Holy Serpent – Temples

Label : Riding Easy Records (2016)
Chroniqué par Iro22

a1895649725_10

Soufflé je fus lors de la publication, l’année passée, du premier opus d’Holy Serpent, quatuor de skateurs Australiens à peine pubères et sortis de nulle part. Leur musique, mêlant fascination pour Sleep, intérêt pour les mondes alternatifs et riff de pachyderme, avait fait tilter les amateurs les plus éclairés de sons plombés. Ma chronique enthousiaste se finissait d’ailleurs sur cette question : « Avons-nous affaire à un one shot ou à un groupe amené à compter dans un futur proche ? ». Temples, second volume d’une belle discographie en construction, apporte à mes interrogations une éclatante réponse. Car Holy Serpent a fait encore mieux. Affranchi de ses plus évidentes influences, servi par un son de mammouth (quelle prod’), ce disque pousse plus loin encore la mixture du groupe, entre ciel et terre, vocaux planants et rythmique implacable, moment fuzzés et lourdeur doom impitoyable.

Cinq nouveaux titres donc et rien à jeter, de l’impitoyable « Purification By Fire » à « The Black Stone » et son parfait dosage entre son clair et saturation totale. On retrouve, de ça de là, un grain de folie non sans rappeler Cathedral, et toujours ce travail vocal que l’on croit bien emprunté à Uncle Acid. Le résultat, relevé par une prod bien plus massive que sur le premier album, est saisissant, faisant des miracles sur « Sativan Harvest », titres aux accents de blues post apocalyptique (jusqu’à un final aux violons, improbable mais bienvenu). Tout ici suinte le doom surfuzzé aux relents de rock acide, équilibre parfait, le yin et le yang, caresses et mandales.

Par bien des aspects la trajectoire d’Holy Serpent me rappelle Elder, jeunesse insolente et musique incroyablement mature, garçons dans le vent à qui tout réussit. Mais ces derniers ont su très vite s’exporter et envahir clubs et festivals, espérons qu’Holy Serpent eux, auront la possibilité de bientôt sortir de leur île.

 

Point Vinyle :

En sus de 30 test press (évidemment) déjà introuvables, Riding Easy a fait presser Temples en quatre éditions : Une clear (100 ex), une Opaque Majijuana Green (300ex), une gold (500ex) et une noir, classique.

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook