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The Swamp – Back To The Swamp !

Après leur première plaque sobrement intitulée ‘The Swamp’, les Strasbourgeois sont de retour avec une nouvelle production moins DIY que la précédente et quelques changements au niveau de la répartition des tâches. Le groupe évolue désormais sous forme de quatuor et c’est au Ny Hed Studio de New York (forcément c’est dans le nom) qu’a été masterisée cette galette enregistrée par Matt Verta-Ray. Ce dernier fait d’ailleurs un featuring sur ‘Death Letter Blues’ de Son House qui prend des allures bien punk’n’roll dans cette version électrisée.
Les influences du QOTSA des débuts se sont évaporées avec le temps et ces mecs ont trouvé un son qui est quelque part à mi-chemin entre le psychobilly et le hard rock daté (tout un programme!). Pas étonnant qu’ils se forgent un son un peu en dehors des grands courants traditionnels vu qu’ils ont fréquenté la scène israélienne durant leur tournée là-bas ; ce pays propose une flopée de formations novatrices dans leurs approches musicales (un peu comme la Pologne et la Tchécoslovaquie dont les formation se foutaient pas mal des codes avant l’effondrement du mur). On n’est pas non plus dans le créneau de Carusella qui joue nettement plus rapidement avec un rendu dissonant.
Le style pratiqué est propre avec des lignes de basse qui rythme les titres en profitant d’un mix bien en avant. Les percus se calent derrière avec une guitare rythmique légèrement saturée qui accouplée aux reverbs sur le chant donnent un bon vieux rendu rock’n’roll. Rendu qui est à mettre sur le compte des influences citées par un groupe qui revendique sur la pochette qu’Elvis n’est toujours pas mort. On nous aurait menti ? Où est le côté stoner ou désertique de la chose me direz vous. Et bien il réside dans la composition des titres et il est soutenu par la seconde guitare qui elle joue la carte de l’overdrive. Car si on oublie l’ouverture ’21st Century Blues’ à la Dick Dale, la reprise de la légende noire et le magnifique ‘A Ghost Tale’ qui oscille entre heavy blues et ballade désertique on est dans pure rock furibard qui dépote !
Le côté débridé qui m’avait tant plus est présent sur les brûlots imparables que sont ‘Save My Soul’, ‘The Ripper’ et ‘My Own Rock’N’Roll Band’ qui me font penser tour à tour à Pawnshop, Bloodlights, The Flaming Sideburns, The Eagles Of Death Metal ou Truckfighters. Mais mon coup de cœur est assurément ‘Vampire Blues’ qui a une grosse pêche bien heavy à la Dozer voir Sunride et un groove digne des formations du désert californien. Du tout bon quoi.

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