Chrch – Light Will Consume Us All

Label : Neurot Recordings (2018)
Chroniqué par Iro22

Rose fragile éclose au milieu d’un tas de boue, Chrch verse dans un doom sludgy qui n’oublie pas pour autant de rendre grâce à la mélodie. Depuis 2015 et son premier – et très bon – album Unanswered Hymns, le quintet s’est fait le spécialiste des longues plages sonores mêlant le sombre des abysses à la majesté d’un ciel étoilé, quelque part entre Pallbearer, Bell Witch et Inter Arma. Venu de Sacramento, le groupe a bénéficié de l’effervescence de la scène locale, pris sous l’aile des nombreuses gloires du coin, signant, en toute logique, avec Neurot Recordings pour la publication de Light Will Consume Us All, leur seconde invitation à visiter les recoins embrumés de leurs sombres âmes.

Entre deux albums, Chrch a uni ses forces à celles de Fister, pour une tournée commune et un split, dont le morceau « Temples » est l’une des plus significatives réussites du groupe. Et c’est dans la droite lignée de ce titres et d’Unanswered Hymns (3 longues pistes prenant le temps de développer, à grand renforts d’intros mélodiques puis d’explosions doom, un propos dont la radicalité sonore le dispute à l’occulte des paroles d’Eva Rose), que se positionne ce nouvel album, impressionnant par sa production, ample et puissante, se permettant même d’approcher l’orfèvrerie sur le son de batterie, presque distordu par instant (la caisse claire de Chrch est l’une des plus belles de la scène). Il plane sur « Infinite », qui ouvre l’album, l’ombre d’Acid King, dans la répétition du riff et la mélodie de la voix claire, même si le propos dérive sur un versant plus extrémisant.

Chrch développe ce que son très bon (et finalement meilleur) premier album avait mis en place. Sûr de ses qualités, la formation joue sur de lents tempos et le quart d’heure que dure « Portals » s’impose comme la meilleure expression de ce disque dont on n’a finalement qu’à déplorer la pochette, manquant flagrammant de majesté. Un bon petit album grassouillet pour l’été.

 

Point vinyle :

Le premier press est en black et en clear, les quantités n’ont, à ma connaissance, pas filtré.



Note de Desert-Rock :
   (7.5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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