MaidaVale – Madness is Too Pure

Label : The Sign Records (2018)
Chroniqué par TO)))M

 

Autant vous prévenir tout de suite, le deuxième opus des Suédoises de MaidaVale n’a rien de bouleversant. Comme (trop ?) souvent en ce moment, on plonge, ou on se replonge, pour les plus vieux, dans les sonorités made in seventies et ce côté blues rock à la mode. Alors oui, c’est toujours mieux que de s’inspirer de la tecktonik (on vient de perdre les anciens) mais sans apporter une pointe d’originalité, on s’ennuie assez vite.

Madness is Too Pure nous propose tout de même quelques belles ballades teintées de fuzz et de crunch, où la voix de Matilda Roth nous emmène doucement vers de lointains espaces psychédéliques, comme sur « Oh Hysteria ! ». Grace Slick et sa bande d’aviateurs semblent si proches…

On flirte ensuite avec le côté rock, plus brut avec « Gold Mind » et sa rythmique basse/batterie simple au possible mais bougrement efficace. La prise de risque est quasi inexistante mais le groove est bon, c’est déjà ça.

Les parties instrumentales s’enchaînent pendant de longues minutes sur certains titres, dommage quand le groupe possède un potentiel vocal comme celui-ci. Les instrus font le boulot sans se mettre trop en avant, oscillant entre calme planant et délires fuzziens.

Il faut attendre la fin de l’album (« Dark Clouds » et « Another Dimension ») pour capter ces sonorités tribales que MaidaVale semble ne pas oser exploiter. Dommage, c’est un des rares moments où l’on perçoit cette légère pointe d’originalité.

Ne soyons tout de même pas trop mauvaise langue, ce deuxième opus est loin d’être inécoutable. Bien produit, bien pensé et surtout bien exécuté par les quatre Suédoises, Madness is Too Pure vous fera danser, tripper ou simplement hocher de la tête, avec ou sans LSD, mais ne passera pas complètement inaperçu. Une récente chronique de Desert-rock nous livre même au creux de l’oreille que les quatre nanas assurent carrément en live… C’est le principal.



Note de Desert-Rock :
   (6.5/10)

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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