Ramon Zarate – Oyster

Label : Autoprods (2010)
Chroniqué par Thib

Ca commence sur un gross riff bien speed et répété ad libidem histoire de chauffer le gros cube qui va vrombir de manière interminable et cadencée tout au long de cette plaque qui est le 2e opus officiel du gang liégeois (Belgique francophone). Ils se repointent sans vergogne et toutes burnes dehors pour nous assainir un gros bang sur le coin de la tronche. On n’oublie pas au passage le clin d’œil à Lemmy via la voix rocailleuse du chanteur/gratteux.

Primo: 3 claques d’entrée de jeu où le batteur balance de furieux roulements sans relâchement. C’est tendu, vif, graveleux. Ca respire la rage, ça transpire la franchise et, surtout, ça fait plaisir d’entendre ce genre de gros son produit dans une région vendue à la solde de la pop vérolée pour pédophiles prépubères.

Deuxio: la perle est-elle dans bien l’huitre? La réponse tend vers le positif: la 4e plage joue dans la variation et le riff, toujours hypnotique, se fait plus travaillé tout en ne renonçant pas aux contre-temps percutants si caractéristiques de la touche RZ. En plus d’un son garage arrosée d’huile sale et visqueuse, on sort les blousons poisseux le temps d’un ride infernal avec un seul objectif en tête: foutre le feu!

Tertio et pour en finir: C’est de l’autoprod et ça tient la dragée haute face aux grands frères des labels. Ces 4 types parviennent à maintenir une tension de malade comme si la crise d’épiplepsie devait être longuissime, le malaise perpétuel et soutenu. Et on apprécie. Et on en redemande. Même que, lors du 6e envoi, la plaque vire carrément au film d’épouvante façon 70s underground. La grande prêtresse monte à l’autel et on attend impatiemment qu’elle assouvissent ses libations sacrificielles. Le riff se fait sinueux et recherché: la descente n’en en est que plus intense et, au final, l’auditeur peut se détendre sur une formule blues acoustique (et toujours garage) pour mettre un point final au grand sermon.

J’en reprendrai bien une petite. Vous aussi, je présume. En résumé, du gros son garage tendance stoner, une frappe bien appuyée, un groove d’enfer et une régularité sans faille.

 

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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