Kyuss – Sky Valley

Label : Elektra ()
Chroniqué par Stonerpope

Kyuss - Sky Valley

Deux ans après la sortie de Blues for the Red Sun, que beaucoup considèrent comme le meilleur album de stoner de tous les temps, Kyuss était attendu au tournant avec ce 3ème effort studio. Entiché d’un nouveau bassiste en la personne de Scott Reeder, le groupe allait démontrer avec Sky Valley toute sa maîtrise d’un genre musical qui n’en était encore qu’à ses balbutiements.
Dès les premières notes de ‘Gardenia’, on comprend que Sky Valley est un disque à part.
Cette impression se confirme à mesure que les titres défilent et que nous sommes submergés par les émotions que les 4 musiciens font passer à travers leur musique. Pris à froid par l’inquiétant ‘Asteroid’, instrumental qui ne semble jamais vouloir s’arrêter, l’auditeur est ensuite animé d’une irrépressible envie de headbanger sur l’entraînant ‘Supa Scoopa and Mighty scoop’. Dans le même registre, on retiendra également l’improbable enchaînement de l’hallucinant ‘Space Cadet’ (et de sa ligne de basse exceptionnelle), du groovy ‘Demon Cleaner’ et du rageur ‘Odyssey’.
Que dire de plus sur Sky Valley : la voix de Garcia est captivante de bout en bout, tout comme les riffs concoctés par Josh Homme. Quant à la section rythmique, on ne peut que se délecter du changement profitable de bassiste et des frappes incroyables de précision de sieur Brant Bjork. Bref, il est inutile de continuer tant les superlatifs manquent pour décrire ces 11 titres exceptionnels, largement en avance sur leur époque. Et c’est sans doute d’ailleurs là qu’il faut chercher les raisons du manque de succès de Kyuss (lorsque le groupe était encore en activité) auprès du public qui n’avait pas encore conscience de la portée d’un titre comme l’éléphantesque ‘Whitewater’ et de toute la nouvelle scène qu’il allait enfanter.
En conclusion, si vous ne devez posséder qu’un album de stoner, jetez vous les yeux fermés sur cette véritable bible qu’est Sky Valley. Le chef d’œuvre de Kyuss n’est peut-être pas l’album que l’on croit.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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