OHHMS – The Fool

Label : Holy Roar Records (2017)
Chroniqué par Flaux

Il faut bien l’avouer. En terme de stoner fiévreux et doomeux, l’Angleterre reste une valeur sûre, une terre qualitative où poussent nombre de combos dégueulasses et inventifs. Conan, bien sûr, Boss Keloïd, les lumineux Elephant Tree et Ohhms, qui, avec ce « The Fool » plonge avec classe dans un doom somme toute classique mais maîtrisé de bout en bout.

Concis en titres mais étiré en temps, l’objet fait dans le classicisme pur jus. Pourtant le doom d’Ohhms est loin de se complaire en une longue litanie monolithique. Chaque titre recèle sa part d’écriture et ressent en ses gênes cette mère-mélodie qu’est la perfide Albion. Le groupe peut hurler, marteler un riff comme un forgeron monomaniaque, il n’en reste pas moins marqué d’une réelle empreinte harmonique.

Les atmosphères développées, aériennes, survolent les chapes de plombs coulées par les guitares, le tout se mélangeant en un post-métal doomesque très plaisant.

On se retrouve tout de même face à ce qui pourrait être la limite de leur accointance avec la mélodie. Ohhms s’essaie avec « The Lovers » à un schéma plus chanson et ne transforme pas forcément l’essai. Malgré l’unité de la galette le titre tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. L’apport d’une voix féminine sur cet unique track de l’album dénote complètement. Non pas que le titre soit faux ou mauvais intrinsèquement mais il dénote. Trop. Quitte à sonner pop, ce qui pourrait s’avérer une voie un peu casse-gueule si le groupe décidait de l’emprunter plus souvent à l’avenir.

On est quand même sur un album extrêmement plaisant à écouter. Des titres comme « The Hanged Man » ou « The Hierophant » sont de véritables histoires à l’atmosphère immersive, aux gros riffs tout plaisants et la rythmique épaisse. Des plats de résistance aux goûts de « reviens-y » qui placent « The Fool » dans la catégorie des albums cool de 2017.



Note de Desert-Rock :
   (6.5/10)

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook