No Rest 4 The Brave – E.P.

Label : C.I.C.G. (2008)
Chroniqué par Thib

Si ça part sur un morceau aux accents fortement indus que ne renierait pas un Trent Reznor ou encore un Al Jurgensen, on discerne néanmoins un son moins métallique et une certaine tendance à rechercher la mélodie sans utiliser de dissonances et autres tournures noircies.

On se laisse gentiment emmener vers des refrains plus pop US mais avec une touche résolument rock et un son de guitare épais et travaillé qui flaire bon l’avant-dernier album de QOTSA (Lullabies to Paralyze). Le groupe prend même des allures triomphantes et profondes que l’on devine sincères et, entre 2 pilonnages de fûts, nous démontre des constructions réfléchies et des breaks puissamment maîtrisés.

Pas de répit pour les braves… le nom du groupe et à l’image de leur musique: pas de temps morts, des bridges bien remplis et des structures intenses qui laissent poindre ça et là des refrains à balancer entre le chant et le hurlement. Et ils n’en démordent pas, les bougres! On se retrouve quelques petites saccades musicales plus tard dans un riff haché menu non sans rappeler les furieux de Helmet. Que de références diverses, me direz-vous. Mais bon, ne pas s’y tromper: No Rest 4 The Brave possède une réelle capacité de digérer ces tendances et d’accoucher de chansons plus perso. On leur souhaite de continuer dans cette voie.

Un plan un peu trop FM dans le 5e morceau me murmure que les musicos prennent des risques qui pourraient rapidement faire basculer le groupe dans le tartuffe, mais pas suffisamment longtemps pour lancer une telle affirmation. D’ailleurs, la 6e amorce me rassure en prouvant la parfaite maîtrise du mid-tempo si cher à notre exercice préféré. On navigue tantôt sur le velours tantôt sur la lame de fond, mais toujours sous une houle pouvant rapidement virer au vent de tempête. Le groupe doit encore affiner sa touche personnelle mais le souffle et la patate sont déjà au rendez-vous. A suivre toutes voiles dehors, ce quatuor français a déjà largué les amarres…

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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