Farflung – A Wound In Eternity

Label : Meteorcity (2008)
Chroniqué par Crewkoos

Farflung - A Wound In Eternity

T’es Chewbacca (bah oui, sinon comment t’expliques cette magnifique cartouchière qui orne ton poitrail ?) et Han vient de t’ordonner que mettre les gaz ! Voilà grosso modo l’impression qu’on peut ressentir dès le décollage de ce 7ième album de Farflung, groupe US dont le relatif anonymat est complétement inexplicable quand on sait combien d’entre nous se sont retrouvés orphelins quand Monster Magnet a décidé de délaisser le space rock de « Dopes to Infinity » pour tenter de remplir les stades.

A l’image de « Endless Drifting Wreck », entre accélérations spatiales et passages en apesanteur, pour peu que vous ayez déjà vu un Star Wars une fois dans votre vie, vous vous souviendrez surement de cette scène où Han Solo décide de mettre les gaz du Falcon Millenium pour échapper à ses poursuivants. Les étoiles se transforment en quelques secondes en grands traits de lumière et on comprend qu’on prend des G. En matière d’effets sp(é)aciaux, Farflung s’y connait mieux que quiconque, jetez une oreille au très Hawkwind-ien « Ix », rampant comme un reptile jusqu’à fondre le riff de « I Wanna Be Your Dog » sous un déluge de poussière d’étoiles. Comment ne pas s’imaginer en plein combat aux commandes d’un X-wing sur l’énorme « R-Complex » ?

Entre les montées d’acides à la Monkey 3 et une gouaille qui n’est pas sans rappeler un certain Dave Windorf, Farflung peut s’appuyer sur une rythmique hydraulique qui insuffle un groove imparable à ses décollages guitaristiques. De l’épique « Invincible » au martial « Like it has never been » ou « Stella Volo » (genre « Ego the Living Planet » de qui vous savez), les californiens maîtrisent leur sujet sur le bout des doigts.

En ces heures où le toujours plus lent, toujours plus lourd semble avoir la cote dans le petit monde du stoner, voilà le genre d’album à se procurer d’urgence histoire de prendre un peu d’altitude.

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook