Molehill – Comfort Measured In Razor Lines

Label : Rage Of Achilles (2000)
Chroniqué par Brotherfab

Molehill - Comfort Measured In Razor Lines

Ouille, ouille, ouille. Le boîtier a du mal à s’ouvrir. Je me casse un ongle en le forçant. Il me glisse des mains et atterrit sur mon orteil nu. Zac. Mon sang s’écoule en deux endroits. Avant d’aller me désinfecter, je charge mes genoux de fléchir pour laisser ma main valide introduire le CD dans le lecteur. En me relevant, paf, je me cogne le haut du crane dans l’étagère. Jurons obscènes. Avant même d’avoir entendu un seul larsen de ce disque, ma chair souffre déjà . Et des larsens il y en a sur ce disque. Chacun des six morceaux de cette galette en est précédé. Prémisses à la folie dans ce qu’elle a de plus funeste. Les six habitants de l’Alabama qui ont donné vie à cet objet doivent être des anciens de la prison de Huntsville. 15 ans de taule pour avoir fumé un joint ensemble. Sans remise de peine. Et les petits mecs de Birmingham, avec leur boulet de fonte au pied sont lentement devenus des boules de haine. Les brimades, les violences, les coups bas les auront affecté à vie. Ce qu’ils traduisent ici par ce disque cathartique. Leurs riffs sont aussi lourds que les boulets qu’ils ont dû traîner pendant leur incarcération. Les cris et hurlements du chanteur sont des appels à l’aide. Tout traduit le malaise, la souffrance, le tourment, l’abandon. Noir de noir. Voilà ce qui arrive à qui trop écoute Eyehategod. Sauf que leur prison à eux était une colonie de vacances à côté de celle d’Huntsville. Les Molehill en ont chié, c’est sûr. Ce disque est leur récit ethnographique d’un quotidien effrayant. C’est ce qui le rend aussi, agréable n’est pas le mot juste, disons plutôt passionnant, à écouter. Du pur bottage de cul. On espère qu’ils s’en sortiront, mais ce serait dommage qu’ils arrêtent de produire des ouvrages de cet acabit. Terrible.

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook