96|12 – La Grange

Label : (2016)
Chroniqué par Chris

96|12

(2016)

En passant par la Lorraine avec ses poteaux, William Mecum a certainement égaré un peu de sa verve ; celle-ci a fortement influencé le jeune duo originaire de Lunéville. Articulé autour de deux instruments seulement (guitare et batterie), 96|12 est actif dans un registre sans chant, simple et poutrement efficace.

« La Grange » est la deuxième trace tangible (en cd pour les ceusses qui refusent de consommer de la musique virtuelle ; pour les autres y a qu’à aller faire un tour dans le cyberespace) laissée à la postérité par les français. Enregistrée avec les moyens du bord, cette grange contient quatre titres bien inspirés qui n’ont rien à voir avec l’hymne de ZZ Top si ce n’est un putain de groove ! Fab envoie des riffs teigneux avec sa six cordes sur lesquels Nico apporte sa contribution rythmique en tapant tel le métronome. L’absence de basse ne se fait pas sentir malgré les conditions quelque peu amateurs dans lesquels la mise en boîte a eu lieu. Une certaine rondeur se dégage même des plages – au format standard pour ce genre d’exercice de style – et la production brute de cette plaque est presque un atout sur ce coup !

Bien sûr, l’ombre de Karma To Burn plane globalement sur cette (auto)production, en particulier sur le titre de fin : « Ebola River » qui ne se contente pas de son statut de pâle copie, mais est une vraie bombe ! La recette de base est assimilée, digérée et perfectionnée : chapeau les garçons ! Deux compos plus lentes : « Dog’s Fault » et « Breaking News » constituent la partie centrale du second jet de ces mecs ; elles se laissent agréablement écouter, mais sont légèrement en-deçà des deux autres malgré un exercice de style des plus intéressants à la batterie sur le flash info.

En attaquant ce premier effort par « Lost Soul », le groupe place la barre très haut et devrait rapidement s’attirer la sympathie des nombreux quidams estimant que le grand Karma To Burn a – depuis belle lurette – perdu son inspiration. Qu’ils ne s’inquiètent pas : deux gars l’ont récupérée du côté de Nancy et viennent apporter une pierre supplémentaire à l’édifice stoner francophone qui a franchement une bien belle gueule !

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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