Mr. Bison – The Garden of Forgotten Dreams

Label : Heavy Psych Sounds Records (2026)
Chroniqué par Sidney Résurrection

Allez hop, direct dans l’octogone de rentrée, on fout The Garden of Forgotten Dreams, le 7e album des Toscans de Mr. Bison, sur le ring. En effet, une fois de plus, le quartette livre un album qui viendra peut-être se perdre au milieu des sorties de la période. Espérons que la « concurrence » ne le cannibalise pas. Cette programmation de sortie serait-elle une judicieuse idée de Heavy Psych Sound, qui ne sait plus quand ni comment placer ses nombreux poulains ? (Qui a dit « trop nombreux » ?)  Misons en toute bienveillance sur le hasard du calendrier. Quoi qu’il en soit, allons voir de quel bois est fait cet opus d’un groupe habitué au psychédélisme prog de qualité, mais bien souvent relégué aux secondes places des classements de fin d’année.

Inutile d’installer un faux suspense, The Garden of Forgotten Dreams est clairement une montée en gamme. Mr. Bison jusqu’à présent, est connu et reconnu, mais sans jamais s’imposer comme une évidence comme d’autres le sont naturellement. La faute, sans doute, à un timing de sortie souvent concomitant à d’autres plaques majeures ou, tout du moins, hypées. Si on ajoute à cela un positionnement légèrement en retrait lors de l’audition, rien d’étonnant à ce que le groupe ne soit pas (encore) devenu une tête de proue des genres qu’ils représentent. Les titres contenus dans la présente galette devraient sensiblement changer la donne, donc.

Ce nouvel album est une pièce de haute tenue, nous l’avons annoncé. Chaque morceau est légitime, appréciable et brodé à la main. Même « River Moan », qui frôle le kitsch avec son introduction, s’en sort à merveille et vient étriller les auditeurs avec un morceau heavy à la limite de l’agressivité, migrant vers des volutes psychédéliques et progressives pour que ce dernier s’en délecte.

En chemin, le lumineux et bien nommé « The Sunrise » avait déjà prévenu l’auditeur, jouant sur la corde sensible de l’amateur de riff tandis que la voix, toujours est à son meilleur niveau. Cette dernière ne connaissant presque aucune faiblesse, elle ne cède pas à d’inutiles trémolos, même lorsqu’elle les effleure sur la première piste, « Cosmic Tide », où très vite elle se fait plus puissante et libérée.

« The Garden of The Forgotten Dreams » fait le plein de riffs entre deux chœurs délicats, puis la chamanique « Bright Shadow » lui emboîte le pas avec ses guitares aux accords parfaitement sentis, et où l’on retiendra surtout la rythmique hypnotique du titre, parfaite alliance pour la projection onirique qui s’ensuit tout au long de la plaque.

The Garden of Forgotten Dreams représente une marche de plus dans l’ascension de Mr. Bison qui, décidément, d’un album à l’autre, capitalise sur ses albums passés et nous offre une expérience toujours plus complète et addictive.



Note de Desert-Rock :
   (8,5/10)

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