Les Écossais de The Cosmic Dead étaient absents de ces pages depuis bien trop longtemps. La sortie de Beyond The Beyond est l’occasion idéale de réparer cet oubli. Dixième album au compteur pour un quatuor qui s’est forgé une place à part dans le rock psychédélique le plus cosmique, au point d’avoir probablement inspiré plus d’un groupe, à commencer par Giöbia avec qui ils ont partagé un split par le passé.
Méditation scandée, boucles mélodiques hypnotiques et nappes qui invitent à la contemplation : l’album joue la carte de l’immersion totale. Le chant nasal de « Furthur » se perd dans des lamentations évoquant parfois Robert Plant tandis que « Stronger » bâtit sa force sur la redondance d’un motif porté par la basse et les claviers. Le groupe empile les couches sonores avec intelligence, mêle samples et textures jusqu’à donner une impression d’immensité que l’on peine à croire produite par seulement quatre musiciens.
Avec les seize minutes de « Furthur » en ouverture et les douze d’ « Aether » en conclusion, Beyond The Beyond rappelle surtout ce que le psychédélisme sait faire de mieux : des morceaux longs, progressifs et habités, où l’auditeur a tout le loisir de partir se promener, main dans la main avec une musique qui prend son temps pour se déployer.
L’affront étant désormais réparé, il conviendra surtout de ne pas retomber dans nos travers. The Cosmic Dead est bel et bien une valeur sûre de la scène psychédélique contemporaine et Beyond The Beyond vient une nouvelle fois le démontrer. À nous désormais de faire preuve d’un peu plus d’assiduité et d’accorder à leurs futures sorties l’attention qu’elles méritent.
(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)



