Bong – Thought And Existence

Label : Ritual Prod (2018)
Chroniqué par TO)))M

Bienvenue dans l’espace. Plus qu’un album, le nouvel opus de Bong intitulé « Thought and existence » est clairement un concept drone- psyché-doom bien barré mais loin d’être inintéressant. La galette ne compte que deux titres pour 36 minutes de voyage vers de nouvelles contrées musicales, mais suffisant pour rassasier les oreilles de l’auditeur. Et puis avec une pochette comme celle-ci, on doit au moins tenter le coup.

« The Golden fields », premier morceau de l’album, nous donne l’impression de flotter dans le néant avec comme seul horizon un trou noir à perte de vue. Bong ne révolutionne pas le genre mais propose tout de même quelque chose de différent. Chaque coup de cymbale ou de grosse caisse est millimétré pour créer cette atmosphère à la fois lourde, pesante et apaisante. C’est bien la batterie qui mène la danse tout au long de l’album, appuyée par une guitare faisant ici explicitement référence à un certain Matt Pike, prouvant que trois notes répétées en boucles pendant de longues minutes peuvent avoir beaucoup d’effet sur nos âmes si sensibles. La lourdeur de la batterie et de la basse se mêle parfaitement aux envolées fuziennes de la gratte qui semblent ne jamais vouloir s’arrêter…

Seul (petit) bémol: la voix. Un genre de borborygme calé sans trop de raison en plein milieu de la chanson et qui n’a que très peu d’intérêt. Il y en a trop ou pas assez, et les vocalises nous laissent un petit goût amer en bouche… mais que pour quelques instants, heureusement.

« Tlön, Uqbar, Orbis Tertius »  deuxième (et dernier) titre de l’album est dans la même lignée que son prédécesseur: envoûtant et ravageur. Même thème, même ambiance et même puissance pour 19 minutes de plaisir supplémentaires. On s’envole même un peu plus haut dans cet espace infini et malgré la durée de la chanson, on est quelque peu déçu quand la section rythmique se volatilise définitivement, ne laissant que ces trois-quatre notes de guitares planantes se désagreger… Dès la première écoute, l’envie de rembobiner et de recommencer au début se fait ressentir, pour mieux capter les détails de ce concept qui vaut plus que le détour.



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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