Domkraft – Flood

Label : Magnetic Eye Records (2018)
Chroniqué par Sidney Résurrection

Domkraft est un trio Suédois qui sort son deuxième LP Flood, chez Magnetic Eye Records. Ils avaient déjà retenu mon attention lors de leur précédente sortie de 2016 The End Of Electricity par leur approche Post-Metal du genre Doom. Voici donc l’album Flood, tournons nous vers la platine et voyons ce que cela donne.

Galette qui sonne Doom, voix plaintive, basse lourde comme une tonne de plomb, guitare appuyée aux riffs lents et frappes de batterie qui tombent de très haut. “Landslide”englobe  la marque de fabrique d’un Doom à la Black Sabbath mais ne fuyez pas trop vite de peur d’être lassés, il y a aussi des choses bien à eux dans tout ca. On se prend à hocher la tête avec une petite sensation de contentement. Pédale fuzz, chant proche dans l’esprit de celui de Windhand effectivement il y a de quoi se laisser porter.

On retrouve chez Domkraft une direction prise dans nos genres de prédilection ces derniers temps, à savoir un attrait pour le post Rock. peut être n’est ce que l’effet du chant hurlé en sourdine mais on se prend tout de même à penser que l’on rentre là dans un courant que pas mal de leurs confrères du Doom empruntent (Devrais je parler de post-doom comme certains parlent de post-Monolord?)

La filiation avec Monolord n’échappera d’ailleurs à personne sur « The Watchers » , crochet guitare/basse qui prend l’auditeur et laisse planer le chant qui néanmoins sonne un rien terne, à la limite du manque de coffre.

En fait ce manque de puissance vocale pousse un peu à la lassitude, rien de vraiment désagréable mais une sensation de trop peu, surtout lorsque toute la compo tourne en boucle comme sur un titre éponyme qui fout le vertige à force d’effets et de phrases répétées (Nous rappelons que l’utilisation de psychotropes n’est pas encouragée par la rédaction).

« They Appear To Be Alive » joue sur un thème plus léger et hypnotique plus par les sonorités que par la répétition. On retrouve l’esprit du Post-Rock et ce n’est pas un tort. Cependant, une piste de 1’23 minutes c’est un peu léger pour se satisfaire.

« Sandwalker » possède un rythme Funeral Doom qui prends lentement mais sûrement le virage du métronome pour s’accélérer toujours dans cet esprit minimaliste constant. Puis gentiment le rythme redescend puis remonte. J’ai une pensée pour certaines composition de Mother Engine. De fait Domkraft peut aussi séduire les amateurs de riffs psychédéliques obstinés et lourds.

L’album décolle un peu sur « Octopus » et curieusement on se met à en attendre un peu plus du batteur (Effet lié au titre?) et la frappe se fait  plus fournie et l’esprit global du titre est un rien plus léger (J’ai bien dit un rien) avec un rythme Mid-Tempo agréable à l’oreille.

La bouffée d’oxygène arrive enfin sur « Dead Eye, Red Sky », il était temps car il s’agit du dernier morceau de l’album. Sur un rythme plus rapide, les riffs de guitare prennent en consistance et enfin on sent que les doigts de Martin Widholm commencent à s’échauffer, la basse tient toujours sa place de monolithe mais cela sert d’autant mieux le jeu du guitariste et du batteur, ce dernier lâchant un peu plus les chevaux sans nous emporter vers des monts de grâce absolue. Le chant semble également se libérer en particulier sur l’outro plus mélodique avec l’abandon du cri, cette conclusion pour Flood finissant comme à bout de souffle.

Tout au long de l’album on trouve des inflences Stoner qui se glissent dans les compositions. L’utilisation du Fuzz et de la Wawa rendent l’album doucement polymorphe et lui confèrent une certaine richesse. Flood est un album qui demande de l’effort pour rentrer dedans. Il ne révèle pas tout son intérêt à la première écoute, mais au fil des auditions on commence à apprécier sa moelle. Répétition pour répétition, c’est un album à mettre en abyme avec lui même et il y a fort à parier qu’il s’agit d’un vaisseau de transport en Live.



Note de Desert-Rock :
   (7/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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