STÖNER – Live in the Mojave Desert [Live Stream] – 13/10/2020

Même si c’est ici la troisième chronique, petit rappel du concept qui se cache derrière cette prestation de Stöner.
COVID oblige (punaise, deuxième phrase et déjà ce truc qui apparait !), Ryan Jones, faute d’avoir sa rasade annuelle avec le festival Stoned & Dusted, décide d’organiser une série de cinq concerts avec une thématique commune, le désert et pas de spectateur. Le concept ne s’arrête pas là puisque le bougre va nous sortir tout cela sous forme de galettes aux gouts CDs, vinyles (plusieurs parfums prévus) et DVD.
On remue les contacts, on cherche des bons groupes têtes de gondole (Earthless & Nebula), on invite aussi des groupes moins mainstream (Spirit Mother & Mountain Tamer) et on se réserve une belle petite exclue pour le final avec Stöner.
Oui car la série de cinq concerts se termine en beauté avec ce groupe dont le nom est quand même sacrément culotté, et qui n’est autre que le nouveau projet de Brant Bjork, Nick Oliveri et Ryan Güt.

Joli coup donc pour Ryan Jones puisque le groupe qui nous tease depuis des mois n’a encore rien sorti ni fait de tournée (forcément avec le CO…. ta gueule !!).
Contrairement aux précédents concerts diffusés, la première partie est un peu décevante. Tranquillement installé en mode VIP devant son écran, les 30 premières minutes nous montrent des extraits des 4 précédents streaming. C’est certes sympa pour attendre mais ça reste de l’autopromo.
Les 40 minutes suivantes nous offrent des extraits de deux concerts, l’un de Brant (2004) et l’autre de Mondo Generator (2005). Là encore c’est un peu chiche comme contenu car il s’agit de vidéo amateurs (qu’au passage tous les traders de bootlegs doivent posséder et qui sont disponibles sur youtube).
Pas d’interview. C’est bien dommage car il y avait matière à poser un max de questions sur ce projet et c’est très certainement une belle occasion loupée.

Bref, de toutes façons, on n’est pas là pour ça, ce qu’on veut c’est du live !
Ici, le chroniqueur que je suis sait que le job ne va pas être facile. Chroniquer un concert qui n’en est pas vraiment un, assis devant l’écran d’ordi pour le « direct » et devant la télé pour une rediff, avec un groupe dont je ne connais pas le moindre titre ! Impossible donc de savoir si les titres ont été correctement exécutés (si ça se trouve c’est bourré de fausses notes !) et ce sont surtout mes impressions que je vais donner.
Et honnêtement, mettant de côté toute l’affection que je peux avoir pour Brant et Nick pour essayer d’être le plus objectif possible, les impressions sont très bonnes, excellentes même.

Musicalement, on penche plus du côté de Brant que de Mondo Generator mais le second influençant inévitablement le premier, on est sur du haut niveau. On retrouve tout un tas de plans faciles à la gratte mais ça marche. Les riffs comme Brant peut en écrire des dizaines fonctionnent encore et toujours. C’est plus fort que moi, j’headbangue en mode automatique incontrôlable. Parfois la balance penche plus fortement côté Nick (l’excellent “Evil Never Dies” qu’il chante d’ailleurs) et parfois on se retrouve à mi-chemin entre les deux références inévitables.
On attendra la sortie de l’album pour se pencher plus en détails sur tout cela mais c’est clair, l’album est entré sur ma wishlist directement.
Si en plus l’album à venir nous sort un son comme celui de cette captation, on sera sur une belle pépite. Déjà constaté sur les précédents streaming, le travail technique est admirable. Le son est parfaitement équilibré, ce qui permet d’apprécier chaque instrument. L’image est sublime. Couleurs chaudes qui transcendent le lieu. Car oui, pour reprendre ce qui a été dit dans les précédentes chroniques, l’endroit est le quatrième membre du groupe. Membre qu’on espère tous temporaire car on aimerait bien retourner dans une bonne salle de concert mais on se prend tous à rêver d’y être.

Caméraman au sol et drones dans les airs, énormément de plans vous feront rêver. C’est tout simplement beau. Le montage est à la cool et on a pleinement le temps d’apprécier ce qu’on voit.
Le drone en particulier est très bien utilisé. Les visuels des paysages bien sur mais aussi des plans par-dessus (notamment la batterie) sont parfaitement placés. Des plans fixes ou en mouvement, la réalisation est splendide.
Bref, la musique est très bonne, le son est parfait et visuellement c’est hyper beau.

La série de Live in the Mojave Desert se termine en apothéose et restera comme un des projets les plus aboutis qui ont été initiés depuis que la nature a décidé qu’on devait rester chez nous !

 

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