Attachez vos ceintures !! le décollage pour le Vol.2 des aventures de l’Astral Voyager est imminent … Quelques mois après un Astral Voyager Vol.1 à la puissance spatiale enivrante, dont certains riffs hantent encore nos tympans, nos spationautes norvégiens reviennent comme promis avec la suite de leurs aventures épiques. Et de l’action, il nous en est promis avec cet artwork explosif qui sent bon le papier de comics books.
Mais ne trainons pas en longueur, l’aventure n’attend pas et nous connaissons maintenant par cœur les intentions de Kal-El. Gros riff, batterie qui sonne comme un moteur qui démarre, basse qui vrombit, le décollage est immédiat et quelques secondes de l’énergique “Juno” suffisent pour nous transporter dans la bataille cosmique que semble mener le groupe contre ces neuf êtres encapuchonnés (qui a dit Nazgûl de l’espace ?!) représentées sur l’artwork des deux albums. Mais si “Juno” continue sur la droite lignée du Vol.1, la suite va voir le vaisseau Kal-El diverger quelque peu de sa trajectoire habituelle.
Ne vous attendez cependant pas à un virage à 180 degrés en plein hyperespace… des morceaux comme “Asteroids” ou “Pan” maintiennent le larguage de grosses bombes soniques, surtout sur le binôme basse/batterie toujours aussi implacable de puissance… mais à l’image de “The Nine” ou “The Prophecy”, Astral Voyager Vol.2 revient explorer des contrées plus heavy que l’on avait déjà pu voir sur leur précédent opus Dark Majesty. “The Nine” part même dans le sabbathien avec sa lenteur et son atmosphère inquiétante qui nous renvoie au titre éponyme, de l’album éponyme du grand Sabbath. Pour enfoncer le décor, le chant est ici encore plus proche de cette version spatiale d’un Ozzy Osbourne des années 80 ! Impossible de ne pas l’entendre et pourtant il ne faut pas s’y arrêter, car la voix de Captain Ulven part bien plus loin et apporte cette touche épique qui sublime chaque titre.
Astral Voyager Vol.2 sonne donc plus heavy que son prédécesseur. La plupart des riffs finissent par être fredonnés au hasard de la journée, ce qui démontre leur efficacités et simplicité. Aussi les compositions sont plus lentes sonnent comme dénudées de certains artifices et effets, ce qui dénote là aussi de Vol.1. Le tout renforce encore l’accessibilité de la musique des Norvégiens, on ressent même une forte volonté du groupe sur cet aspect. Cela fonctionne très bien d’ailleurs, surtout sur “Juggernaut”, même si cela rend quelques passages moins percutant comme sur “The Prophecy” ou le pont de “The Nine”.
Kal-El réussit remporte haut la main ce pari risqué du diptyque Astral Voyager. Nous en doutions d’ailleurs peu même si la crainte d’avoir un Vol.2 plus léger et anecdotique pouvait exister. Il n’en est rien, les deux faces de ce monolithe sont tout aussi envoutantes et reflètent ce que le groupe sait faire de mieux, que ce soit dans le trip cosmique ou dans un stoner plus granitique. Le tout avec une accessibilité accrue rendant chaque écoute hyper satisfaisante. L’aura de Kal-El gagne en ampleur à chaque sortie et Astral Voyager Vol.2 ne la fera que grandir … mais jusqu’où ? … la suite au prochain épisode !
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