Nightstalker – Return from the Point of No Return

Label : Heavy Psych Sounds (2025)
Chroniqué par Sidney Résurrection

Portant une livrée passable (coté pochette, on est pas sur l’arwork du siecle), Nightstalker, le quintette thessalonicien dans la fleur de l’âge (30 berges tout de même), revient avec un album que l’on espère un peu supérieur à son prédécesseur, qui n’a pas bien résisté à l’épreuve du temps (6 ans déjà). Return from the Point of No Return sort une nouvelle fois chez Heavy Psych Sounds et il nous tarde de découvrir ce que ce jeunot a encore à offrir à une scène stoner qui, à vrai dire, ne lui rend sans doute pas toujours hommage, bien qu’une frange d’auditeurs, sous le charme, constitue une fanbase indéfectible, attendant cet opus la bave aux lèvres.

Nightstalker ouvre avec le tonitruant « Dust ». Un retour fracassant aux affaires ? Une remise en jeu du coup de poing façon Dead Rock Commandos ? Encore quelques pistes et on sait que non, il n’en sera rien. Alors, quoi ? La redite de The Great Hallucinations, un album tout en modération ? Peut-être bien, si l’on s’en tient à « Heavy Trippin’ » ou « Shipwrecked Powder Monkey ». Mais la vérité, comme toujours avec Nightstalker, se situe quelque part entre ces deux mondes.

Return from the Point of No Return contient tout le sel du groupe, avec pour banger le titre éponyme qui marquera l’esprit de l’auditeur grâce à ses riffs gras et sa rythmique enveloppante. Puis c’est « Shallow Grave » qui prend la suite. Ce morceau, qui dans un premier temps se rapproche plus du blues que du rock, joue sur le velouté de la basse d’Andrea. Sa seconde partie ensuite valorise la guitare de Tolis qui vient ajouter ses gémissements à la piece. Cette fluctuation nous incite même à augmenter le volume pour un pur instant de plaisir. Les mecs confirment en deux titres que le groupe n’a rien de manichéen.

Return from the Point of No Return est une véritable plaque de Nightstalker, qui puise sa force autant dans ses faiblesses – la voix éraillée d’Argy, la mise en retrait de la guitare là où elle pourrait enflammer – que dans ses qualités – un sens aigu de la distorsion, un groove implacable et un storytelling qui touche juste.

Du tambourin de « Flying Mode » au final déjanté de « Return From The Point of No Return », du riff parfait du pont de « Shipwrecked Powder Monkey », aussi massif et attractif qu’une supernova, au groove implacable de « Falling Inside », on ne peut que saluer l’équilibre d’un album, toujours fourmillant de mille astuces, qui viennent titiller l’oreille de la plus belle des manières.

On ne peut qu’espérer voir ces nouveaux titres enrichir les setlists de Nightstalker. On ne prend pas grand risque à dire que la puissance du live donnera un essor encore plus grand à des morceaux comme « Dust », « Uncut », ou même le plus posé « Heavy Trippin’ ». Return from the Point of No Return ne sera peut-être pas le nouvel album phare de Nightstalker, mais plus probablement celui que les fans pouvaient espérer : un album syncrétique, un condensé de trente années de sacerdoce au service du rock.

 




Note de Desert-Rock :
   (8/10)

Note des visiteurs :
   (0/10 – 0 vote)

(Pour donner votre note, cliquez sur le nombre de cactus voulus)


Partager cet article :
Voir toutes les chroniques de :
 
 

  •   English version



On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

Voir plusVoir moins

Voir sur Facebook