The Black Flamingo – An-Nûr

Label : Subsound Records (2024)
Chroniqué par Sidney Résurrection

Le Trio romain The Black Flamingo signe un premier  LP chez Subsound Records, An-Nûr. Le groupe instrumental s’est rangé dans la case du stoner atmosphérique. Le label ne parvient pas souvent jusqu’à nos esgourdes et cette fois-ci on compte bien se saisir de cette production pour vous en dire beaucoup de bien.

« An-Nûr » c’est un verset du coran aux interprétations variées mais après écoute on retiendra celle qui parle de lumière car c’est le sentiment qui nous a saisi dès la première audition. La marque d’une musique forte et lumineuse.

On aura tôt fait de découper cette plaque en deux et si ami auditeur tu n’as pas le temps mais la curiosité nécessaire tu pourras te faire une idée du talent de The Black Flamingo tout au long des 13 minutes 46 de la dernière piste « Ayahuasca ».

Pour les moins sollicités d’entre vous, il sera possible d’apprécier les frasques d’un stoner entrelardé de samples allant du cri de Flamand rose à des murmures en langue arabe. Oh attention on est pas sur un stoner velu et sale mais plutôt sur quelque chose qui atteint une apogée mid-tempo au milieu de l’album sur « Due » et qui jamais ne cherche la cavalcade. Au pire on trouvera un peu de swing sur « An-Nûr », mais aussi et surtout des riffs psychédéliques où la gratte se pare d’effets à base d’écho pendant que déroulent des samples qui finissent d’habiller la composition, à l’image de « Solaris » qui vient ensuite convoquer de belles lignes basses à la limite du post rock comme d’ailleurs sur la clôture saccadée de « Tredici ».

Se poser et allumer sa lumière intérieure. C’est en substance ce que l’on peut retenir de An-Nûr de The Black Flamingo. Un album méditatif et aérien qui accompagne paisiblement les rêveries de l’auditeur. On espère vite de nouvelles productions pour poursuivre le voyage avec eux et pourquoi pas fermer les yeux et se laisser porter collectivement dans la moiteur d’un club d’ici ou d’ailleurs.



Note de Desert-Rock :
   (8/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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