Hotel Wrecking City Traders – Black Yolk

Label : Bro Fidelity (2008)
Chroniqué par Chris

Hotel Wrecking City Traders – Black Yolk

Le duo de Melbourne nous avait gratifié l’an passé d’une première demo instrumentale qui avait fait fureur au sein de la modeste rédaction de ce site. Gonflés à bloc, ces Australiens sont de retour cette année avec six nouvelles compos du même tonneau et, avec cette plaque, on assiste à une incroyable montée en puissance de leur groove dissonant et puissant. Disponible via leur propre structure Bro Fidelity, cette galette est un étalage du talent immense de cette formation qui s’exprime dans un registre assez proche des Helvètes de Monkey 3.
Ben, bien calé derrière ses cymbales, frappe tel une mule sur ses toms et Toby balance des riffs dévastateurs avec sa guitare. Nulle trace de samples, de vocaux et de synthés. Le décor est planté : ces deux déjantés font dans le simple et rudement efficace tout au long de ces quarante-deux minutes de stoner instrumental couillu.
A peine l’auditeur a-t-il heurté la touche ‘play’ de son lecteur qu’il est plongé dans cet univers rude et saisissant où se côtoient des bons gros riffs bien gras et des rythmiques percutantes. Les plages composant cette production s’enchaînent les unes après les autres dans un style très homogène qui ne lasse jamais avec ses variations de tempo. Les morceaux suivent un schéma assez simple : un riff de base est posé puis le duo laisse libre cours à son imagination et se lâche en variant sur le thème de base. Le résultat est splendide : les compos courtes tel ‘Cup Weekend Murders’ ou ‘Hanging Rope’ vont rapidement à l’essentiel et blastent diablement alors que les titres plus long comme ‘Eaversdropper’ et ‘Rolling Implements’ ménagent un peu d’espace à des plans aériens qui font très bien le job dans le monde plutôt brutal qui est celui de Hotel Wrecking City Traders.
Une énorme bande-son pour accompagner nos existences de bourrin qui peine à quitter ma platine cd depuis quelque temps.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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