MAMMATUS – juin 2007


Hello ! tout d’abord, commençons par les traditionnelles présentations. Vous êtes apparus comme un OVNI début 2005 pour les personnes loin de la scène californienne. Pourriez-vous nous en apprendre un peu plus sur vous ? Qui fait quoi ? Qui a joué dans un autre groupe auparavant ? Comment vous êtes vous rencontrés ?

Nicky et moi (Aaron Emmert) sommes frères et nous jouons de la musique ensemble depuis qu’on est ados. Notre premier groupe était un groupe de rock surf, on reprenait des classiques du surf et on en jouait quelques unes de notre propre composition. Nicky tient la gratte lead et je joue de la batterie. Chris (basse) et Mike (guitare) ont grandi de l’autre côté de la montagne près de laquelle nous vivions et leur groupe au lycée était un groupe de punk dans la veine de Rudimentary Peni. Il s’appelait Kevorkian Christmas Special. Nicky et moi avons rencontré Chris au lycée et nos groupes se sont affrontés musicalement lors d’un concours au bahut. On a commencé Mammatus en 2005 et on ne savait pas trop ce qu’on voulait faire. On savait juste qu’on voulait que ça sonne heavy et profond. Après quelques concerts locaux on a demandé à Mike de tenir la 2e gratte, ainsi Nick pouvait se lâcher sur le côté lead. Depuis, ça n’a fait que monter…

Votre musique possède un aspect jam indéniable, je suppose que l’étape créative provient de ce genre d’exercice ? Pourriez-vous développer ?

Jammer est une grosse partie de notre processus d’écriture. Généralement, Nicky possède une série de riffs qu’il joue depuis quelques temps et il les amène ensuite à Chris et moi-même pour que l’on pose nos instruments dessus. Après nous construisons des séquences d’idées et nous essayons de les assembler afin d’obtenir une chanson. Si 2 séquences différentes ne collent pas bien ensemble, alors nous essayons d’insérer une brève série de notes intermédiaires afin de combler le manque entre les 2 parties avec harmonie. J’apprécie ce genre d’approche parce qu’il s’en dégage une impression d’exploration et d’excitation. Tu ne sais jamais comment la chanson va sonner avant qu’elle ne soit terminée.

Puisque la drogue fait parti de l’image inhérente à ce type de musique, quel rapport entretenez-vous avec celle-ci ? Entre-t-elle dans un quelconque processus ? Ou bien la musique suffit à vous plonger dans le même état de transe que moi l’écoute de votre album ?

Je pense qu’au-delà des drogues, on trippe comme des fous sur le monde naturel autour de nous. Simplement se promener dans les bois ou nager dans l’océan, c’est assez pour altérer sensiblement et radicalement nos esprits de sorte que nous nous devons d’exprimer cette vision nouvelle d’une manière ou d’une autre, ce que nous nous efforçons de faire dans notre musique.

Vous êtes signés sur l’excellent label Holy Mountain (d’ailleurs, ce nom a t il un quelconque rapport avec l’album de qui vous savez?), mais bien habitué à produire des disques de folk mystique que de psychopsychestoner ? Comment avez-vous atterri là ?

On connaissait un peu JW de Holy Mountain à travers nos potes de Residual Echoes. J’ai tenu les fûts dans ce groupe pendant un temps lorsqu’ils étaient sur le label, alors j’ai donné à JW la démo de Mammatus. Après avoir vu notre premier concert à San Francisco, il a marqué son accord pour sortir notre album.

Quel était votre motivation en créant Mammatus ?

Je ne sais pas vraiment si nous avions quelques notions préconçues de ce que nous essayions de faire lorsqu’on a commencé le groupe. On a toujours jouer la zique qu’on aimait parce que c’est le pied de la jouer. Le meilleur dans tout cela est que nous avons pu attirer l’attention en faisant simplement ce qu’on aimait, ce qui nous donnait l’opportunité de poursuivre notre passion. Je suppose que notre motivation est de relever le défi qui consiste à pondre la meilleure musique que nos mains sont capables de jouer.

Même si chacun y perçoit ce qu’il veut, quels sont selon vous vos influence premières ?

La terre et tout ce qu’elle englobe, le comté de Santa Cruz en Californie, Black Sabbath, les Beatles, Neil Young, Can et The Ventures.

Auriez vous des disques à conseiller à nous, lecteurs et auditeurs afin de prolonger ce trip ?

Silberbart a un album du nom de 4 Times Sound Razing qui date de 1971 et c’est une des musiques rock les plus heavy et les plus profondes de tous les temps. Je recommande aussi l’album Sea Shanties par High Tide.

Que peut-on espérer pour la prochaine sortie de « The Coast Explodes » ?

The Coast Explodes est un album plus concentré et plus défini que notre premier album. On a bossé dur notre habileté technique en créant des arrangements plus complexes et on a fait joujou avec plus de gadgets et bidouilles propres aux studios.

Le processus de création a-t-il été le même ? Les idées ont-elles germé sur la route ou êtes-vous entrés en studio en vous disant: “Ok, il faut pondre un nouveau disque” ?

On a joué les morceaux Excellent Swordfight et Pierce the Darkness sur scène à différents stade de leur développement pendant à peu près un an. Après les avoir joué live pendant aussi longtemps, ce fut facile de les mettre en boîte, bien que je pense que ces titres auraient été bien meilleurs si nous avions attendu plus longtemps. D’autres aspects de l’album, tel que l’interlude à la gratte et au clavier dans Pierce the Darkness, étaient simplement des idées développées en studio et ajoutée à la chanson parce que cela semblait un putain de moment approprié pour le faire. The Changing Wind n’était au départ qu’une session rythmique à quatre que Nicky a reprise plus tard pour écrire le morceau.

J’ai souvent lu que vous étiez très friands de concerts. Les morceaux diffèrent-ils beaucoup des version studio ? Comment vous sentez-vous sur scène ?

On adore jouer live parce qu’on peut envoyer librement une débauche d’énergie et de folie pour exciter le public. Nos chansons sont bien plus heavy en version live parce qu’il y a bien plus d’enceintes pour remuer l’air autour de ton corps. Le public peut ressentir notre musique ainsi que l’entendre. On fait aussi de notre mieux pour le plaisir des yeux en utilisant du brouillard artificiel, des costumes, des projections de vidéos bizarres et un sorcier complètement givré qui manipule la foule.

Quel est votre hamburger préféré ?

Le double cheese burger que tu peux trouver dans une antre appelée Red Onion à El Cerrito en Californie.

Votre artiste préféré ?

Dieu

Vos albums du moment ?

Alien vs. Predator de Blood Baby, un putain de groupe de Baltimore dans le Maryland.

Auriez vous un artiste particulier avec lequel collaborer (mort ou vivant) ou Arik Roper se chargera à nouveau de votre prochain album ?

J’adorerais que Nick Blinko nous fasse la prochaine couv’ mais il est peu probable que cela se produise.

Merci beaucoup à vous d’avoir pris le temps de faire cette intie. On est impatients de vous voir sur scène en France, en Belgique, en Suisse ou ailleurs.

Merci, Tom.

juin 2007 par Tom.

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