Nebula – Apollo

Label : Sweet Nothing (2006)
Chroniqué par Jihem

Nebula - Apollo

Malgré une belle régularité, la sortie d’une nouvelle production du gang californien représente toujours un événement dans le microcosme du stoner. Nebula revient donc avec ce quatrième album et a peu près autant de bassiste, persistant dans son trip spatial. Alors que le groupe ne cesse de monter en puissance depuis ses débuts, créant une attente de plus en plus grande chez tout amateur de space rock moderne normalement constitué, « Apollo » surprend un peu à la première écoute. Loin d’être en terrain inconnu, mais évitant la surenchère, Nebula nous offre un retour aux sources grâce à des morceaux au son épuré, plus directs et souvent plus courts. Derrière cette impression guidée par quelques titres aux relents presque punk (« Fever Frey », « Ghost Ride » ou « Controlled ») qui ne sont pas sans rappeler les débuts de Mudhoney, influence revendiquée, la richesse des compos plus élaborées tarde un peu à se révéler et au final, cet album ressemble à un kaléidoscope des différentes facettes proposées au fil des albums précédents.
Entre les titres expédiés basés sur un riff simple et les instrumentations plus complexes avec présence de sitar et de claviers discrets, une constante demeure, les acrobaties guitaristiques d’Eddie Glass qui fidèle à lui-même truffe les morceaux de petits solos dont il a le secret. Malgré la prédominance des guitares, Ruben Romano dope chaque titre par son jeu énergique et inspiré, réussissant même à tirer la couverture à lui sur « Futur Days », une de plus belles réussites de l’album. Les éléments permettant de distinguer Nebula de la pléthore de groupes heavy-rock ne sont pas oubliés, comme le refrain irrésistible de « The Eagle Has Landed » ou le blues de fin de soirée de « Decadent Garden » et même si « Apollo » n’atteint pas le niveau de son prédécesseur, il ravira tous les amateurs de riffs supersoniques.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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