Atolah – Relics

Label : Psychedoomelic (2009)
Chroniqué par Chris

Atolah – Relics

Basé dans l’hémisphère sud, à Perth pour être précis, Atolah nous propose une première plaque de gros doom instrumental au tempo ralenti et tout en lourdeur qui se teinte parfois de sludge. Distribué par un label autrichien, le trio composé de Pierre à la basse, Zaheer à la guitare et J-B à la batterie est allé s’enfermer au Bergerk Studio – en Australie Occidentale – en août dernier pour graver dans le sillon une demi-heure de gros son qui dépote redoutablement. L’hiver devait être rude.
Ce premier effort propose cinq compositions originales qui groovent diablement dans la ligne de Goatsnake ou Electric Wizard les parties vocales en moins. Des énormes murs de grattes lancinantes sont érigés en couche de fonds. Sur cette première strate oppressante vient se poser une batterie qui semble s’être calquée sur l’électrocardiogramme d’un comateux et, qui par conséquent, apporte encore une dose de profondeur glauque à l’ensemble. Pour parfaire cet ensemble, un vernis de basse vrombissante est apposé. Bénéficiant d’un mix abouti pour ce style, la basse prend le lead sur les autres instruments pour apporter du relief à ce sombre tableau dont la couleur est annoncée d’entrée de jeu par l’artwork d’obédience doom pur jus.
On nage en pleine folie dévastatrice durant l’écoute de cette plaque qui n’est rage contenue jusqu’à l’oppression. A l’image de ‘Down It Or Leave It’ qui est le morceau le plus long, et celui vers lequel va ma préférence, les Australiens s’acharnent à nous remuer les viscères titre après titres. Le tout n’est pas novateur à proprement parler, mais il faut bien avouer que ce groupe à un sacré potentiel dans ce registre et sort admirablement son épingle du jeu en proposant une production compacte qui envoie du gros bois du début à la fin et provoque donc chez l’auditeur de gros headbanging !

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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