Sleep – Jerusalem

Label : Rise Above Records (1999)
Chroniqué par Brotherfab

Sleep - Jerusalem

Voici un album qui a bien failli ne jamais voir le jour. Resté plus d’un an sur les étagères de ces cons de Columbia qui ne souhaitaient plus sortir cet album, les mecs de SLEEP ont été réduits au silence et à la mort en tant que groupe, avant de trouver un deal avec la maison Rise Above. On sait le retentissement qu’a eu leur précédent album Sleep’s Holy Mountain « Earache, CD, 1992 » sur des générations d’individus fans des early 70’s. Il leur a tout simplement permis de se décomplexer par rapport à un genre musical, revendiquant ouvertement la paternité de BLACK SABBATH et consorts à une époque ou indus/metal/fusion régnaient en maître dans le monde de l’underground. Et d’ouvrir la porte à tous les groupes qui sont chroniqués dans ces colonnes, que l’on regroupe, par facilité sémantique, sous le vocable de stoner rock. L’impact de Jerusalem, en tant qu’œuvre posthume est un pied de nez magistral à toute l’industrie du disque en même temps qu’un bouleversement total des modes de pensée et des pratiques. Car il s’agit d’une œuvre que l’on pourrait résumer par l’expression : « ceux qui l’ont fait ! » Comment en effet ne pas considérer comme tel un disque de 52 minutes et 08 secondes comprenant un seul morceau décomposé en cinq mouvements (une symphonie ?)? Tous ceux qui comme Brotherfab sont avides de riffs monolithiques ont toujours rêvé d’un riff répété à l’infini. A l’image des surfers qui courent après l’été sans fin (endless summer), à la recherche de la vague perpétuelle en parcourant le monde et ses plages, les fans de stoner rock parcourent les disques qui pourront leur offrir LE riff qui tourne, qui tourne et qui tourne encore. Celui-là même qui leur procurera le plus longtemps possible ce mouvement de balancier des corps si caractéristique du public des vrais concerts de stoner rock. Celui-là même qui les conduira à une sorte d’extase hypnotique dans leur salon. C’est donc ce qu’ont réalisé Chris Hakius, Matt Pike et Al Cisneros. Un monument. Un thème (et quel thème) et un ensemble de variations sur ce même thème. De quoi se pâmer. Ces mecs forcent le respect par leur attitude jusqu’au-boutiste. Ils sont au 90’s ce que les BLACK SABBATH étaient aux 70’s. Totalement indispensables. Eternels.

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On a appris hier le décès de Shiran Kaïdine : guitariste dans bon nombre de formations françaises qui gravitaient dans des sphères proches du stoner/doom (dont Year of No Light), il luttait contre la maladie depuis plusieurs années. Shiran n'était pas que talentueux, sa gentillesse, son humilité et son enthousiasme (nous) manqueront.[ENGLISH BELOW]C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Shiran Kaïdine, après une bataille de 2 ans contre le cancer.Il est parti hier, serein, apaisé, entouré de sa famille et de ses amis.Il est difficile pour nous de trouver les mots justes pour exprimer notre tristesse et le vide qu'il va laisser.Nous sommes nombreux à le porter dans notre cœur, et nous vous invitons à nous rejoindre pour lui rendre un dernier hommage.Vous pourrez lui dire au revoir :– au funérarium (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) du mardi 21 à 9h au vendredi 24 à 10h – au crématorium de Biarritz (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) le vendredi 24 à 11h, pour une cérémonie de 1hIt is with deep sadness that we announce the passing of Shiran Kaïdine, after a two-year battle with cancer. He passed away yesterday, peacefully, surrounded by his family and friends.It is difficult for us to find the right words to express our grief and the void he will leave behind. Many of us carry him in our hearts, and we invite you to join us in paying him a final tribute.You may bid farewell:– at the funeral home (PFG, 98 Avenue de l'Adour, 64600 Anglet) from Tuesday the 21st at 9a.m. to Friday the 24th at 10a.m.– at the Biarritz crematorium (Boulevard Marcel Dassault, 64200 Biarritz) on Friday the 24th at 11a.m., for a one-hour ceremony

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