Stone From The Sky – Fuck the sun


Après un premier album intitulé NGC 1976, éponyme de la nébuleuse d’Orion, les Manceaux de Stone From The Sky nous ouvrent en 2017 un nouveau portail vers leur univers cosmique. Une dimension de Heavy psyché et d’Instrumental fuzz qui repousse les orbites conventionnelles et qui s’appelle Fuck The Sun.

Ici, on dit merde à l’astre majeur et on se laisse bercer par la profonde et ténébreuse infinité du cosmos. On traverse des mélodies hypnotiques, des interludes planants jusqu’à se faire avaler par de vertigineux soli. Et toujours aux sorties de ces doux instants, le trio nous cueille, armé de puissants riffs comme dans « Monkey’s lab » ou « Inside the Dalek », rappelant ainsi que derrière ce psychédélisme soi-disant inoffensif se cache une grosse disto. La basse ronde de Dimitri se met alors à grogner, accompagnant les lourds accords claqués par Florent tandis que Dylan martyrise sa crash afin de garder tout le monde dans les clous.

Outre l’appellation du premier opus, lever les yeux au ciel semble constituer un thème d’inspiration principal. Et si l’on en croit la présence des Daleks et de Trantor dans deux titres de la galette (respectivement les Némésis du Docteur Who et la capitale de l’empire galactique dans la série Fondation d’Asimov), inutile de nier que nos amis des Pays de la Loire affectionnent la SF.

« Welcome to Trantor » justement ; ce morceau à la mélodie inquiétante, constellé d’accords noirs et sidéraux qui évoquent la grandeur d’une comète majestueuse tout comme son hostilité. À l’image des cinq autres morceaux de l’album, la composition y est soignée et se révèle superbe. Les séquences qui suggéraient tantôt Color Haze ou Mother Engine se rapprochent dorénavant de Russian Circles, avec son frotté frénétique de cordes si caractéristique. Y’a pas de doute, on voyage.

Avec Fuck The Sun, le trio ne se contente pas d’exceller dans son genre, il assume pleinement ses contradictions, réinvente le style et finit par le transcender. Pour un groupe qui arbore la maxime « Un minimum d’instruments pour un maximum de dégât », le pari s’avère plutôt gagnant.

Note de Desert-Rock
   (7/10)

Note des visiteurs
   (9/10 - 4 votes)

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