Deadly Vipers – Fueltronaut

Label : Oak Island Records (2017)
Chroniqué par Alex

Écouter de nouveaux albums c’est un peu comme évoluer dans le désert. On peut avancer en paix, appréciant simplement la chaleur du soleil sur son visage, tout comme on peut marcher sur un serpent planqué et se retrouver avec deux crochets dans la peau. Et en moins de temps qu’il en faut pour le dire, un venin de frénésie vous coule dans les veines, déchaînant sa puissance fuzzée pour les prochaines 47 minutes.

Pour leur premier album sorti chez Oak Island Records en octobre dernier, les Perpignanais de Deadly Vipers commencent très fort. Une intro frôlant le doom pour s’échauffer les tympans et on plonge pour huit pistes partagées entre Fuzz rock, Hard rock et même Heavy bues.

Par la richesse de ses compositions, Fueltronaut nous transporte d’oasis instrumentals, comme « MeteorValley », « Fuel prophecy », en canyons vertigineux tels que « Universe » ou « Doppleganger Sun ». Les lourds riffs fuzzés à balle de David et Thomas se marient à merveille à la voix haute et puissante de Fred. Laissant à penser que Deadly Vipers serait le rejeton illégitime de Truckfighters et de Kyuss ; enfant conçu un soir de fièvre sur l’autel de l’impétuosité.

Cependant, là où certains se contentent d’imiter, les gaillards du sud proposent davantage. Outre la furieuse énergie qui transpire du quartet, comme en témoigne la survoltée « supernova », on découvre aussi de vraies épopées. À l’instar de « Stalker » dont la mélodie sublimée par un chant crooner lancinant se mue peu à peu en une tragique sortie qu’on aurait souhaité voir prendre vie à son tour.

Fueltronaut se révèle être un excellent album, bien écrit, chargé comme un réservoir de nitro et au moins tout aussi instable. Derrière le moindre interlude un peu reposant, ça vous pète à la tronche et vous inscrit un franc sourire au visage.

Viens par ici, maudite vipère, et mords-moi encore !



Note de Desert-Rock :
   (8/10)

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook