Electric Wizard – Dopethrone

Label : Rise Above Records (2000)
Chroniqué par Chris

Electric Wizard - Dopethrone

Ces anglais sont vraiment des cas à part. Alors qu’on pensait entrevoir une (très) légère tendance à rendre leur musique plus ‘accessible’ sur leur précédent opus, les voici revenir à leurs origines, et de fort belle manière. Effectivement, le Sorcier Electrique nous pond avec ‘Dopethrone’ l’un des albums ultimes de doom, tous groupes et nationalités confondus, et les voici du coup redevenir une référence. Pour les néophytes, le doom est souvent considéré, à tort ou à raison, comme un dérivé du stoner (alors qu’il l’a précédé chronologiquement), trouvant son origine dans les deux premiers albums de Black Sabbath essentiellement, puis joué par des groupes aussi variés que The Obsessed, St. Vitus, Sleep, et d’autres groupes très souvent anglais (allez comprendre). Lorsque Electric Wizard a débarqué, en poussant ce genre au paroxysme de l’expérimentation d’abord, puis en y alliant un sens de la mélodie et des sonorités inédites, on a crié au génie, et ils se sont vite retrouvés catapultés groupe mythique. Cet album assied donc leur réputation dans ce genre, il est vrai peut-être difficile d’accès aux esprits sectaires, mais qui recèle tant de plaisir une fois qu’on a fait l’effort nécessaire à l’appréhender correctement. Imaginez des chansons au tempo généralement assez lent, des guitares au son énorme, des vocaux obsédant parfois enfouis sous des tonnes d’effets, mais toujours le culte du riff qui marque au fer rouge, et du travail de composition et de structure alliant technique et efficacité, le tout sans jamais se défaire de somptueux passages instrumentaux, prétextes en concert à des solos improvisés du meilleur effet (c’est probablement sur ces passages que l’influence stoner se fait le plus ressentir). Bref, un excellent album dans l’absolu, et en tous les cas une référence du doom.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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