage arrosée d’huile sale et visqueuse, on sort les blousons poisseux le temps d’un ride infernal avec un seul objectif en tête: foutre le feu!

Tertio et pour en finir: C’est de l’autoprod et ça tient la dragée haute face aux grands frères des labels. Ces 4 types parviennent à maintenir une tension de malade comme si la crise d’épiplepsie devait être longuissime, le malaise perpétuel et soutenu. Et on apprécie. Et on en redemande. Même que, lors du 6e envoi, la plaque vire carrément au film d’épouvante façon 70s underground. La grande prêtresse monte à l’autel et on attend impatiemment qu’elle assouvissent ses libations sacrificielles. Le riff se fait sinueux et recherché: la descente n’en en est que plus intense et, au final, l’auditeur peut se détendre sur une formule blues acoustique (et toujours garage) pour mettre un point final au grand sermon.

J’en reprendrai bien une petite. Vous aussi, je présume. En résumé, du gros son garage tendance stoner, une frappe bien appuyée, un groove d’enfer et une régularité sans faille.

Thib

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