Hotel Wrecking City Traders – Hotel Wrecking City Traders

Label : Autoprods (2007)
Chroniqué par Chris

(2007)

Formation bicéphale australienne animée par Ben à la batterie et Toby à la guitare, ces nouveaux venus dans le monde du stoner bien barré débarquent avec une première autoproduction totalement instrumentale.

Les tordus qui hantent ces pages feraient bien d’aller voir sur leur myspace ce qui s’y trame car ce groupe attiré par les côtés psychédéliques, sludge et doom du style fomentent des compostions du plus bel effet qui ne sont pas sans me rappeler Om par l’aspect oppressant dans lequel elles évoluent.

Le premier des six titres présents sur cette sortie, “ The Porch” fait tourner un riff simple durant plus de quatre minutes en diversifiant ça et là les lignes de batterie dans un style qui n’est pas sans rappeler “Gardenia”. Suit “Massolli” dans un registre voisin, mais avec force-insistance sur les cymbales et une guitare très saturée. On passe à “Get High Motherfucker” qui démarre à fond de cinquième avant de baisser les tempi pour s’aventurer dans un style nettement plus doom et vicié avant de laisser la place à “Sutter Cane” qui part aux antipodes tant il semble léger après la litanie qui l’a précédé ; qu’on ne s’y trompe pas non plus, ce morceau demeure dans un style bien tordu même s’il s’achève de manière rapide avec son martèlement dans la plus grande tradition du schlack-boum-schlack que les keupons affectionnent par-dessus tout.

L’avant-dernière plage plonge une fois encore dans les tréfonds du côté obscur et ses riffs nous ramonent carrément la boîte crânienne…on n’est pas ici pour rigoler. “7 Minutes Of Tape”, qui porte un nom mensonger puisqu’il faudra attendre un peu plus pour voir s’achever cette composition dont la genèse est un larsen qui ravira vos voisins lorsque vous l’enclencherez avec le vu-mètre dans le rouge, s’adresse aux amateurs de sensations fortes et hypnotiques en condensant les aspects les plus inabordables des autres morceaux de la présente plaque. Un must quoi !

Mis à part le son volontairement grailleux et parfois sourd, ce premier jet devraient rapidement conquérir son public. Vivement la suite !

Contact :
www.hotelwreckers.com

Chris

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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