MONOLORD (2019)


Monolord est en ce moment en pleine tournée européenne pour promouvoir leur dernier album No Comfort avant une grande tournée américaine prévue pour le mois de novembre. A l’occasion de leur passage à Reims le 4 octobre dernier, Thomas, Mika et Esben ont eu la gentillesse de nous recevoir…

D’abord, bravo pour ce nouvel album No Comfort. Il est très aventureux et très différent du précédent Rust. Vous aviez besoin d’explorer de nouvelles choses?

Thomas: Ce n’était pas notre but premier. Les choses se sont faites naturellement, comme toujours.

 

Rust avait mis la barre très haute en terme de qualité. Vous aviez la pression pour ce nouvel opus?

Mika : On n’a pas pour habitude de se mettre la pression. On a toujours bossé ensemble en étroite collaboration. Esben, Thomas et moi on apporte nos idées que l’on bosse à trois puis on compose tout l’album ensemble. Personne ne travaille dans son coin, on forme une équipe.

 

De mon point de vue, et après plusieurs écoutes, je dirai que No Comfort est un concept-album sur la vie. De la première à la dernière chanson, on suit l’existence d’une personne de la naissance à la mort… Vous en pensez quoi, de ma théorie ?

Mika: C’est une théorie intéressante. Pourquoi pas… De toute façon, je vais te dire : je pense que chaque auditeur va avoir sa propre théorie sur l’album! (rires)

 

Quelle chanson de No Comfort vous préférez jouer sur scène?

Thomas : Depuis le début de la tournée, nous n’avons pour l’instant joué que 3 des 6 morceaux de l’album sur scène (« The Bastard’s Son », « Larvae » et « The Last Leaf »). Les 3 autres seront probablement ajoutées à la playlist en cours de tournée. Nous n’avons évidemment pas de préférence, ce sont nos bébés, ils viennent de naître. Ce serait comme choisir quel gosse tu préfères parmi tes enfants, c’est impossible !

Les premières critiques sont très bonnes. Vous lisez tout ce qui se dit sur vous ?

Mika : Toujours. On est particulièrement attentifs aux critiques des médias. Cela te fait avancer et corriger certaines choses. Par contre, ce qui se dit sur les réseaux sociaux, on y jette un œil mais ce ne sont que des avis personnels, pas toujours constructifs, donc on les lit, bien sûr, mais sans pour autant que cela modifie notre façon de travailler.

 

Vous avez quitté Riding Easy pour Relapse Records. Pourquoi ce choix en particulier? Riding Easy était trop petit pour vos ambitions?

Thomas: On peut dire cela comme çà… Riding Easy a fait un boulot fantastique pour Monolord tout au long de ces années mais ne pouvait malheureusement pas nous apporter tout ce dont on a besoin pour évoluer. Nous avons donc mis fin à notre collaboration d’un commun accord. Avec Relapse Records, tout se passe à merveille et on espère que cela va durer encore longtemps.

 

Vous avez pas mal tourné cet été tout en enregistrant un nouvel album, vous vous lancez dans une nouvelle tournée européenne avant d’arpenter les Etats-Unis en novembre… Dites, vous prenez quoi pour tenir le coup?

Esben: Rien de spécial ! On essaie de dormir un maximum et je dois reconnaître qu’on est un peu crevés en ce moment ! Dès que l’un de nous a une baisse de régime, les autres sont là pour le soutenir. Monolord, c’est avant tout un travail d’équipe.

 

Vous préférez l’intimité et la proximité des petites salles comme ce soir à Reims ou bien jouer dans des festivals comme au Up In Smoke hier?

Mika : Ce sont deux choses complètement différentes. C’est vrai que jouer devant des milliers de personnes en festivals est génial, mais on n’a pas la même proximité avec le public que quand on joue dans des petites salles.

Esben : Je suis d’accord avec Mika. Parfois, jouer devant une poignée de spectateurs permet de voir le visage du public, de ressentir leur chaleur et leur ferveur, ce que tu peux difficilement faire en festival quand le premier spectateur est parfois à 10 ou 15 mètres de la scène. Et je comprends parfaitement pourquoi certains groupes arrêtent de jouer dans des stades ou des grandes salles pour retrouver la chaleur et la proximité des petits clubs !

 

 

Vous avez tourné avec Black Label Society, Conan, Kadavar, Ufomammut… Que vous apporte de partager la scène avec de tels groupes?

Mika : Tu sais, on choisit rarement avec qui on tourne, c’est plus le boulot de notre manager. Mais pour Kadavar par exemple, on les a souvent croisés en festival et à chaque fois qu’on se voyait, on se disait : « Eh, les gars, et si on organisait une tournée ensemble ? ». Et la fois suivante, on se répétait la même chose jusqu’à ce que çà se fasse et c’était génial, ce sont des musiciens extraordinaires et nous sommes vite devenus amis.

Esben : C’était un peu différent pour Black Label Society. Il faut dire que c’est un autre niveau ! C’est une grosse machine à l’américaine avec énormément de matériel et de personnes qui gravitent autour. Mais c’était une belle expérience.

Mika : En novembre, on va tourner avec Blackwater Holylight et je pense que çà va être génial. Et puis, leur dernier album est excellent !

 

Firebreather ouvre pour vous sur presque toutes les dates de cette tournée européenne. C’est important pour vous de chapeauter de jeunes groupes comme eux ?

Esben : Ils ne sont plus tout jeunes, tu sais ! (rires) Blague à part, c’est génial de tourner avec eux et c’est bien de pouvoir emmener avec nous un groupe qui a moins d’expérience que nous de la scène.

 

Thomas, tu as fait une infidélité à Monolord en participant au projet Big Scenic Nowhere. Parle-moi un peu de cette expérience…

Thomas : Bob Balch de Fu Manchu m’a contacté il y a quelques mois pour me parler d’un projet d’EP réunissant de nombreux musiciens et il m’a demandé si je voulais y participer. Évidemment, j’ai tout de suite accepté. Je suis allé en studio pour déposer ma voix sur une bande qui a été envoyée à Bob qui s’est occupé du mixage. Tout simplement.

 

 

J’étais au Freak Valley Festival en juin dernier et j’ai 2 questions : Thomas, pourquoi as-tu cassé ta guitare sur scène, et Mika, c’était quoi cette tenue ?!?!

Mika : Bah quoi, elle n’était pas belle ma tenue ? C’est juste que j’ai trouvé cela très confortable et très adapté à la chaleur ce jour-là (rires) !

Thomas : Concernant la guitare, j’étais un peu en froid depuis plusieurs semaines avec mon fournisseur de guitares qui m’avait fourni un matériel qui ne correspondait pas du tout à ce que je lui avais demandé. Alors plutôt que de me prendre la tête avec lui, j’ai décidé de fracasser la guitare sur scène ce jour-là. Et je lui ai envoyé la photo du cadavre de la gratte avec un petit mot : « prends çà pour une rupture de contrat ! ». Efficace, non ?

Après 4 albums et 6 ans de carrière, que peut-on vous souhaiter pour le futur ? Des idées de projets en solo?

Esben : Dormir ! On veut dormir ! (rires)

Mika : Une grande et belle tournée, suivie d’un nouvel album et d’une nouvelle tournée, et que çà dure encore longtemps !

Thomas : Moi je suis en train de préparer un album solo qui sortira dans le courant de l’année 2020.

 

Génial ! On a hâte d’écouter çà ! Sinon, si vous ne deviez retenir qu’un seul moment de cette année 2019, quel serait-il?

Esben : Ouch, question difficile !…

Mika : Chaque moment de cette année a été mémorable : on a enregistré et sorti No Comfort, on a fait de nombreuses dates au printemps et cet été, on se prépare à tourner aux Etats-Unis… En fait, chaque nouvelle expérience est un moment-clé de notre année.

 

Quels sont vos albums préférés de cette année?

Esben : J’en écoute tellement que je t’avouerai que je ne retiens pas forcément les noms de tous les groupes que j’écoute ! (rires)

Mika : Moi j’ai adoré le dernier album de Tool. Et puis je suis un grand fan de musique country donc j’en ai écouté pas mal aussi cette année…

 

Dernière question: ma fille de 10 ans m’accompagne ce soir pour son premier concert de rock. Que diriez-vous à des parents pour les convaincre de venir voir Monolord en famille?

Esben : Rien de spécial à part qu’il faut le faire ! Venez en famille avec vos gosses, n’ayez pas peur ! On adorerait voir plus de gosses à nos concerts !

 

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