Grotto – Lantern of Gius

Label : Stickman Records (2019)
Chroniqué par Alex

En recrutant Grotto dans les rangs, on a eu le nez creux chez Stickman Records. Inutile de dire qu’après le succès écrasant d’Elder ces dernières années, promouvoir des groupes aux sonorités similaires a de quoi faire saliver. Après s’être penchée sur l’EP puis les deux albums du trio sortis successivement en 2016 et 2017, la maison allemande a dû convenir qu’il était temps de placer les jetons sur le dernier album de Grotto en vue de rafler la mise.

On nous propose donc cet automne un album à l’artwork rien moins que psychédélique composé de seulement deux pistes ; « Lantern of Gius », éponyme de l’album et « The 12Th Vigil ». Attention toutefois à ceux qui s’inquièteraient d’un si modeste inventaire, chacun des morceaux s’étire sur exactement 17 minutes. De quoi voir du pays.

Niveau son, l’influence d’Elder est ici d’une évidence frappante. Des riffs atmosphériques percutants systématiquement renforcés par la grosse caisse, un groove dense et profond, le tout habillé de phrasés de guitare hauts en couleur et mélodieux. Une musique 100 % instrumentale empruntant finalement plus au rock progressif et au post-rock qu’au stoner. Hélas, après plusieurs écoutes de Lantern of Gius et en dépit de ses indéniables qualités d’écritures, on perçoit une certaine redondance, un manque de relief. Les pistes ont beau durer et enchainer les séquences, tout a tendance à se ressembler et donne parfois la sensation de tourner en rond.

Néanmoins, le potentiel reste bien palpable. Nous sommes dans ces morceaux n’existant que pour transporter dans un univers bien distinct. Une épopée, un voyage qui se fait assis sur son canapé, les yeux fermés et l’esprit ouvert. Nul doute qu’une fois isolée l’essence de ce qui fait leur musique et affranchie des influences parfois ombrageuses qui les surplombent, le trio belge fera rêver.



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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